Les retraites/Part 5 - La France est-elle un enfer fiscal ?
Part 5 - La France est-elle un enfer fiscal ?

Part 5 - La France est-elle un enfer fiscal ?

Heu?reka3 min26 févr. 2020
3 chapitres
  • Le chantage à l'emploi et ses limites(0'101'45)
    Si on augmente les taxes, les entreprises vont se délocaliser à l'étranger avec les emplois, il ne restera plus rien à taxer.
    • Une entreprise isolée peut se délocaliser en Pologne où les salaires sont plus bas • Elle peut délocaliser ses profits en Irlande, Belgique ou aux Pays-Bas pour éviter l'impôt sur les sociétés • Ses employés et ses clients en France ne sont pas les mêmes personnes, donc cette stratégie semble rationnelle à titre individuel
    • Si toutes les entreprises délocalisent, la population perd son pouvoir d'achat • L'État s'effondre financièrement pour soutenir les chômeurs • Les marchandises produites à l'étranger ne se vendent plus en France car personne n'a les moyens d'acheter • Les entreprises font faillite malgré leur stratégie apparemment intelligente
    Les entreprises sont douées pour les raisonnements microéconomiques mais commettent une débilité macroéconomique en ignorant les effets systémiques de leurs actions.
  • Le contrôle des capitaux pendant les Trente Glorieuses(1'452'20)
    Entre 1945 et 1975, les économistes d'après-guerre ont compris qu'il fallait contrôler les mouvements de capitaux pour servir la démocratie et non l'inverse.
    • Les marchandises pouvaient circuler librement entre pays (import-export) • Des droits de douane étaient parfois appliqués • Les capitaux étaient interdits de s'expatrier
    • Les entreprises devaient investir leurs surplus uniquement sur le territoire national • Les montages financiers complexes pour éviter les taxes n'étaient pas possibles
    Pendant les Trente Glorieuses, il n'y avait pratiquement pas de délocalisations car les frontières aux mouvements de capitaux étaient fermées.
  • L'émergence de la liberté de délocalisation(2'203'15)
    La liberté de délocaliser et l'évasion fiscale sont apparues progressivement dans les années 1970, 1980 et 1990 via les innovations techniques et de nouvelles lois.
    Les Français ont bien contribué à cette ouverture des frontières aux mouvements de capitaux.
    L'argument du « on n'a pas le choix, les entreprises vont partir » est complètement biaisé car la liberté de délocaliser est un droit issu d'un choix politique, pas une obligation économique.
    • Ce droit politique peut être repris aux entreprises • On peut organiser l'économie autour d'un contrôle plus strict des mouvements de capitaux • Cela a déjà été fait par le passé, y compris dans une économie mondialisée