
Valérie Masson-Delmotte - "C'est plus grave que prévu" | LIMIT #Rapport #GIEC #groupe3
24 chapters
- Présentation et parcours scientifiqueQui est ValériePhysicienne et chercheuse en sciences du climat originaire de Lorraine, formée en école d'ingénieur en physique des fluides en région parisienne.Spécialité scientifiquePaléoclimatologie : étude des variations climatiques passées à partir de carottages dans les glaces du Groenland, de l'Antarctique et du Tibet jusqu'à 3200 mètres de profondeur.Méthode d'analyse• Caractérisation des variations de température locale • Étude du transport d'humidité et du cycle de l'eau • Analyse des cristaux de glace pour reconstituer les conditions climatiques passéesDurée de donnéesLes carottes de glace remontent jusqu'à environ 800 000 ans, couvrant plusieurs périodes glaciaires et interglaciaires.
- Dépassement des limites atmosphériquesAccumulation de CO240 milliards de tonnes de dioxyde de carbone déversées dans l'atmosphère chaque année par la combustion de pétrole, charbon et gaz.Émissions par habitant• En France : environ 10 tonnes d'équivalent CO2 par personne par an • En Belgique : environ 17 tonnes par personne par an • Facteur 4 de différence entre les 10% les moins aisés et les 10% les plus aisésCapacité d'absorption54% du CO2 est repris par la végétation, 31% par l'océan et 23% reste dans l'atmosphère, dépassant les capacités naturelles de régulation.Autres gaz à effet de serre• Méthane : augmentation de 150% par rapport aux niveaux pré-industriels, lié aux énergies fossiles et l'élevage intensif d'un milliard de ruminants • Oxyde nitreux : augmentation d'un quart, liée à l'utilisation d'engrais intensif
- Composition atmosphérique et réchauffementNiveaux recordsEn 800 000 ans, le dioxyde de carbone actuel est 50% plus haut que le niveau le plus élevé jamais atteint, avec le méthane à 150%.Déséquilibre énergétiqueLes activités humaines perturbent complètement la composition de l'atmosphère, créant un déséquilibre du bilan d'énergie de la Terre.Réchauffement observéAugmentation de 1,1 degré de plus qu'en climat pré-industriel, rupture sur plusieurs milliers d'années.Rôle de l'océan90% de la chaleur supplémentaire s'accumule dans l'océan, qui amortit le réchauffement en surface mais rend la perturbation irréversible sur des siècles à millénaires.
- Impacts du changement climatique sur l'eauÉvénements extrêmes• Inondations catastrophiques comme à Liège et Verviers en Belgique, appelées "bombes d'eau" par les Australiens • Augmentation de l'intensité des précipitations avec un climat qui se réchauffeCycle de l'eau intensifiéUne atmosphère 1 degré plus chaude peut contenir 7% de vapeur d'eau supplémentaire, amplifiée par le réchauffement océanique.Régions affectées• Régions froides en hiver : climat plus doux et plus humide • Régions méditerranéennes : climat plus chaud avec baisse annuelle des précipitations mais augmentation des extrêmesVulnérabilité mondiale3,5 milliards de personnes extrêmement vulnérables au climat, avec moitié de la population mondiale faisant face à des pénuries d'eau.
- Structure et mandat du GIECGroupe 1 : PhysiqueÉtudie les causes du changement climatique, les évolutions futures possibles et fournit des informations climatiques régionales pour la gestion des risques.Groupe 2 : Impacts• Analyse les impacts actuels du changement climatique d'origine humaine • Évalue les risques futurs et les options d'adaptation • Identifie les limites et effets indésirables des stratégies d'adaptationGroupe 3 : SolutionsPorte sur les options d'actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans chaque secteur d'activité et systèmes de production.Processus collectifMobilise des centaines de chercheurs et des milliers de lecteurs de tous les pays pour fournir une synthèse commune de l'état des connaissances.
