
"Il n’y a pas de solution au changement climatique" - Jean-Pascal van Ypersele | LIMIT
23 chapters
- Présentation et parcours scientifiqueBiographie professionnelleJean-Pascal van Ypersele est professeur de climatologie et de sciences de l'environnement à l'université catholique de Louvain. Physicien de formation, il a commencé par la passion pour l'astronomie avant de réorienter ses études vers les sciences de l'environnement et le fonctionnement du système climatique.Implication politiqueIl a été vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et a participé à la première conférence mondiale sur le climat en 1979 à Genève comme étudiant.Motivation personnelle• Optimiste de nature, il ne reste pas seul face aux problèmes • Comprend les processus qui causent les changements climatiques et sait sur quels leviers agir • Préfère mobiliser les gens plutôt que de se lamenterMission actuelleTravaille depuis plus de 40 ans sur la modélisation du climat, l'étude des changements climatiques et l'effet des activités humaines sur le climat et vice versa.
- Les limites planétaires dépasséesSeuils climatiques atteintsLa température de conservation des grandes calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique a déjà été dépassée, bien que l'augmentation soit d'un peu plus de 1 degré Celsius en moyenne mondiale depuis la révolution industrielle.Phénomènes extrêmes• L'intensité des vagues de chaleur a augmenté au-delà des normes historiques • Les pluies violentes et inondations comme celles de juillet 2021 en Belgique et en Allemagne dépassent les limites habituelles • Ces phénomènes extrêmes ont quitté la gamme d'intensité et de fréquence auxquelles les ancêtres étaient habituésConséquences actuellesLes calottes glaciaires commencent à fondre davantage et contribuent à l'élévation du niveau des mers, phénomène qui s'accélère.Trajectoire futureSi on reste sur la trajectoire actuelle, on se dirige vers un réchauffement dépassant 2 degrés, ce qui ne se fera pas du jour au lendemain mais progressivement.
- Le rôle du Gulf Stream et du climat tempéré européenFacteurs de modération• La position géographique intermédiaire entre l'équateur et le pôle • La proximité de l'océan qui a une inertie thermique énorme • Les vents d'ouest passant au-dessus de l'océan apportant humidité et chaleur modéréeRôle du Gulf StreamLe Gulf Stream apporte de la chaleur surtout vers le nord de l'Écosse et l'Islande. Il influence le climat en le modérant, bien que sa contribution soit souvent surestimée.Ralentissement observableLe Gulf Stream diminue en intensité à cause du réchauffement climatique, mais cela n'entraînera pas un gel soudain comme dans le film 'Le Jour d'après'. Le réchauffement global compense cette perte de chaleur.Conséquences probablesL'Europe de l'Ouest se réchaufferait un peu moins vite que le reste du monde, mais pas pour autant qu'elle devienne glacée. Le piégeage de la chaleur par les gaz à effet de serre reste dominant.
- La certitude scientifique sur les causes humainesConsensus irrévocableLe réchauffement est sans équivoque dû aux activités humaines depuis le milieu du XXème siècle. Aucune probabilité à donner : c'est 100% certain.Sources d'émissions• Combustion des combustibles fossiles : charbon, pétrole et gaz • Déboisement et déforestation massive en Amazonie, bassin du Congo et ailleurs • Utilisation de biomasse brûlée pensée à tort comme énergie renouvelable propreRapports du GIECLes rapports scientifiques sont clairs et la responsabilité humaine est établie au-delà de tout doute. À d'autres échelles de temps, d'autres facteurs comme les variations astronomiques jouent un rôle, mais depuis 70-80 ans, c'est clairement les activités humaines.Aucune ambiguïtéOn ne peut plus dire qu'on ne savait pas. Les données sont disponibles, les causes sont identifiées, et les solutions sont connues.
