FLASH&CO/BREXIT : Un "deal" impossible ?
BREXIT : Un "deal" impossible ?

BREXIT : Un "deal" impossible ?

Stupid Economics5 min3 sept 2018
5 capitulos
  • Le vote et le début des négociations(0'020'50)
    Le 23 juin 2016, les citoyens britanniques ont voté pour quitter l'Union européenne. Le divorce officiel doit avoir lieu le 29 mars 2019.
    Michel Barnier, négociateur en chef pour le Brexit, montre un document en vert highlighté indiquant les progrès. Environ 80% du projet de traité est convenu avec le Royaume-Uni.
    Le mantra des négociations est : « rien n'est convenu jusqu'à ce que tout soit convenu », ce qui complique considérablement les discussions avec seulement quelques mois avant l'échéance.
    Le Royaume-Uni doit choisir entre un Brexit dur (divorce net) ou un Brexit soft (situation à la norvégienne avec un pied dedans, un pied dehors).
  • Les deux modèles de Brexit expliqués(0'501'31)
    • Divorce net et complet • Rétablissement du contrôle aux frontières • Indépendance de la justice britannique • Sortie du marché unique européen
    • Modèle similaire à la Norvège • Frontières invisibles • Lois fondées sur les législations de l'UE • Intégration partielle au marché européen
    Pour maintenir les frontières ouvertes, le Royaume-Uni doit respecter les mêmes règles que l'UE. Par exemple, l'UE interdit les poulets lavés au chlore, et sans alignement réglementaire, la contrebande devient facile.
    Les partisans du Brexit dur considèrent que le Brexit soft ne respecte pas le mandat référendaire de 2016, mais cette position crée des difficultés diplomatiques et historiques.
  • Le problème de la frontière irlandaise(1'313'11)
    • Les Troubles : conflit en Irlande du Nord commencé dans les années 1960 • Unionistes voulaient rester au Royaume-Uni ; républicains voulaient rejoindre l'Irlande • 10 000 attentats, 3 000 morts, 50 000 blessés et répression sanglante
    L'accord du Vendredi Saint en 1998 a mis fin au conflit avec des mesures spéciales pour la frontière et un statut particulier pour l'Irlande du Nord, y compris des passeports de la République d'Irlande.
    Une frontière dure avec contrôles policiers contredirait l'esprit de l'accord du Vendredi Saint. Les gouvernements britannique, nord-irlandais et irlandais, ainsi que les négociateurs de l'UE, s'opposent à une frontière dure.
    La proposition de l'UE de placer temporairement la frontière à travers la mer d'Irlande est perçue comme une menace à l'intégrité du Royaume-Uni, créant une frontière commerciale internationale au sein d'un même pays.
  • La proposition Theresa May et ses limites(3'114'26)
    Le 12 juillet, Theresa May a publié un document de 98 pages proposant un marché libre-échange où les règles et régulations britanniques sur les produits agricoles restent identiques aux normes de l'UE.
    Sans alignement parfait des lois britanniques sur celles de l'UE, une frontière de contrôle devient nécessaire pour prévenir la contrebande. La moindre discordance implique un contrôle douanier.
    • Proposition : frontière high-tech utilisant l'informatique, les drones et les caméras de surveillance • Basée sur une étude européenne • Censée prévenir la construction de postes de contrôle
    Michel Barnier refuse cette proposition, la considérant comme incompatible avec les quatre règles fondamentales du marché commun : libre circulation des biens, services, personnes et capitaux. La proposition britannique vise à disposer du marché commun sur les biens sans les trois autres libertés.
  • L'impasse des négociations et les conséquences(4'265'52)
    L'UE recherche une solution tout ou rien : soit adhésion complète au marché commun, soit accord commercial de base. Établir un accord commercial est long et sans temps supplémentaire, un risque de Brexit sans accord existe.
    • Sans accord le 30 mars, les avions britanniques pourraient ne pas atterrir dans l'UE • Les marchandises pourraient être bloquées dans les ports pendant des jours ou plus • Une frontière dure émergerait rapidement en Irlande • Le Royaume-Uni perdrait tous les accords commerciaux en tant que membre de l'UE (Canada, États-Unis, Corée)
    Le Brexit aura un impact économique, et un exit sans accord aurait un impact négatif à court terme sévère. Les accords commerciaux prennent très longtemps à obtenir.
    • Deux ans de travail pour un rapport de 98 pages qui ne satisfait personne • Pas de soutien politique solide pour Theresa May • Plusieurs ministres ont démissionné pour protester contre la dernière proposition • L'échéance du Brexit s'approche tandis que les négociations restent bloquées