- Adaptation aux changements climatiquesApproches réactives170 pays ont mis en place des plans d'adaptation, souvent de manière réactive après des événements extrêmes plutôt que préventive.Solutions fondées sur la nature• Restauration de milieux naturels et zones humides pour stocker l'eau lors de fortes pluies • Création d'espaces verts dans les villes pour limiter les îlots de chaleur • Surélévation des infrastructures aux Pays-Bas pour accepter les inondationsRisques de maladaptationLes digues de protection peuvent créer un faux sentiment de sécurité et amplifier les dommages en cas de rupture lors d'événements plus intenses que prévu.Résilience urbaine• Nécessité de construire une culture du risque plutôt que nier l'événement • Intégration des changements climatiques dans la planification urbaine et l'aménagement du territoire • Lutte contre les inégalités : les quartiers précaires ont moins d'espaces verts et plus d'îlots de chaleur
- Chaleur extrême et infrastructuresDéfis climatiquesNotre civilisation a été construite sur un climat stable; or le climat change désormais avec plus de records de chaleur.Impact énergétique• Vagues de chaleur causent des pics de demande électrique explosifs • Coupures de courant en Argentine dues aux températures excessives • Inégalités : les coupures affectent d'abord les quartiers précairesÎlots de chaleur urbainsLa climatisation augmente la consommation d'électricité tout en rejetant de la chaleur dehors, exacerbant l'effet d'îlot de chaleur dans les villes.Solutions urbaines• Création d'îlots de fraîcheur avec espaces verts et surfaces perméables • Intégration du climat qui change dans la planification urbaine et l'architecture • Mesure de l'impact carbone des constructions • Formation des professionnels de l'urbanisme et de l'architecture
- Formation climatique et gouvernanceLittératie climatiqueNécessité que les responsables politiques comprennent les enjeux climatiques, souvent défaillante en raison d'un manque de formation sérieuse.Mobilisation européenneÀ la Commission européenne, une vraie appétence pour comprendre les enjeux croisés du climat sur l'énergie, l'alimentation et la santé.Lenteur des changementsLes processus de formation et d'évolution des politiques sont très lents comparés à l'urgence de la crise climatique.Inaction continue• Depuis 30 ans, les émissions mondiales de gaz à effet de serre n'ont jamais été aussi élevées • Perte momentanée durant la pandémie, puis retour aux niveaux record • Absence de changement structurel fondamental dans les émissions globales
- Scénarios et trajectoires climatiquesConnaissance stabiliséeL'accumulation de chaleur dans le système climatique était bien anticipée il y a 30 ans, contrairement à d'autres impacts qui s'avèrent plus sévères.Impacts émergeants• Dépérissements de forêt • Dégradation des récifs de coraux • Moitié des espèces étudiées en déplacement pour garder leur aire de répartition • Arrivée d'impacts plus tôt que prévu pour un niveau de réchauffement donnéScénarios moins probablesLes scénarios de très forte hausse des émissions avec énorme utilisation du charbon sont maintenant considérés comme moins plausibles grâce aux politiques publiques existantes.Trajectoire actuelle• Stagnation relative des émissions entre maintenant et 2030 • Réchauffement de 1,5 degré dans les 20 prochaines années vers 2050 • Dépassement possible de 2 à 3 degrés en fin de siècle