- Les fausses solutions : greenwashing et neutralité carboneCritique du greenwashingSauf rares exceptions, la plupart des entreprises qui se disent neutres en carbone en plantant des monocultures pratiquent du greenwashing. On détruit bien plus de forêts qu'on n'en plante.Priorité absolueLa réduction des émissions à la source est la première priorité. Il faut arrêter le plus vite possible de brûler des combustibles fossiles : charbon, pétrole et gaz.Approche honnête• Aucune activité humaine n'est parfaitement propre • Même le solaire photovoltaïque nécessite l'extraction de minéraux • L'objectif est de minimiser l'impact au maximum, pas atteindre la perfectionOubli majeurOn se focalise trop sur la production d'énergie et trop peu sur la consommation. L'énergie la plus propre est celle qu'on ne consomme pas.
- Les énergies renouvelables et la transition énergétiquePotentiel solaire exceptionnelLe soleil nous fournit en deux heures l'équivalent de ce que l'humanité consomme en un an en toutes énergies confondues. C'est le cheval sur lequel il faut miser.Sources dérivées du soleil• Solaire thermique et photovoltaïque • Hydroélectricité (cycle hydrologique animé par le soleil) • Biomasse sous conditions très strictes et étroitement surveillée • Énergie éolienneQuestions sur la biomasseLa biomasse d'origine océanique, notamment les algues, fait l'objet de recherches importantes, mais reste à démontrer qu'elle soit vraiment propre et viable à grande échelle.Nécessité d'une approche globaleAucune solution unique ne suffira. Il faut une multitude de solutions additionnées dans tous les domaines : énergie, transport, alimentation, bâtiments, etc.
- Consommation énergétique et responsabilité du consommateurPriorité de la réductionL'énergie la plus propre est celle qu'on ne consomme pas. Il faut réduire drastiquement la consommation d'énergie, ce qui est la vraie priorité.Problème de l'électronique• Les gens changent de téléphone trop souvent alors qu'ils ne le doivent pas • Les équipements électroniques ont une empreinte carbone significative • Il faut garder le matériel plus longtemps, le réparer facilement et le recyclerAttention au culpabilisationIl ne faut pas mettre tout le poids sur le consommateur. Des lobbies amplifient cette responsabilité individuelle pour détourner l'attention de leur propre responsabilité.Responsabilité systémique• La société est organisée de manière à promouvoir la surconsommation • Les entreprises se focalisent sur le court terme plutôt que la préservation à long terme • Il faut transformer l'économie elle-même, pas seulement changer les comportements individuels
- Impact futur sur l'habitabilité et migrations climatiquesConditions mortelles émergentesCertaines régions tropicales d'Asie du Sud connaissent des conditions où la température et l'humidité combinées rendent impossible à l'être humain de transpirer et de se refroidir, devenant mortelles en quelques heures.Risque d'inhabitabilitéCertaines régions du monde risquent de devenir inhabitables dans les 30 à 40 ans qui viennent si on ne réduit pas très fortement les émissions.Exemple du Delta du Nil• Plus de 10 millions d'Égyptiens vivent à moins d'un mètre au-dessus du niveau de la Méditerranée • On s'attend à une montée des mers de 50 cm à 1,75 m d'ici la fin du siècle selon les scénarios • Ces 10 millions de personnes seraient forcées à migrer, causant des souffrances massivesInterconnexion des viesLes autres espèces vivantes sont essentielles à notre bien-être. Un climat détérioré affecte toutes les formes de vie, y compris l'humanité.
- Élévation du niveau des mers et ses impacts concretsCumul des risquesMême quelques millimètres d'élévation du niveau des mers augmentent considérablement le risque lors des tempêtes. C'est comme lever progressivement une table dont on doit sauter : le risque de blessure augmente graduellement.Contexte historiqueIl y a 20 000 ans, il y avait une calotte glaciaire de 2 à 3 km d'épaisseur sur l'Amérique du Nord et l'Europe, et le niveau des océans était 120 mètres plus bas qu'aujourd'hui.Perspective de réchauffementUne augmentation de 4 à 5 degrés (associée à ces calottes glaciaires) se produisait sur 20 000 ans à l'époque préhistorique. Nous sommes en train de le faire en moins de 100 ans.Adaptation coûteuse• Les Pays-Bas et New York construisent des digues pour se protéger, coûtant des milliards de dollars • Tous les pays n'ont pas les ressources financières pour s'adapter • Les conséquences migratoires seront massives et inévitables
- Points de rupture et tipping points climatiquesConcept de seuilUn point de rupture est un seuil dans le système climatique où le changement devient très rapide et difficile à arrêter, comme la congélation de l'eau à 0 degré.Albédo arctique• La glace de mer arctique est blanche et réfléchit l'énergie solaire • Quand elle fond, l'océan sombre absorbe beaucoup plus d'énergie • Cette rétroaction positive accélère la fonte : c'est un point de rupture potentielSensibilité climatiqueCertains systèmes climatiques sont très sensibles à de petits changements de température. Le passage d'eau pure à glace est un exemple classique de seuil critique.Progressivité possibleBien que les points de rupture existent, le changement ne se fera pas du jour au lendemain mais progressivement vers des températures plus élevées si on continue la trajectoire actuelle.
