
F🅰️ke news : notre cerveau nous manipule
5 chapitres
- Introduction et contexte des fausses informationsProblème actuelLes fausses informations sont partagées beaucoup plus largement que les informations vérifiées, notamment sur les réseaux sociaux, selon une étude du MIT publiée dans Science en 2018.Statistiques alarmantesUn tiers des Français auraient déjà relayé des fausses informations par erreur, selon un sondage Doxa Dentsu Consulting pour France Info datant de 2019.Objectif de la vidéoComprendre pourquoi chacun peut croire à de fausses informations et comment s'en protéger, sans culpabiliser ceux qui les partagent.CollaborationsLa vidéo est réalisée en collaboration avec Génération Numérique, une association qui intervient en milieu scolaire pour aider les jeunes à développer un esprit critique, avec le soutien de YouTube.
- Les trois biais de recherche de sensBiais de proportionnalitéOn croit qu'un événement important a forcément une cause importante. Exemple : un accident de voiture d'une personnalité connue est plus susceptible d'être attribué à un complot qu'à un simple accident.Biais d'intentionnalitéOn voit le comportement des autres ou un événement comme forcément intentionnel. Exemple : pendant la pandémie COVID-19, beaucoup ont cru que le virus avait été créé intentionnellement par l'Institut Pasteur pour vendre des vaccins, ce qui est faux.Biais de corrélation illusoireOn imagine des liens entre deux facteurs simplement parce qu'ils évoluent dans la même direction. Exemple : le taux de divorce dans le Maine suit une courbe similaire à la consommation de margarine, sans aucun lien réel.Conseils pratiquesFaire attention à ces biais systématiques et éviter de tirer des conclusions hâtives basées sur des rapprochements entre des données sans lien établi.
- Effet de vérité illusoire et effet de haloEffet de vérité illusoireOn croit plus facilement à une information quand on nous la répète ou quand on la lit plusieurs fois. Exemple : l'idée fausse de se vaporiser du chlore ou de l'alcool pour tuer le COVID-19 a circulé largement sur les réseaux sociaux.Répétition = croyanceÀ la première exposition à une fausse information, on peut être surpris et ne pas y croire, mais après plusieurs lectures en quelques jours, on a tendance à la croire.Effet de haloNotre perception d'une personne ou d'un groupe dépend de l'opinion qu'on s'en était fait lors de la première impression. Exemple : H&M a reçu un bad buzz en 2018, et un mois plus tard, les médias ont lié ses mauvais résultats financiers de 2017 à ce scandale, sans aucun rapport logique.ConséquencesUne mauvaise première impression peut faire voir des liens inexistants et croire à des corrélations fausses.
- Effet Dunning-Kruger et biais de confirmationEffet Dunning-KrugerLes individus peuvent surestimer leurs compétences dans un domaine où ils ne sont pas vraiment qualifiés. Exemple : on a tendance à tirer des conclusions sur les épidémies en regardant soi-même sans avoir tous les éléments.Excès de confianceOn peut avoir l'impression qu'on a nécessairement la capacité à déceler une fausse information, alors qu'on n'est pas expert sur tous les sujets.Biais de confirmation• On croit plus facilement à des fausses informations quand elles confirment ce qu'on croit déjà • Exemple : si on ne croit pas au réchauffement climatique, on aura tendance à croire ceux qui disent que le phénomène n'existe pasBulles de filtresLes réseaux sociaux créent des bulles de filtres où l'algorithme propose des contenus en accord avec nos opinions, renforçant nos croyances et notre susceptibilité aux fausses informations.
- Conclusion et protection contre les fausses informationsMessage cléIl est normal que nos cerveaux soient piégés par ces biais, et l'objectif n'est pas de continuer à y croire, mais d'être conscient que ces biais existent et peuvent nous affecter tous.Esprit critique équilibré• Il faut avoir un regard critique sur les informations qu'on lit en ligne, comme on l'a envers les politiques • Cela ne veut pas dire refuser intégralement tout ce qui se présente à nous • Il s'agit d'avoir ce questionnement sans tomber dans la paranoïaConseils pratiquesOn ne doit pas se baser uniquement sur sa propre analyse si on n'est pas expert. Par exemple, si on n'est pas épidémiologiste, on devrait se baser sur le travail des experts plutôt que sur son analyse personnelle.Ressources recommandées• Chaîne YouTube La Tronche en Biais • Chaîne YouTube Hygiène Mentale • Chaîne YouTube Défi 14 • Génération Numérique pour développer l'esprit critique





