La crisis de 1929/I - Surproduction = crise économique !? Comment c'est possible ?
I - Surproduction = crise économique !? Comment c'est possible ?

I - Surproduction = crise économique !? Comment c'est possible ?

Heu?reka43 min22 sept 2023
27 capitulos
  • Introduction à la série sur la Grande Dépression(0'002'15)
    Série de quatre vidéos sur le krach boursier de 1929 et la Grande Dépression des années 30. Précédemment abordées : crise des subprimes de 2008 et crise de l'euro depuis 2010.
    • Chômage multiplié par deux à trois dans le monde, atteignant 25% aux États-Unis • Déclenchement des réformes créant l'État-providence • Dix ans pour retrouver les niveaux de production et d'emploi d'avant crise • Production retrouvée pour alimenter une guerre mondiale
    Reconstruction du système monétaire international avec création du GATT (ancêtre de l'OMC), FMI et Banque mondiale.
    Publication de la Théorie générale de Keynes cherchant à interpréter la crise. Naissance de la macroéconomie comme discipline économique distincte de la microéconomie.
  • Plan de la série et structure des quatre vidéos(2'152'39)
    Poser le contexte de l'époque. Examiner les statistiques disponibles, l'état des connaissances économiques, et la nature de la crise. Démontrer que les économistes n'étaient pas ignorants lors du déclenchement de la crise.
    Aborder les mécanismes et causes de la crise. Expliquer pourquoi les réactions politiques ont renforcé la puissance de la crise. Décrire le fonctionnement de l'étalon-or, système monétaire international de l'époque.
    Analyser le krach boursier de 1929, la spéculation à New York, les achats en marge, les trusts, et le développement et explosion de la bulle.
    Examiner les grandes théories explicatives de la crise. Approfondir les interprétations de Keynes, Friedman, Minsky et l'école de la régulation offrant une perspective à la frontière entre histoire, sociologie et économie.
  • Amplitude du krach boursier et durée de la dépression(2'394'01)
    • Black Thursday : 24 octobre 1929 • Black Monday : 28 octobre 1929 • Black Tuesday : 29 octobre 1929
    Indice Dow Jones s'effondre pendant trois ans. Valeur des entreprises cotées divisée par 9, soit une baisse de 90%. Wall Street retrouve son niveau de 1929 en 1954, après 25 ans.
    • Crise internet 2000 : division par 2 (50% de baisse) • Crise 2008 : division par 2,5 (60% de baisse), résorbée en 5 ans
    Marasme économique caractérisé par une dépression : l'activité économique recule pendant des années, pas seulement quelques mois comme une récession.
  • Mesure du chômage et sa complexité statistique(4'015'01)
    Les États-Unis ne mesuraient pas systématiquement le chômage à cette époque. Les données disponibles sont des estimations recomposées et probablement sous-évaluées.
    Les États n'identifient le chômage comme problème à traiter qu'à partir de la fin du 19e siècle. Avant, on s'inquiétait des pauvres mais pas spécifiquement des chômeurs.
    • Durée minimale de chômage : une semaine, un mois ou un an ? • Statut de travailleur : domestiques et artisans comptent-ils ? • Âge d'accès au travail : 12, 14 ou 16 ans ? • Femmes au foyer cherchant activité rémunérée • Distinction entre chômage volontaire et involontaire
    Les données économiques sont des constructions sociales. Les catégories statistiques regroupent des cas particuliers, mais les critères de classification eux-mêmes sont des choix subjectifs.
  • Contexte du 19e siècle et origines de la statistique du chômage(5'019'03)
    La pauvreté avant le 19e siècle avait plusieurs origines : maladies, blessures, handicap, situation familiale difficile, et chômage. Le chômage n'était ni la seule ni la principale cause.
    À la fin du 19e et début 20e, le salariat n'est pas aussi développé qu'aujourd'hui. Beaucoup de gens sont agriculteurs, artisans ou indépendants, pas employés par des entreprises.
    • Longue dépression mondiale de 1873 à 1876 • Stagnation économique initiée par crise financière majeure • Centaines de banques font faillite les unes après les autres
    À la fin du 19e siècle, les États commencent à reconnaître le chômage comme problème à part entière. Les premiers efforts pour mesurer le chômage datent des années 1890 en Europe de l'Ouest (France, Allemagne, Belgique).
  • Ampleur mondiale de la crise et diversité des impacts(9'0310'13)
    En 1939, l'industrie américaine est encore loin des niveaux atteints à la fin des années 20. C'est une crise mondiale affectant tous les pays différemment.