- L'importance du GIEC et des organisations des Nations uniesSymbolique de la cravateLa cravate porte le logo de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une des plus anciennes organisations du système des Nations unies, créée avec le programme des Nations unies pour l'environnement.Création du GIECL'OMM et le PNUE ont contribué à créer le GIEC en 1988. Ils sont parfois appelés le 'papa et la maman' du GIEC.Mission essentielleLe GIEC et le système des Nations unies jouent un rôle tout à fait essentiel pour faciliter la prise de conscience et les bonnes décisions, même si ces décisions tardent.Respect des institutionsMalgré les frustrations, il faut reconnaître le rôle crucial de ces organisations dans la coordination mondiale et la diffusion de la science climatique.
- Évolution depuis 1979 : connaissance vs actionClarté scientifique accrue• Le diagnostic scientifique est devenu beaucoup plus clair et certain • On sait que les changements climatiques sont causés par les gaz à effet de serre et le déboisement • Aucun doute ne subsiste sur les causes humainesSolutions documentéesLes trois volumes des rapports du GIEC couvrent la science (1000 pages), les impacts et adaptations (1000 pages), et les moyens de réduire les émissions (1000 pages). Les solutions sont connues et documentées.Inaction persistante• Depuis 1979, la courbe des émissions mondiales de CO2 continue à augmenter • Cette courbe suit une exponentielle avec un taux de croissance de 2,65% par an • Malgré les crises économiques et conflits mondiaux, la trajectoire reste ascendanteFrustration majeureLa grande frustration est qu'on sait exactement quoi faire, on a les moyens d'agir, mais on n'agit toujours pas assez. Les connaissances se sont accrues, mais les actions tardent.
- Croissance économique et transition nécessaireDécroissance sélectiveIl y a des activités qui doivent décroître : tout ce qui est lié aux combustibles fossiles et à la déforestation doit décroître fortement.Croissance stratégique• La rénovation des bâtiments existants pour réduire la consommation d'énergie doit croître • Les énergies renouvelables doivent croître significativement • Les transports durables et l'agriculture régénérative doivent se développerPas de dogme économiqueCe n'est pas une 'décroissance' avec un grand D dans tous les domaines. C'est une réorientation sélective : certaines activités décroissent, d'autres croissent selon leur impact climatique.Rôle de la politiqueLa science doit éclairer les décisions, mais les choix de valeur doivent être faits par les politiques élus, avec des consultations publiques et démocratiques.
- Rôle des scientifiques et des politiquesScientifiques consultantsLes scientifiques doivent être beaucoup plus écoutés qu'ils ne le sont aujourd'hui. Mais les choix politiques ne doivent pas être exclusivement scientifiques.Respect mutuel• Les politiques ont la mission de respecter une série de contraintes et de limites basées sur des valeurs • Les données scientifiques sont essentielles pour bien gérer les problèmes d'environnement • Mais les jugements de valeur doivent être faits démocratiquementConsultation et associationLes scientifiques doivent être consultés, associés et avoir leur mot à dire beaucoup plus qu'aujourd'hui dans les processus décisionnels.Paradoxe politiqueLes politiques craignent l'impopularité de mesures fortes, mais si les citoyens sont informés et participent aux décisions, ils peuvent soutenir des mesures ambitieuses.