- Impacts croissants du réchauffementAbsence de seuilLe GIEC ne propose pas de seuil du bien ou du mal à 1,5 degré; chaque fraction de réchauffement supplémentaire génère des impacts croissants.Conséquences progressives• Coûts et dommages croissants (comme en Belgique) • Capacités d'adaptation dépassées pour certains écosystèmes et sociétés • Bouleversements d'écosystèmes • Souffrance accrue pour les populations vulnérablesUrgence de réductionL'enjeu critique est de limiter au maximum l'ampleur du réchauffement, bien en dessous de 1,5 degré si possible.Conditions clés• Les émissions mondiales de CO2 liées au charbon, pétrole, gaz et déforestation doivent diminuer fortement pour atteindre la neutralité carbone • Réduire les émissions d'autres gaz à effet de serre, notamment le méthane
- Neutralité carbone et décarbonationDéfinition nette zéroAtteindre la neutralité carbone signifie que nous n'émettions pas plus de CO2 que ce que nous sommes capables d'enlever de l'atmosphère.Secteurs difficiles• Industrie lourde nécessitant du charbon • Aviation : très difficile à décarboner • Certaines activités agricoles nécessitant des engrais • Pratiques critiques imposant des émissions résiduellesSolutions de capture• Filtrage de l'air et récupération du CO2 : capacités industrielles limitées • Restauration et gestion des forêts pour absorber le carbone • Pratiques d'utilisation des terres évitant la concurrence alimentaireRisques d'approches• Cultures énergétiques en compétition avec la sécurité alimentaire • Empiètement sur les droits fonciers des populations locales • Biomasse-énergie avec capture du carbone : approche théorique complexe
- Absorption naturelle et rétroactions climatiquesCapacité actuelleAujourd'hui, la végétation et l'océan absorbent 54% du CO2 émis, mais cette capacité diminue avec le changement climatique.Processus dégradants• Océan plus chaud : efficacité des puits de carbone réduite • Climat chaud et sec : la végétation absorbe moins • Incendies de forêt : rejettent le carbone vers l'atmosphère • Dégel du permafrost : libère le carbone accumuléBoucles de rétroactionProcessus de rétroaction amplificatrice réduisant l'efficacité naturelle d'absorption du carbone.Nécessité humaine• Au-delà de compter sur l'environnement, l'humanité doit construire ses propres processus d'absorption • Augmenter les capacités technologiques et naturelles de captage du carbone • Ne pas dépendre uniquement de la nature pour résoudre la crise
- Délai critique et transformation civilisationnelleUrgence temporelleMoins de 30 ans pour atteindre la neutralité carbone vers 2050 pour limiter le réchauffement à 1,5 degré.Défi colossal• Réorientation massive des civilisations • Fin de l'ère des énergies fossiles • Transformation des infrastructures existantes et de ce qui est en cours de développementAspects positifs• Défi technologique stimulant pour les ingénieurs de différents domaines • Opportunité d'innovation pour trouver des solutions plus sobres et efficaces • Enjeu d'organisation de la société et de redéfinition du bien-vivreSolidarité nécessaire• Solutions abordables et frugales plutôt que high-tech • Accès à l'énergie pour tous dans le monde • Équité entre ceux qui ont les moyens et ceux qui en ont besoin
- Repenser le progrès et le mode de vieChangement de penséeOn ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée qui l'a créé, selon Einstein.Vision alternative• Vivre mieux avec une empreinte matérielle réduite • Améliorer la qualité de l'air • Alimentation nutritive et saine • Non pas renoncement mais recréation d'une civilisation différenteTransformations nécessaires• Changement du système éducatif • Évolution des structures sociales • Déconstruction des modèles développés depuis des décennies • Engagements profonds et transformateursLittératie climatiqueLe rapport du GIEC souligne l'importance de la littératie climatique comme enjeu critique pour que chacun comprenne et agisse.
