
#COVID19 : L’économie d’avant le monde d’après
9 capitulos
- La rumeur lointaine et la prise de conscienceContexte initialLa pandémie était d'abord perçue comme une rumeur lointaine parmi d'autres cycles de l'information, semblant s'arrêter à la frontière française.Escalade de la crise• La rumeur s'amplifie avec des sirènes d'ambulances et des hélicoptères survolant la ville • La présence du virus se confirme dans les hôpitaux et les rues • Pour beaucoup de Français, cela est resté distant et lointainRéaction politiqueLe pays doit continuer à fonctionner malgré la crise, et les Européens refusent de laisser une crise financière et économique se propager.Priorités décisionnellesLe gouvernement cherche à comprendre la stratégie du confinement et la vision du monde après la crise, en se basant notamment sur la note 57 du CAE rédigée par des économistes.
- Les mesures d'urgence et la protection des revenusChocs économiquesLe confinement provoque un double choc combinant la chute de l'offre et de la demande, avec la priorité d'éviter une crise financière et sociale supplémentaire.Stratégies de soutien• Protection des salariés et des entreprises partout dans le pays • Augmentation ou élargissement des droits au chômage dans plusieurs pays • Envoi de chèques ou de nourriture dans certains pays • Report des impôts, diminution des taxes et report de factures d'eau et d'électricitéImpact en FranceLes mesures ont permis aux revenus des ménages de diminuer de seulement 5% à la sortie du confinement, contre 30% pour les revenus du pays, créant un transfert massif pour compenser les pertes.Disparités socialesLa plupart des Français ont terminé le confinement avec plus d'argent qu'avant, mais les 20% les plus pauvres se sont réellement appauvris, étant les seuls à subir des pertes de revenus significatives.
- La protection des entreprises et la problématique des aidesValeur économiqueUne entreprise est composée de personnes avec un savoir-faire, du matériel, une liste de fournisseurs et des clients, formant une valeur économique qui doit être préservée.Risque de destructionSans aide, les entreprises risquent de fermer, laissant des bâtiments vides, des personnes sans emploi et des fournisseurs avec des problèmes de demande.Solution d'aideLe gouvernement a mis en place des prêts garantis par l'État pour maintenir les entreprises à flot, combinant une approche de soutien financier immédiat.Questionnements futurs• Faut-il continuer d'aider des secteurs comme les croisières et le tourisme ? • Certaines entreprises et emplois sont-ils déjà condamnés pour les deux ou trois prochaines années ? • Beaucoup d'entreprises risquent de fermer après avoir reçu des aides
- Le bilan des mesures d'urgence et le plan de relanceEfficacité immédiateLes mesures d'urgence ont globalement fonctionné, limitant l'impact économique du COVID pour beaucoup de Français et maintenant le nombre de faillites en dessous de la normale.Conditions de succèsLes économistes précisent que l'absence de nouvelle vague épidémique est essentielle, et les problèmes de choc d'offre et de demande devraient disparaître pour permettre une relance économique.Plan de 100 milliards• Le gouvernement annonce un plan de relance de 100 milliards d'euros en septembre 2020 • 40 milliards d'euros de contribution européenne sont inclus • Le plan se divise en trois grandes catégories : écologie, compétitivité et cohésionObjectif affichéL'objectif principal est de retrouver le niveau d'activité d'avant la crise en 2022, avec une vision économique décarbonée et plus localisée.
- Le contenu et les critiques du plan de relanceLacunes identifiées• Le terme 'pauvreté' n'apparaît pas dans le schéma du plan • Une deuxième vague épidémique n'est pas considérée • Difficulté à prévoir l'ouverture des écoles, restaurants et reprise du tourisme internationalCritiques de gaucheLe plan est trop orienté sur les entreprises et pas assez sur le secteur public, avec des mesures insuffisantes de garanties sociales et écologiques.Critiques de droite• L'ampleur de la dépense publique sans augmentation d'impôts prévue • Préoccupation sur la capacité à rembourser la dette future • Le plan prévoit des diminutions d'impôts de production, non des augmentationsApproche gouvernementaleLe gouvernement considère que lutter contre la pauvreté passe par le retour à l'activité, augmentant la prime d'activité de 200 euros par mois, mais refusant une revalorisation majeure du RSA par crainte de décourager le travail.
- Le débat sur les minima sociaux et les arguments économiquesCrainte gouvernementaleIl existe une très grande peur au gouvernement que l'augmentation des minima sociaux conduise à une réduction de l'activité parmi les précaires.Position officielleLe gouvernement affirme qu'augmenter les minima sociaux aurait un effet décourageant sur la reprise du travail et compliquerait le retour à l'activité.Evidence scientifique• Toutes les études dans le monde entier, y compris le programme américain CARES (600 dollars par famille), montrent qu'il n'y a aucun effet décourageant • Des dizaines d'études rigoureuses montrent que garantir un revenu plus important n'affecte pas négativement la reprise de l'emploi • Il n'existe aucune donnée supportant la crainte gouvernementaleImplicationsEsther Duflo souligne que le discours officiel contredit l'ensemble des preuves empiriques disponibles sur la relation entre minima sociaux et activité économique.
- L'impact global et les inégalités internationalesContexte mondialBeaucoup de pays du sud, notamment en Amérique du Sud, ont été gravement touchés malgré leur population relativement jeune et des mesures sanitaires strictes.Situations critiques• De nombreux pays étaient déjà en crise avant le virus • Beaucoup d'écoles sont fermées depuis des mois sans possibilité de cours à distance • L'optimisme n'est plus possible dans plusieurs régionsProjections économiquesLes estimations de la Banque mondiale montrent une impact très important et très négatif, avec des dizaines de millions de personnes supplémentaires risquant la pauvreté extrême après des années de réduction.Conséquences géopolitiques• La hausse de la pauvreté provoque possiblement des mouvements de migration importants • Tensions internationales renforcées et mouvements de révolte observés • Fragilisation de nombreux gouvernements
- Le paradoxe de la crise et les scénarios futursDouble nécessitéIl faut être optimiste pour vouloir stabiliser et relancer une économie, mais aussi assez pessimiste pour que cette relance ne se fasse pas au détriment des mesures de ralentissement du virus.Faille du planLe plan de relance de 100 milliards ne considère à aucun moment une deuxième vague et traite le confinement au passé, sans scénarios alternatifs.Absence d'anticipationContrairement à la note du CAE de juillet qui était conditionnelle, le plan ne prévoit pas de mesures pour ralentir le virus ou s'adapter à différents scénarios épidémiques.Réalité présenteEn voulant arriver trop vite au monde d'après, on oublie que nous vivons toujours dans le monde du pendant, avec des incertitudes majeures qui affectent les prévisions économiques.
- L'appel à l'investissement et la conclusionMoment critiqueC'est maintenant qu'il faut développer, grandir et profiter, pendant que l'État offre des ressources financières, une opportunité rare.Impératif stratégique• Maintenir l'énergie et l'ambition même en crise • S'interroger sur le processus de production pour l'améliorer • Profiter de l'argent de l'État disponible pendant la criseAttitude entrepreneurialeUn entrepreneur doit continuer à avancer malgré les défis sectoriels, comme l'aéronautique affectée par la crise du transport aérien, en utilisant les ressources disponibles pour investir.Vision futureAgir aujourd'hui pour que demain soit meilleur, en embauchor partout sur les territoires de France pour construire la puissance et la réussite du pays.


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