- Citoyens et assemblées délibérativesPouvoir de la participationLes assemblées citoyennes et conventions citoyennes (comme celle en France) permettent aux gens ordinaires de s'informer, de débattre et de formuler des recommandations ambitieuses.Transformation des mentalités• Des personnes initialement sceptiques sur le changement climatique, confrontées aux données scientifiques, deviennent convaincues de l'urgence • Elles proposent des mesures très ambitieuses après avoir compris la situation • Cela montre le potentiel transformateur de l'éducationProblème de mise en œuvreMalheureusement, les recommandations ambitieuses des conventions citoyennes ne sont souvent que partiellement mises en œuvre par les pouvoirs politiques, parfois sous pression de lobbies.Influence des lobbyistes• Aux États-Unis, environ 1 milliard de dollars par an finance des campagnes pour semer le doute sur le changement climatique • De grandes entreprises comme TotalEnergies savaient depuis des décennies l'impact du pétrole sur le climat • Elles continuent pourtant à promouvoir le statu quo
- Critique de l'inaction des géants de l'énergieConnaissance et cynismeLes dirigeants de grandes entreprises pétrolières et énergétiques ne sont pas fous. Ils savent très bien ce qui se passe et les impacts du changement climatique.Priorité au court terme• La priorité au court terme domine dans une bonne partie du monde économique • Il est dans l'intérêt de ces entreprises de continuer à extraire et vendre des combustibles fossiles • Elles ignorent volontairement les problèmes à long termeComportement scandaleuxCe comportement n'est pas fou mais profondément cynique, mégalomane et égoïste. Ces entreprises prennent en otage la planète entière et les générations futures.Paradoxe de la participationCes mêmes entreprises participent aux conférences climatiques internationales avec les scientifiques, tout en continuant à financer le doute et à bloquer l'action.
- Illusions technologiques et géo-ingénierieEspoir en la technologie futureCertains croient ou prétendent croire que la technologie future (fusion nucléaire, etc.) résoudra le problème, permettant de continuer comme avant.Illusion dangereuseC'est une illusion que les scénarios catastrophiques seront résolus par une 'recette magique' future. Cette pensée permet simplement de repousser l'action aujourd'hui.Risque de géo-ingénierie• Certains proposent d'injecter de la pollution par le soufre dans l'atmosphère pour créer un effet de refroidissement • C'est jouer à l'apprenti sorcier et assombrir le ciel • Cela crée d'autres problèmes tout en masquant le vrai problèmeFaux remèdeLa géo-ingénierie est une solution apparente qui ferait autre chose de problématique. Elle retarde plutôt qu'elle ne résout.
- Compréhension des émissions nettes et du zéro netChiffres de consommation actuels• Belgique : 14-17 tonnes de CO2 par personne par an • Dubaï : 39-40 tonnes de CO2 par personne par an • Monde : environ 40 milliards de tonnes de CO2 émis chaque annéeAbsorption naturelle• Un quart des émissions est absorbé par la végétation et les sols • Un autre quart est absorbé par l'océan, causant l'acidification • La moitié restante s'accumule dans l'atmosphère et épaissit la couche de gaz à effet de serreObjectif zéro netIl faut arriver à des émissions nettes nulles, ce qui signifie que ce qu'on émet doit être égal à ce que les systèmes naturels peuvent absorber. Théoriquement, il faudrait atteindre zéro sur une base nette.Capacité décroissante d'absorptionLes systèmes naturels ne peuvent absorber qu'une partie des émissions, et cette capacité dépend des niveaux d'émission. Plus on émet, plus ils tentent d'absorber, mais jamais la totalité.
- Mécanisme du piégeage thermique et effet de serreAnalogie des vêtementsC'est comme ajouter progressivement des vêtements épais autour de la terre. Au début, c'est bien quand on a froid, mais à un moment, on étouffe.Accumulation historique• 280 parties par million de CO2 en 1750 • 410-420 parties par million aujourd'hui • La couche isolante s'est épaissie de 50% depuis la révolution industrielleNécessité de stabilisationIl faut arriver à ce que la couche isolante cesse de s'épaissir. Cela signifie ne plus émettre plus que ce que les systèmes naturels ne peuvent absorber.Rayonnement escapingLa chaleur qui devrait repartir vers l'espace depuis la surface de la terre ne peut pas repartir à cause de cette couche de gaz à effet de serre. Elle s'accumule, augmentant la température.