- Éducation et participation citoyenneFormation initialeLa compréhension climatique doit faire partie du socle standard d'enseignement à l'école, au lycée et à l'université.Formation continueCritique pour toucher ceux aux responsabilités aujourd'hui, afin que les connaissances influencent directement les décisions.Éviter la passivité• Ne pas accepter l'argument que tout va bien puisqu'on apprend aux enfants à l'école • Ne pas laisser reposer la charge mentale sur les jeunes générations • Impliquer les décideurs aux niveaux gouvernementaux et entrepreneuriauxAction citoyenne• S'organiser pour interpeller les élus et décideurs • Surmonter l'inertie et les intérêts de ceux qui préfèrent que rien ne change • Être visible et dialoguer avec les responsables politiques locaux
- Processus d'approbation du GIECRigueur scientifique• Examen critique par centaines de chercheurs dans chaque domaine • Milliers de relecteurs scientifiques volontaires révisent les différents chapitres • Processus unique sans équivalent dans d'autres disciplines scientifiques • Chaque conclusion traçable aux publications passées en revueNiveaux de confiance• Chaque conclusion assortie d'un niveau de confiance : élevé, moyen ou faible • Reflète le jugement d'experts associé à chaque conclusion • Preuves tracées aux sources scientifiquesApprobation par les pays• Représentants de tous les pays examinent le résumé à l'intention des décideurs • Appel à des experts de ministères et scientifiques pour relire les brouillons • Chaque phrase et mot sont scrutés lors de sessions d'approbation • 70 heures de débat pour 70 pages : discussions minutieusesDialectique géopolitique• Pays dépendants des énergies fossiles (Russie, Arabie Saoudite, États-Unis, Australie) • Pays émergents revendiquant leur développement (Chine, Afrique du Sud, Brésil) • Pays soutenant la science (Nouvelle-Zélande, Canada, Europe, Japon) • Pays vulnérables manquant de force de recherche (petits États insulaires, Afrique)
- Tâche d'approbation et enjeux politiquesPropositions de reformulationCertains pays proposent des reformulations prétendument plus élégantes qui en réalité atténuent la gravité de la situation.Autorité scientifiqueLe dernier mot revient aux scientifiques auteurs des rapports, garantissant l'intégrité scientifique.Contrôle qualité• Observateurs extérieurs présents lors des sessions d'approbation font des comptes rendus • Permettent de voir publiquement ce qui est dit en nom des pays • Assurent la transparence du processusSocle scientifique commun• L'approbation par tous les pays crée un socle scientifique commun reconnu universellement • Base fondamentale pour les négociateurs politiques sur le climat • Constitue une base pour l'action politique malgré les divergences géopolitiques
- Maturation des connaissances scientifiquesAnalyse comparativeComparer les rapports GIEC d'un cycle à l'autre permet de voir ce qui est confirmé plus solidement, ce qui est nouveau ou qui remet en cause les conclusions précédentes.Controverse scientifiqueIdentification des points de débat légitime, des éléments émergents potentiellement importants mais nécessitant vérification.Limites des connaissances• Identification claire des domaines avec incertitudes profondes • Articulation entre ce qui est connu et ce qui reste à découvrir • Dessein des voies de recherche critiquesExemple d'incertitudeInstabilité de la calotte antarctique : conditions d'instabilité très incertaines, critique pour évaluer la montée du niveau de la mer au-delà de 2050 pour les petites îles et zones de deltas.
- Critique du GIEC et désinformationCritiques persistantesLe GIEC fait face à des critiques perpétuelles, certaines légitimes, d'autres infondées basées sur la désinformation.Contexte de crise• Sortie de pandémie marquée par une montée de l'obscurantisme scientifique • Perte de confiance dans la recherche et les preuves scientifiques • Problématique de la désinformation contaminant d'autres domainesVulnérabilité des sociétés• Les sociétés sont très fragiles face à la vitesse de propagation de la désinformation • Lenteur de partage des connaissances robustes et établies • Asymétrie entre rapidité de scandales/désinformation et construction du savoirLeçon de la pandémie• Absence d'équivalent au GIEC pour la pandémie COVID-19 a montré ses limites • Approches nationales fragmentées plutôt que coordination internationale • Importance d'une revue collective des connaissances au niveau international
