Unemployment for Dummies/Le chômage pour les nuls : faut-il tenir compte de la demande ? - Heu?reka #32-2
Le chômage pour les nuls : faut-il tenir compte de la demande ? - Heu?reka #32-2

Le chômage pour les nuls : faut-il tenir compte de la demande ? - Heu?reka #32-2

Heu?reka18 minOct 11, 2019
8 chapters
  • Introduction et contexte des modèles économiques(0'002'56)
    Le premier épisode a décrit un modèle où le chômage ne pouvait être expliqué que par des salaires trop élevés.
    Exploration d'un modèle concurrent peu utilisé car ne relevant pas de l'orthodoxie économique, qui préconise l'augmentation des salaires pour réduire le chômage.
    La vidéo sera décomposée en deux parties pour mieux comprendre les différentes théories économiques.
    Question de pourquoi les modèles dominants sont-ils conservateurs et comment la complexité est ajoutée pour les faire pencher vers la gauche.
  • Les fondations de l'orthodoxie économique(2'563'02)
    • Les travailleurs deviennent moins productifs au fur et à mesure qu'on les emploie • La productivité est décroissante pour justifier pourquoi les entreprises ne produisent pas infiniment • Le marché atteint un équilibre unique où l'offre et la demande se croisent
    L'offre crée sa propre demande : s'il est possible de fabriquer des produits, c'est qu'il existe une demande équivalente pour ces produits.
    Ces hypothèses sont souvent irréalistes mais considérées par les néoclassiques comme acceptables si le modèle produit de bonnes prédictions.
    Si des hypothèses aussi irréalistes sont nécessaires pour que le modèle fonctionne, cela suggère que les fondations précédentes ont un problème.
  • Le modèle de troc sans monnaie(3'026'05)
    • Trois entreprises produisent patates, navets et carottes • Les entreprises rémunèrent les travailleurs et actionnaires directement en légumes • La population s'échange les légumes par le biais d'un système de troc
    Les prix sont des unités de mesure permettant de savoir combien de patates s'échangent contre des navets, carottes ou autres biens et services.
    Il n'y a pas besoin de monnaie pour se les échanger ; les travailleurs sont payés en biens et peuvent les échanger directement selon les taux de change.
    Puisqu'il n'y a pas de processus de vente, production égale rémunération, et la rémunération fait apparaître la demande, donc l'offre crée toujours sa propre demande.
  • L'épargne et la consommation indirecte(6'0510'37)
    • Consommer : manger des carottes directement • Dépenser : échanger les carottes contre d'autres légumes • Épargner : garder les carottes dans le frigo pour les consommer plus tard
    Selon les néoclassiques, les gens épargnent uniquement si cette épargne est rémunérée par un intérêt payé par d'autres personnes.
    Les gens épargnent aussi pour se prémunir contre d'éventuels obstacles que l'avenir pourrait leur réserver, pas uniquement pour obtenir une rémunération.
    La consommation directe plus la consommation indirecte (via le crédit et l'investissement) égale la demande totale, donc l'offre crée sa propre demande.
  • Critique des hypothèses néoclassiques(10'3711'56)
    Les néoclassiques supposent que la productivité diminue au fur et à mesure qu'on embauche pour expliquer pourquoi les entreprises ne produisent pas infiniment.
    Cette hypothèse de productivité décroissante est nécessaire uniquement parce qu'on accepte la loi de Say ; sans elle, la loi de Say rend impossible d'expliquer les limites de production.
    Les postes keynésiens pensent que la plausibilité des hypothèses est centrale dans la construction des modèles, contrairement aux néoclassiques.
    Les néoclassiques s'appuient sur l'argument friedmanien : on ne juge pas une théorie sur la réalité de ses hypothèses mais sur la qualité de ses prédictions.
  • Le modèle monétaire post-keynésien(11'5614'04)
    Dans les modèles monétaires, la loi de Say n'a pas de raison d'être systématiquement vérifiée car l'argent épargné n'est pas forcément investi ou emprunté pour la consommation.
    L'économie capitaliste produit trop de richesses par rapport à ce qui est demandé car la rémunération des travailleurs est inférieure à la valeur des richesses produites.
    • Rémunération des actionnaires (provenant des bénéfices de l'année précédente) • Investissement et consommation par crédit • Utilisation de l'épargne accumulée des années précédentes
    La consommation et la production n'ont aucune raison d'être égales ; la demande a de fortes chances d'être trop faible ou trop forte par rapport à l'offre.
  • Ajustement de la production par la demande(14'0415'05)
    • Si la demande est trop faible : réduire les effectifs • Si la demande est trop forte : investir et recruter
    Pour les postes keynésiens, c'est le carnet de commandes des entreprises qui détermine la production, pas une hypothèse de productivité décroissante.
    Les gens n'épargnent pas uniquement pour obtenir un revenu d'intérêts mais aussi pour avoir un filet de sécurité face à l'incertitude de l'avenir.
    • Remboursement de la dette et épargne retirent de la monnaie du circuit • Épargne utilisée et création monétaire en ajoutent • Ces deux flux n'ont aucune raison de s'équilibrer parfaitement
  • Conclusion et implications du modèle keynésien(15'0518'37)
    Si l'offre n'est pas nécessairement égale à la demande, on n'a pas besoin de supposer que les travailleurs sont de moins en moins productifs.
    Les entreprises estiment principalement en utilisant le remplissage de leurs carnets de commandes combien de marchandises elles pensent pouvoir écouler cette année.
    • Si les commandes diminuent, les entreprises réduisent les objectifs et licencient • Si le carnet est plein, les entreprises investissent et recrutent pour augmenter la production
    Pour les postes keynésiens, résoudre le chômage passe par l'augmentation des paramètres de la demande, ce qui sera détaillé dans la prochaine vidéo.