Les actus du jour - Hugo Décrypte/Vous n’avez rien vu, ce nouvel échec d’accord mondial peut nous coûter très cher (COP30)
Vous n’avez rien vu, ce nouvel échec d’accord mondial peut nous coûter très cher (COP30)

Vous n’avez rien vu, ce nouvel échec d’accord mondial peut nous coûter très cher (COP30)

4 chapitres
  • Qu'est-ce que la COP 30 et ses enjeux principaux(0'001'38)
    La COP 30 est la 30e conférence annuelle sur le climat organisée par l'Organisation des Nations-Unies, réunissant près de 194 pays. Elle s'est tenue du 10 au 21 novembre à Belém au Brésil.
    L'enjeu central était d'obtenir que les pays les plus riches aident financièrement les pays en développement pour transitionner vers des économies plus écologiques et responsables, car ces derniers dépendent majoritairement des énergies fossiles.
    Cet accord a été qualifié d'échec cuisant et sans ambition par beaucoup, provoquant une déception importante chez les ONG environnementales.
    Selon l'ONU, 2024 est la première année où la hausse de la température mondiale a dépassé les 1,5° par rapport au niveau préindustriel, correspondant à la limite fixée par l'accord de Paris de 2015.
  • Les engagements financiers et leurs limitations(1'382'57)
    Le texte validé incite les États à progresser vers 300 milliards de dollars par an d'ici 2035 pour les pays en développement, avec un objectif total de 1300 milliards de dollars publics et privés pour financer la transition.
    Ces montants sont jugés insuffisants par les pays bénéficiaires qui réclamaient des financements supplémentaires pour permettre cette transition énergétique.
    La COP 30 a acté qu'il fallait tripler d'ici 2035 les financements liés à l'adaptation au changement climatique, incluant la construction d'infrastructures contre les canicules et inondations.
    • Objectifs vagues sans échéance précise • Absence d'obligation juridique contraignante • Reproches similaires aux précédentes conférences sur le climat
  • L'absence d'accord sur la sortie des énergies fossiles(2'573'59)
    Les pays européens et ceux directement touchés par la montée des eaux souhaitaient l'instauration d'une feuille de route pour organiser la sortie progressive du charbon, du pétrole et du gaz.
    Cette feuille de route n'a pas réussi à faire consensus. Plusieurs pays producteurs d'énergies fossiles majeures comme la Chine, l'Inde, l'Arabie Saoudite, le Nigéria et la Russie se sont opposés à cette feuille de route.
    Le texte final ne contient pas de mention explicite sur la nécessité de sortir des énergies fossiles, malgré le consensus scientifique très clair sur ce sujet.
    Les ONG environnementales ont vivement critiqué ce choix, estimant que cela affaiblit considérablement l'efficacité des négociations pour limiter la hausse des températures mondiales.
  • Réactions divergentes et points additionnels(3'5913'39)
    • La Chine a salué un succès dans une situation très difficile • La ministre française Monique Barbu évoque un accord sans ambition • Les réactions dépendent largement des différents pays
    Plus de 1600 lobbyistes des énergies fossiles ont été autorisés à participer à cette COP, dénoncés par l'alliance Kick Bake Pollut Out. Les États-Unis n'étaient pas présents, choix de Donald Trump.
    Seuls 40% des pays présents ont présenté le document précis prévu par l'accord de Paris de 2015, censé exposer comment ils entendent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
    La COP 30 a reconnu officiellement la nécessité de lutter contre la désinformation climatique. En France, l'ARCOM a condamné la chaîne C News à une amende de 20000 € pour désinformation climatique.