Las jubilaciones/Part 7 - Retraite et idéologie
Part 7 - Retraite et idéologie

Part 7 - Retraite et idéologie

Heu?reka10 min26 feb 2020
5 capitulos
  • Pourquoi le système français est compliqué(0'061'07)
    Le système s'est construit progressivement au fil des nouveaux métiers, des luttes syndicales et politiques, et de l'alternance des gouvernements de droite et de gauche.
    • Influence communiste après la Seconde Guerre mondiale • Pouvoir fort des syndicats de travailleurs • Réformes motivées par l'idéologie politique plutôt que par la technique financière
    • Vision communiste et syndicale (1945-début années 70) • Vision capitaliste patronale et des marchés financiers (depuis Giscard)
    Le projet actuel du gouvernement poursuit la logique des réformes initiées depuis Giscard vers un système de salaire différé.
  • Salaire continué versus salaire différé(1'072'57)
    • Secteur privé : basé sur les 25 meilleures années de salaire • Secteur public : basé sur les six derniers mois de salaire
    Lors de la cotisation, on accumule des points. En fin de carrière, ces points sont convertis en euros pour déterminer le montant de la pension, ce qui représente un salaire différé dans le temps.
    Le système actuel considère que la pension est une continuation du salaire basée sur la valeur et la qualification de la personne, pas sur ce qu'elle a cotisé.
    Avec un système à points, l'équilibre se fait automatiquement en ajustant la valeur du point en fonction des cotisations et taxes disponibles.
  • La qualification de la personne retraitée(2'574'32)
    D'un côté on cotise pour financer la protection sociale, de l'autre on valide la carrière professionnelle et la valeur de la personne.
    Les six derniers mois de salaire sont retenus car la carrière des fonctionnaires est croissante. Ces derniers mois reflètent le mieux leur qualification, leur valeur et leur potentiel de création de richesse.
    Avant 1993, on mesurait la qualification sur les 10 meilleures années. Depuis la réforme Balladur, ce sont les 25 meilleures années, ce qui a largement fait baisser les pensions.
    Le système actuel dit au retraité : tu ne bosses plus en entreprise mais tu continues de créer de la richesse, donc on te verse un salaire basé sur ta valeur et ton potentiel.
  • La richesse au-delà du travail marchand(4'327'47)
    Le travail se définit par une hiérarchie, une contrainte et une transaction monétaire, pas par l'activité réalisée elle-même.
    • Garder ses enfants n'est pas du travail, contrairement à payer une nounou • Réparer soi-même n'est pas du travail, contrairement à payer un réparateur • C'est la présence d'une transaction monétaire qui détermine si c'est du travail
    La pension est un salaire connecté à la personne qui choisit elle-même quelle activité valoriser. Le retraité peut mettre ses qualifications au service d'une entreprise s'il le souhaite, car son salaire est lié à sa personne, pas au marché.
    Cette approche reconnaît que les retraités continuent de créer de la richesse en tant qu'actifs de la société, sans être soumis aux contraintes du marché de l'emploi.
  • Systèmes complémentaires et indexation(7'4710'59)
    • Complémentaires du privé : Agirc, Arrco, Ircantec • Complémentaires des indépendants • Ces régimes calculent les pensions sur le montant cotisé, pas sur la valeur de la personne
    En France, ce qui compte pour obtenir une retraite c'est de valider les trimestres travaillés et de connaître la rémunération. On cherche à connaître la qualification de la personne pour estimer son salaire de retraite.
    La réforme Chirac-Séguin de 1987 a changé le calcul sur les 25 meilleures années et l'indexation des pensions sur l'évolution des prix plutôt que sur celle des salaires.
    • Indexation sur les salaires : reconnaît que les retraités participent à la production de richesses • Indexation sur l'inflation : traite les retraités comme bénéficiaires de solidarité, non comme actifs productifs