- Eau, sécurité alimentaire et risques en cascadeSécurité en eau• Populations dépendant de la fonte des neiges et glaciers au printemps : situation critique en cas de réchauffement important • Pénuries graves d'eau pour l'irrigation, l'agriculture, les villes, l'hydroélectricitéImpacts agricoles• Vagues de chaleur et épisodes chaud-sec affectent les rendements agricoles • Risques complexes : plusieurs greniers à blé mondiaux touchés simultanément • Chocs croissants sur les systèmes de production alimentairePièges de pauvreté• Chocs alimentaires pèsent davantage sur les plus fragiles sans moyens d'acheter • Flambée des prix alimentaires quand production chute • Chutes de revenus pour les petits producteurs agricolesEffets composites• Guerre Ukraine : coupure des exportations de maïs et blé de la Mer Noire • Pays d'Afrique du Nord dépendants des exportations déstabilisés politiquement • Risque de réversion de progrès en réduction de pauvreté extrême
- Responsabilité humaine et nature vivantePerspective scientifiqueÀ travers la paléoclimatologie, compréhension des capacités d'adaptation et des vitesses/amplitudes de changements passés comparés à la perturbation actuelle.Observation personnelle• Découverte des insectes et petits animaux par sa plus jeune fille en banlieue parisienne • Migration des crapauds du printemps vers les lacs de reproduction : moment magique de la nature fragile • Awareness des menaces : disparition de l'eau, pollution, infrastructure routièresInvisible climatique• Les rejets de gaz à effet de serre sont invisibles contrairement à la pollution plastique • Pourtant facteur majeur d'érosion de la biodiversité et dégradation des écosystèmes • Climat change affecte aussi directement les milieux naturelsPerte de beauté• Érosion de la biodiversité : perte de la beauté du monde • Sixième extinction de masse en cours • Question transmise à la génération future : qu'est-ce qu'on peut transmettre?
- Illusionisme des privilégiés et enjeux vitauxMythe de la protectionIllusion que la richesse personnelle protègera des conséquences graves d'un climat incontrôlable.Fragilité des bunkers• Impossible de fonctionner isolé dans un bunker pendant 30-40 ans • Climat incontrôlable affecte tous les niveaux de société • Exemple du film science-fiction : utopie non réalisteQuestions vitales• Sécurité en eau pour l'irrigation et l'agriculture • Rendements agricoles affectés par chaleur extrême • Chaînes alimentaires fragiles et interdépendantes • Systèmes de production alimentaire mondialisés et risquésProfonde humanitéEnjeu profondément humain : créer des systèmes alimentaires, d'eau et d'infrastructures résilientes et soutenables pour tous.
- Scénarios alternatifs et viabilitéScénarios durables• Mettent l'accent sur la soutenabilité, réduction de la consommation et systèmes de production alternatifs • Bénéfices annexes : sortie de la pauvreté, alimentation saine, qualité de l'air améliorée • Moins de risques liés au climatScénario du pire• Rivalités régionales et inégalités croissantes • Frein à l'éducation et progrès technologique • Accès limité aux technologies propres • Pièges de pauvreté : très pauvres et très riches, peu de classe moyenneDifficultés du pire scénarioRéconciliation impossible avec la maîtrise des émissions de GES et l'adaptation aux risques climatiques en délai très court.Impératif temporelChaque année d'inaction inscrit inéluctablement un réchauffement plus important et manque de préparation aux conséquences.
- Appels à l'action : jeunesse et organisationConseil aux jeunes• Acquérir des compétences solides sur le climat, les émissions de GES, les réductions nécessaires • Comprendre l'évolution climatique et les impacts attendus, les manières de s'y préparer • Compétences utiles pour vie citoyenne et professionnelleS'organiser collectivement• Rejeter l'idée fausse que tout va bien car on enseigne le climat à l'école • Ne pas supporter seul la charge mentale du climat • Interpeller ensemble les élus et décideurs : le vrai pouvoir de décisionVisibilité citoyenne• Être visible et dialoguer avec élus locaux : la voix des jeunes peut être entendue • Exemple : les retraités sont plus visibles que les jeunes dans les dialogues politiques • Participation politique locale et engagement durableDialogue intergénérationnel• Construire des lieux de dialogue sans enfermement en bulles de pensée • Créer conditions d'échange avec différents générations • Votre voix permet à d'autres de se projeter sur l'avenir • Enjeu critique : conditions de vie dans les décennies à venir