    • États-Unis : leaders du chômage mondial • France : veut maintenir parité du franc avec poids d'or, l'empêchant de se relever • Royaume-Uni : mieux gère la crise, premiers à laisser flotter devises, mais déjà en crise depuis 1925 • Japon et Allemagne : militarisation rapide de l'économie • Italie : tentatives similaires moins efficaces
    Hitler introduit des réformes : construction d'autoroutes, armement, conscription, contrôle strict des importations et de certains prix et salaires, interdictions de licenciement ou de quitter emploi sans permission.
    La politique d'Hitler relance l'économie allemande car l'Allemagne est très industrialisée avec nombreuses infrastructures sous-utilisées. En Italie, Mussolini échoue partiellement car le pays n'est pas aussi bien équipé.
  • Indicateurs économiques et chômage pendant la crise(10'1312'43)
    Les niveaux d'emploi et de production ne retrouvent leur niveau pré-crise qu'avec l'entrée en guerre en 1939-1940. La crise économique dure 10 ans, comparé à 2-3 ans pour la crise des subprimes en France.
    Aux États-Unis, le taux de chômage grimpe à 25%, soit une personne sur quatre sans emploi ni filet de sécurité. Autres pays : chômage multiplié par au moins deux, voire trois.
    Ampleur comparable à ce qui s'est passé en Grèce pendant la crise de l'euro, mais survenue partout dans le monde simultanément.
    • Niveaux d'échange divisés par 3 entre 1929 et 1933 • Contraction de presque 30% chaque année pendant 3 ans entre 1931-1933 • Échanges mondiaux restent bas par la suite
  • Déflation et paradoxe de la baisse des prix(12'4314'55)
    Crise des années 30 caractérisée par déflation : baisse des prix de 10 à 30% entre 1929 et 1932 dans tous les pays.
    Bien que la baisse des prix augmente théoriquement le pouvoir d'achat, elle provoque un cercle vicieux : si les prix baissent, pourquoi investir maintenant plutôt qu'attendre une baisse encore plus importante ?
    • Pendant l'attente, on ne dépense pas • Les vendeurs n'ont pas de revenus et baissent davantage leurs prix • Cela pousse à attendre encore plus longtemps • Cercle vicieux qui peut durer longtemps avant inversion
    Quand les prix baissent, les chiffres d'affaires baissent. S'endetter sur plusieurs années sur une somme fixe devient difficile quand les revenus diminuent régulièrement.
  • Hétérogénéité des impacts de la déflation sur les revenus(14'5517'40)
    Baisse homogène des salaires et des prix n'existe pas. Certains n'ont aucune baisse de revenus tandis que d'autres voient leur salaire divisé par deux.
    • Salariés dans entreprise tenant le coup : salaires ne baissent pas ou peu, pouvoir d'achat monte • Fonctionnaires : États cherchent réduire salaires pour déflation compétitive, perte de pouvoir d'achat • Artisans et ouvriers payés à la pièce : carnets de commandes se réduisent, baisse de pouvoir d'achat • Licenciés : absence quasi-totale d'aides, risque immédiat de misère
    Baisse des salaires du plus grand nombre et des prix provoque baisse de la consommation, ce qui provoque plus de baisse des salaires et des prix : rétroaction négative.
    Déflation augmente pouvoir d'achat de ceux au sommet de la pyramide des revenus qui n'ont pas besoin de consommer plus. Cela réduit la consommation globale plutôt que de la relancer.
  • Dimension psychologique de la crise selon Keynes(17'4018'39)
    Les dépenses des uns sont les revenus des autres. Pour avoir des revenus et des bénéfices, il faut des institutions publiques ou privées acceptant de dépenser et de faire du déficit.
    Il est difficile de décider de déficit quand les chiffres d'affaires baissent, faillites se multiplient et chômage menace. Cela exige d'être optimiste quant à l'avenir.
    Pas de volonté de se mettre en déficit car économie va mal. Or déficits des uns sont bénéfices des autres. Absence de déficit = absence de bénéfices pour le reste de l'économie.
    Le cercle vicieux persiste un long moment avant que des rétroactions négatives finissent par s'inverser et provoquer un rebond économique.
  • Fluctuations monétaires et déflation internationale(18'3921'35)
    Entre 1919 et 1925, nombreux pays sortent de la Première Guerre mondiale avec difficultés de reconstruction, problèmes de transformation industrielle et monnaies fluctuantes.
