
Les dépenses pour la protection de l’environnement
Préserver la qualité de l’air extérieur, gérer les déchets, traiter les eaux usées, protéger la biodiversité ou encore dépolluer les sols nécessitent des moyens humains et financiers importants. En 2023, la France a consacré 67 milliards d’euros à la protection de l’environnement, dont plus de la moitié à la gestion des déchets et des eaux usées. À quoi servent ces dépenses ? Qui les finance ? Comment évoluent-elles ?
Préserver la qualité de l’air extérieur, gérer les déchets, traiter les eaux usées, protéger la biodiversité ou encore dépolluer les sols nécessitent des moyens humains et financiers importants. En 2023, la France a consacré 67 milliards d’euros à la protection de l’environnement, dont plus de la moitié à la gestion des déchets et des eaux usées. À quoi servent ces dépenses ? Qui les finance ? Comment évoluent-elles ?
- À quoi servent les dépenses pour protéger l’environnement ?↗Gestion des déchets et des eaux usées• La gestion des déchets : collecte, tri et traitement des déchets produits par les administrations publiques, les ménages et les entreprises, représentant 22 milliards d’euros. • La gestion des eaux usées : collecte et traitement des eaux usées, installation et entretien des stations d’épuration ou des dispositifs d’assainissement non collectif, représentant 17 milliards d’euros.Air, biodiversité, sols et bruit• La protection de l’air extérieur : réduction des émissions atmosphériques, acquisition de véhicules électriques ou hybrides rechargeables, déploiement de bornes de recharge, installation de dispositifs de traitement des fumées dans les entreprises, représentant 8,3 milliards d’euros. • La protection de la biodiversité et des paysages : préservation et restauration de milieux naturels, réhabilitation de zones dégradées, programmes de réintroduction d’espèces menacées, gestion des aires protégées, représentant 3,8 milliards d’euros. • La protection et la dépollution des sols et des eaux : prévention des pollutions, surveillance de la qualité des sols et des masses d’eau, dépollution des sites et sols pollués, représentant 2,3 milliards d’euros. • La lutte contre le bruit et les vibrations : isolation acoustique des bâtiments, installation d’écrans antibruit, représentant 2,8 milliards d’euros.Déchets radioactifs, R&D et activités transversales• La gestion des déchets radioactifs d’origine civile : gestion des combustibles usés, conditionnement, entreposage et stockage des déchets radioactifs, surveillance et information, représentant 1 milliard d’euros. • La recherche et développement (R&D) pour la protection de l’environnement : travaux de recherche, développement de technologies et d’innovations visant à prévenir, mesurer, réduire ou éliminer les différentes formes de pollution, représentant 4,2 milliards d’euros. • Les activités transversales de protection de l’environnement : dépenses d’administration générale engagées par l’État, les collectivités locales et les établissements publics, dépenses des associations de protection de l’environnement, représentant 5,6 milliards d’euros.

Crédits : Commissariat général au développement durable, SDES Transcription du graphique
Combien la France dépense-t-elle pour protéger l’environnement ? 66,8 milliards d’euros de dépenses de biens et de services en 2023 soit 2,4 % du PIB. Augmentation de 3,8 % par an sur la période 2000-2023, tandis que le PIB augmente de 2,9 % par an sur cette même période, en euros courants. Les dépenses par domaine : - Déchets : 22 milliards d’euros - Eaux usées : 17 milliards d’euros - Air extérieur : 8,3 milliards d’euros - Activités transversales : 5,6 milliards d’euros - R&D : 4,2 milliards d’euros - Biodiversité : 3,8 milliards d’euros - Lutte contre le bruit : 2,8 milliards d’euros - Dépollution sols et eaux : 2,3 milliards d’euros - Déchets radioactifs : 1 milliard d’euros Source : Extrait de l’infographie sur Les dépenses de protection de l’environnement en 2023 : vue d’ensemble, SDES, juin 2026
- Qui finance les actions de protection de l’environnement ?↗Les financeurs• L’État et les collectivités locales (34 %) Les administrations publiques financent une part importante des dépenses de protection de l’environnement. Des établissements publics comme l’ADEME (Agence de la Transition écologique), l’office français de la biodiversité (OFB) ou les agences de l’eau apportent notamment un soutien financier aux actions menées par les collectivités locales, les entreprises ou les associations. • Les entreprises (36 %) Les entreprises contribuent au financement de la protection de l’environnement par l’achat et l’installation d’équipements dédiés, ainsi que par le paiement des services de gestion des déchets et d’assainissement des eaux usées. • Les ménages (29 %) Les ménages participent au financement de la protection de l’environnement par le paiement des services de gestion des déchets et des eaux usées, par leurs achats de biens environnementaux ainsi que par leurs cotisations et dons aux associations. • L’Union européenne (1 %) L’Union européenne contribue sous forme de subventions aux administrations publiques ou aux entreprises, notamment dans le secteur agricole.