- Émissions nulles et transformation sociétaleObjectif ambitieux• Les émissions nettes nulles globales doivent être atteintes vers 2050 • Cela veut dire réduire les émissions de manière drastique dans les prochaines décennies • Les solutions pour le faire existent et sont documentéesTransformer tous les domaines• Réduction drastique de la consommation d'énergie • Réduction de l'impact dans l'alimentation, le transport et la consommation de biens • Protection et développement de la végétation et des forêtsPas de solution uniqueIl n'y a pas de solution magique au singulier. On ne peut pas résoudre le problème en plantant simplement des arbres, en installant des panneaux solaires, ou en changeant un seul comportement.Multiplication des solutions• C'est en additionnant une multitude d'éléments de solutions dans bien des domaines qu'on peut arriver à atteindre les émissions nettes nulles • Chaque action compte, du reboisement responsable à la réduction de la consommation • Il faut tout transformer, tout métamorphoser et changer le paradigme
- Rôle de l'éducation et engagement des jeunesFondation du changementL'éducation doit être à la base du processus de transformation. C'est pourquoi beaucoup de temps est consacré à animer des plateformes éducatives et des lettres pour les jeunes.Sensibilisation massive• Van Ypersele donne environ 70 conférences par an à des publics différents • Il a parlé à des dizaines de milliers de personnes, et si on ajoute les interviews, c'est des centaines de milliers • Chaque personne informée peut devenir un multiplicateur d'informationSource éducative officielleÀ l'université catholique de Louvain, le bâtiment Mercator accueille des spécialisations en technologies et climatologie, travaillant sur le climat et l'environnement du matin au soir.Appel aux nouvelles générationsIl y a un besoin urgent d'étudiants qui se joignent à la recherche et à l'action climatique. Les formations scientifiques sont essentielles pour activer des leviers trop peu utilisés actuellement.
- Conseils pratiques pour l'action individuelle et collectiveNe pas rester seulLe premier conseil est de surtout ne pas rester seul. Il faut en parler en groupe : avec les copains, la classe, le groupe d'amis, ou en famille.S'informer aux bonnes sources• Malheureusement, 1 milliard de dollars financent des contenus faux et trompeurs aux États-Unis • Il faut vérifier les sources et chercher l'information auprès d'experts crédibles et d'organisations reconnues • Se méfier des vidéos et articles qui sèment le doute sans fondementUtiliser le pouvoir d'interpellation• Les jeunes manquent d'argent mais ont un pouvoir gratuit et très puissant : l'interpellation • À l'école, on peut interpeller les professeurs et la direction sur les thermostats, la consommation énergétique, les repas • On peut aussi interpeller les entreprises et les gouvernements publiquement, notamment via les réseaux sociauxS'engager scientifiquement• Il faut beaucoup plus de jeunes, notamment des filles, qui s'engagent dans les formations scientifiques • Les solutions scientifiques existent mais ne sont pas assez utilisées • Devenir scientifique ou travailler dans ces domaines permet d'actionner des leviers cruciaux pour le changement
- Actualités du rapport du GIEC et contexte de publicationTiming de publicationUn nouveau rapport du GIEC va sortir fin février 2024, suivi d'un autre rapport fin mars/début avril. Le présentateur espère que les transferts de joueurs de football ne coïncideront pas pour ne pas éclipser l'importance du rapport.État de rédaction• Le rapport est actuellement un brouillon • L'équipe va travailler 13 heures par jour pendant deux semaines pour le finaliser • Le résumé pour les décideurs sera présenté au monde le 28 février à 10 heuresProcessus de révisionLe texte sera modifié dans les 15 jours suivants avant sa publication finale. C'est un processus d'examen rigoureux pour assurer l'exactitude et la fiabilité.Rigueur scientifiqueVan Ypersele vérifie personnellement ses sources et ne publie pas de brouillons prématurés sur YouTube. Il attend d'avoir un produit bien fait et vérifié avant de le partager publiquement.