    • Trop d'usines d'armement et pas assez d'usines pour autres productions • Monnaies fluctuaient : l'étalon-or suspendu pendant la guerre • Stabilité retrouvée à partir de 1925 avec retour à l'étalon-or
    Quand monnaie perd de la valeur, tout ce qu'on achète à l'étranger coûte plus cher. Si importations sont matières premières pour usines, prix de production grimpe.
    • Euro qui baisse vs dollar : pétrole coûte plus cher en euros • Produits fabriqués à base de pétrole coûtent plus cher en euros • Monnaie s'apprécie : peut créer déflation au lieu d'inflation
  • Mécanisme de la crise de surproduction(21'3523'06)
    Le krach de 1929 est un déclencheur, pas la cause de la crise. Situation boursière détériorée pendant années devient facteur d'aggravement, mais spéculation n'en est pas la cause, étalon-or n'est pas responsable de chute du commerce.
    Crise de surproduction : on fabrique trop de trucs. Paradoxalement, cette crise provoque misère malgré surproduction, ce qui paraît étrange. Peut aussi être vu comme crise provoquée par pénurie de revenus.
    Les dépenses sont financées par prêts bancaires. Banques créent nouvelle monnaie par crédit. Remboursement du crédit est destructeur de monnaie. Revenus atterrissent en épargne : partie reste bloquée, partie réinjectée dans système.
    • Dépenses de consommation : achat de biens et services par population • Dépenses d'investissement : machines, construction pour agrandir usines et bureaux
  • Croissance de la production sans augmentation des salaires(23'0625'25)
    Fortes dépenses d'investissement sans que salaires ne suivent proportionnellement. Beaucoup travaillent à agrandir l'usine géante produisant biens de consommation.
    Profits augmentent et sont réinvestis pour agrandir davantage l'usine. Les gains de productivité tombent dans poches des propriétaires du capital, pas dans celle des travailleurs.
    Invention du crédit à la consommation dans les années 20 permet à la population d'augmenter dépenses sans bénéficier de hausse de salaire. La machine peut tourner plus longtemps.
    Au bout d'un moment, on réalise qu'on dépense sommes folles pour agrandir usine qui ne pourra pas vendre car travailleurs ont salaires trop bas pour se l'offrir.
  • Réactions des entreprises et escalade du chômage(25'2526'49)
    Au lieu de monter les salaires pour résoudre surproduction, entreprises préfèrent ralentir investissements. Augmenter salaires réduirait marges immédiatement, avec bénéfices incertains.
    En ralentissant investissements, on provoque licenciement de nombreux travailleurs en B2B (business-to-business), qui se retrouvent sans revenus et aggrave surcapacité.
    • Découverte que l'usine produit encore trop par rapport à ce que gens peuvent acheter • Réduction des investissements • Réduction de la vitesse de production
    Pour réduire production, on licencie travailleurs en usine, ce qui réduit revenus et capacité de consommation, donc on produit toujours trop et licencie encore plus. Cercle vicieux jusqu'à stabilisation à niveau de chômage très élevé.
  • Rôle de l'inégalité des revenus dans la crise(26'4928'08)
    On peut voir le problème non comme usine trop grosse, mais comme manque de rémunération des employés. La fin du 19e et début 20e marquée par automatisation dans l'industrie et taylorisme/fordisme.
    Gains de productivité importants traduisent hausse des marges des entreprises plutôt que hausse des salaires. Entreprises réinvestissent en B2B ou versent dividendes aux riches.
    L'épargne des riches qui ne savent pas quoi en faire augmente. Ceux qui consommeraient davantage (employés) ne voient pas leurs revenus augmenter.
    • N'y aurait pas eu surproduction si salaires avaient suivi gains de productivité • Parler seulement de surdimensionnement invisibilise inégalité dans distribution des revenus • Trop de marges pour entreprises, trop de dividendes pour riches, trop peu de salaires pour classes populaires
  • Surproduction agricole et ses conséquences(28'0829'51)
    • Pendant Première Guerre mondiale, champs de blé remplacés par champs de bataille • Production orientée vers obus et fusils plutôt que autres productions • Main d'œuvre envoyée au front
    Production de blé, sucre, café, caoutchouc, laine chute en Europe. Nouveaux producteurs prennent relais et investissent pour répondre à demande mondiale.
    Quand guerre se termine, Europe relance production de ces denrées agricoles. On se retrouve avec stocks qui s'empilent à partir de 1925.