Crédits : Commissariat général au développement durable, SDES Transcription du graphique
Qui finance les actions de protection de l’environnement ? Au centre, il y a trois ronds de tailles différentes mais assez proches : Les administrations publiques (34 %), les entreprises (36 %) et les ménages (29 %). Il y a un plus petit rond « Reste du monde » à 1 %. L’infographie montre aussi la répartition par domaine pour chacun des acteurs. Les administrations publiques : - Déchets : 24 % - Activités transversales : 23 % - Eaux usées : 23 % - Biodiversité : 10 % - Air extérieur : 9 % - R&D : 7 % - Autres : 4 % Les entreprises : - Déchets : 37 % - Eaux usées : 20 % - Air extérieur : 18 % - R&D : 10 % - Dépollution sols et eaux : 6 % - Autres : 9 % Les ménages - Déchets : 40 % - Eaux usées : 36 % - Lutte contre le bruit : 11 % - Air extérieur : 9 % - Autres : 4 % Reste du monde : 1 % - Principalement : Biodiversité, R&D et dépollution des sols et des eaux. Source : SDES, Les dépenses de protection de l’environnement en 2023 : vue d’ensemble
Dépenses courantes et d’investissementCette répartition évolue peu depuis 2000, malgré une augmentation constante des dépenses. Les dépenses de protection de l’environnement comprennent des dépenses courantes (fonctionnement des établissements publics spécialisés, rémunération des personnels, entretien des équipements, paiement du service d’assainissement des eaux usées par les ménages et les entreprises) et des dépenses d’investissement (construction d’infrastructures par les collectivités locales, acquisition de matériels par les entreprises, etc.).Environ deux tiers des dépenses sont des dépenses courantes, notamment les frais de fonctionnement.Financement selon les domaines• La répartition du financement des dépenses varie selon les domaines : • la protection de la biodiversité est majoritairement financée par des acteurs publics locaux (collectivités locales et agences de l’eau) ; • l’assainissement des eaux usées et la lutte contre le bruit sont financés principalement par les ménages ; • la recherche et le développement en matière de protection de l’environnement et la gestion des déchets (y compris des déchets radioactifs) sont financés essentiellement par les entreprises. - Protection de l’environnement : éviter, réduire et compenser↗Des dépenses en constante progression• Les activités humaines exercent des pressions croissantes sur l’environnement. Les administrations publiques, les entreprises et les ménages consacrent chaque année des moyens importants à la protection de l’environnement, pour prévenir les atteintes, en limiter les effets ou réparer les dommages lorsqu’ils ne peuvent être évités. • Entre 2000 et 2023, les dépenses en biens et services pour la protection de l’environnement ont augmenté en moyenne de 3,8 % par an (en prix courants), soit un rythme supérieur à celui du PIB (2,9 % par an sur la même période)..

Évolutions comparées des dépenses de protection de l’environnement et du PIB Transcription du graphique
Le graphique montre l’augmentation des dépenses de protection de l’environnement et du PIB entre 2000 et 2022. Il y a quatre courbes : les dépenses de protection de l’environnement en euros courants et en euros constants (c’est-à-dire en retirant l’inflation) et le PIB en euros courants et en euros constants. Sources : SDES, compte économique de l’environnement, 2025 ; Insee, comptes nationaux, 2024.
Comment se situe la France au sein de l’Union européenne ?En 2022, les dépenses consacrées aux services de protection de l’environnement (hors achat de biens environnementaux comme les voitures électriques) représentent 2 % du PIB en France. Avec cette part, la France se situe au 9e rang des 27 États membres de l’Union européenne, à un niveau proche de la moyenne européenne.
Comment se positionne la France en Europe ? Données 2022Crédits : Commissariat général au développement durable, SDES Transcription du graphique
La Belgique est l’Etat de l’Union Européenne consacrant le plus grand pourcentage de son PIB à la protection de l’environnement avec 3,4 %. La France est 9e avec 2 % et l’Irlande est dernière avec 0,6 %. Source : Extrait de l’infographie sur Les dépenses de protection de l’environnement en 2023 : vue d’ensemble, SDES, juin 2026
Pour aller plus loin
- Consultez les articles sur chaque domaine de dépenses de protection de l’environnementstatistiques.developpement-durable.gouv.fr
Retrouvez une série d’articles sur le site du service des données et études statistiques pour en savoir plus sur les dépenses de protection de la biodiversité et des paysages, les actions transversales, la protection de l’air extérieur, la lutte contre le bruit, la gestion des déchets et des déchets radioactifs, la gestion des eaux usées la protection et la dépollution des sols et des eaux et la recherche et développement (R&D) pour la protection de l’environnement en 2023.
- Les dépenses de protection de l’environnement en 2023 : vue d’ensemblestatistiques.developpement-durable.gouv.fr
Article Web - Service des données et études statistiques - Juin 2026.
- Bilan environnemental de la France - Édition 2025statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Publication du Service des données et études statistiques – mai 2026