    • Surproduction agricole : suffisant pas de mieux rémunérer gens pour qu'ils mangent plus • Demande de nourriture contrainte par besoins physiques humains • Baisse prix matières premières durant crise réduit revenus agriculteurs • Agriculteurs augmentent production malgré baisse revenus, aggravant déflation
  • Comportement rationnel limité des agents économiques(29'5130'36)
    Agriculteurs livrés à eux-mêmes sans possibilité de coordonner action. Réduction de production exigerait coordonnination généralisée pour provoquer hausse des prix.
    Agriculteurs calculent coût moyen et prix actuel pour déterminer quantité à produire. Ne sachant pas comment autres vont agir ni disposant de parfaite connaissance de l'avenir.
    Baisse des prix augmente quantité à produire pour amortir coûts. Cette augmentation généralisée aggrave baisse des prix.
    Agriculteurs ne sont pas agents rationnels calculant tout avec parfaite connaissance de l'avenir et actions d'autres, comme supposé dans modèles néoclassiques.
  • Caractère multifactoriel de la Grande Dépression(30'3632'30)
    Grande dépression ne commence que comme crise de surproduction mais d'autres facteurs jouent pour transformer une crise en grande dépression.
    • Crise de surproduction déjà théorisée par six non dits et Malthus plus d'un siècle avant 1929 • Monde découvre pas l'existence de ce genre de crise en 1929
    Malthus ne prédisait pas surpopulation mais que amélioration conditions de vie des pauvres provoque plus d'enfants les renvoyant à malnutrition. Malthus était économiste et prêtre anglais.
    Jean de Sismondi, économiste début 19e, aussi affecté par crise de 1816-1817 où froid provoque chute production agricole et augmentation prix grain.
  • Distinction entre pouvoir et volonté d'achat(32'3034'52)
    Malthus et Sismondi comprennent qu'existe différence entre pouvoir d'achat et volonté d'achat. Gens gagnent beaucoup peuvent consommer peu, et inversement.
    Idée dominante est la loi de Say : hypothèse de travail postulant que revenus se transforment nécessairement en dépenses, soit consommation soit investissement.
    • Épargne se transforme toujours en investissements par marché équilibré du taux d'intérêt • Si trop d'épargne, taux baisse; si trop peu, taux monte • Épargne peut être simplement stockée sans être prêtée
    Malthus conçoit monnaie comme moyen de paiement ET réserve de valeur, assurance gardée de côté pour mauvais jours. Prêter argent risqué : si emprunteur ne rembourse pas, on perd tout.
  • Création monétaire par crédit bancaire et implications(34'5235'23)
    Ni Malthus, Sismondi ni Say n'envisagent création monétaire par banques. Banques crée nouvelle monnaie par crédit et remboursement détruit la monnaie.
    These penseurs raisonnent dans économie de troc même s'ils parlent d'économie monétaire, ce qui amène conclusions différentes. Raisonner en économie monétaire change l'analyse.
    • Crise de surproduction ou de non-égalité pouvoir/volonté d'achat pas nouvelle en 1929 • Sait qu'existe depuis au moins un siècle
    Si la crise était attendue depuis longtemps, pourquoi on l'a pas vue venir ? Question devient : pourquoi l'ampleur fut-elle si importante ?
  • Anticipations des économistes et surprise de l'ampleur(35'2336'38)
    Crise de 1929 n'était pas surprise en soi. Beaucoup s'y attendaient. Spéculation à Wall Street critiquée par certains commentateurs, journalistes, économistes et investisseurs avertissant de bulle.
    • Années 20 disposent déjà de nombreuses théories crises économiques • Essentiellement théories des cycles • Phases de croissance et phases de crise alternent régulièrement
    Pour marxistes, cycles mènent à mort du capitalisme car contradictions fondamentales. Pour non-marxistes, capitalisme provoque hausse générale du niveau de vie mais pas régulièrement.
    Ce qui surprit : l'ampleur de la crise. On avait jamais vu crise aussi grave. Question devint : pourquoi si profonde ? Pourquoi grande dépression plutôt que récession ?
  • Cycles économiques et leurs mécanismes explicatifs(36'3837'42)
    • Cycle de Kitchin : mini-crise tous les 2-4 ans • Cycle de Juglar : crise tous les 8-10 ans • Cycle de Kondratieff (Chondratiev) : crise tous les 25-50 ans
    États-Unis connaissent crise début années 20 : taux de chômage passe de 4 à 12%, déflation pendant deux ans (1921-1922). On s'attend à crise fin années 20.
    Dernière crise Kondratieff remonte environ 1900 (ou 1893 selon Schumpeter). On peut s'attendre à crise entre 1918 et 1943, incluant potentiellement 1929.
    • Marxistes : récurrence du fonctionnement capitalisme lui-même • Kitchin : coordination demande immédiate et offre court terme • Juglar : investissement et surproduction de moyens production • Schumpeter : destruction créatrice avec innovation secteurs nouveaux
  • Mécanisme marxiste du cycle économique(37'4238'31)
    Situations où plus de postes à pourvoir que travailleurs provoque diminution armée industrielle réserve (chômeurs) qui dépendent d'emploi pour survivre.
    • Armée réserve diminue • Salaires augmentent car moins de chômeurs • Profits baissent car salaires plus élevés • Moral des patrons baisse • Investissements baissent (partie de demande)
    Baisse demande provoque crise : moins de postes pourvoir que travailleurs, augmentation chômage et baisse salaires, mais aussi baisse coûts investissements.
    Baisse coûts finit par rendre investissements rentables. Patrons recommencent investir, fin de crise et retour à dynamique initiale.
  • Mécanismes explicatifs des cycles court et moyen terme(38'3140'00)
    Cycles courts liés à coordination entre demande immédiate et offre court terme. Sans temps construire ou démolir usines, on peut augmenter ou diminuer rythmes production, créant décalages périodiques.
    • Demande forte vs offre court terme = bien • Demande faible vs offre court terme = crise
    Cycles 8-10 ans liés à investissement : fabrication nouveaux moyens production. On investit trop pendant période boum, puis freine trop fort et crise.
    • Cycles longs Kondratieff (25-50 ans) : destruction créatrice • Innovation (machine à vapeur, textile, chemin de fer) : nouveau secteur développé aux dépens ancien • Contraction forte d'abord = crise, mais développement nouveau secteur finit dominer = boom
  • Absense d'outils de politique contracyclique et fatalisme(40'0040'49)
    Les économistes pensent déjà les crises avant crise des années 30. Capitalisme est jalonné de phases crise et boum. Tout le monde s'attend à futures crises.
    Personne ne sait prédire exactement quand crise arrive mais tout le monde s'y attend. Ce qui étonne : l'ampleur plutôt que l'existence.
    On n'a pas de théories dites contracycliques. Pas de méthodes pour endiguer crises et limiter booms. Institutions banques centrales et État pas envisagées comme outils résolution crise.
    • Capitalisme génère crises, c'est normal • Faut laisser faire • Des fois ça va mal mais ne craignez rien, cycle finira bien se retourner • Inaction considérée comme meilleure approche
  • Prise de conscience et impact de la Grande Dépression(40'4941'33)
    L'expérience de crise incroyablement profonde incite économistes à imaginer outils pour sortir économies de crise. Crise des années 30 change pensée économique.
    • Prise de conscience que inaction est mauvaise • Mauvaises actions de certaines institutions n'font qu'accentuer dépression • Institutions banques centrales et État peuvent jouer rôle • Certaines décisions politiques aggravent crises au lieu les atténuer
    Certaines décisions politiques notamment celles préservant l'étalon-or renforcent crises plutôt qu'elles ne les atténuent.
    À partir de cette crise, développement de méthodes pour contrer crises et limiter booms. L'inaction n'est plus considérée comme acceptable.
  • Résumé et bilan de la première vidéo(41'3343'41)
    Tous les indicateurs montrent crise années 30 est véritable marasme, grande dépression mondiale durant 10 ans, bien au-delà des récessions modernes.
    • Parler de crise de surproduction = focaliser sur agrandissement usine sans se soucier capacités d'achat population • Développement économie va de pair avec hausse marges entreprises mais pas hausse salaires • Économie production de masse (fordisme, taylorisme) sans assurance consommation de masse possible
    • Reprise production pays européens après Première Guerre alors autres pays avaient pris places mondiales = surproduction matières premières • Krach boursier 1929 révèle crise sous-jacente mais spéculation Wall Street n'en est pas cause
    • Crise surproduction pas nouvelle : Sismondi et Malthus l'identifient un siècle avant • Théories des cycles déjà existent : Marx, Kitchen, Juglar, Schumpeter • Absence théorie contracyclique et méthodes résolution : fatalisme économique • Crise années 30 change tout : nécessité développer méthodes contrer crises