Gaza/Dans Gaza | Documentaire | ARTE
Dans Gaza | Documentaire | ARTE

Dans Gaza | Documentaire | ARTE

ARTE1h 11minOct 23, 2025
16 chapters
  • Le début de la couverture journalistique(0'005'30)
    Les journalistes couvrent les bombardements et les alertes nocturnes dans la bande de Gaza depuis les conflits de 2008, 2014 et 2021.
    Un journaliste ayant 20 ans d'expérience en agence de presse internationale décide immédiatement de documenter les attaques en prenant des photos depuis le toit de son immeuble.
    Utilisation d'un système d'envoi instantané depuis la caméra pour envoyer directement les photos vers le serveur de l'agence de presse.
    Malgré les dangers, les journalistes maintiennent leur engagement à couvrir les événements et à transmettre l'information au monde.
  • Les défis de la couverture en première ligne(5'3011'00)
    Les journalistes voient des hommes armés dans des véhicules militarisés et tentent de comprendre la situation en formation.
    Le directeur de l'équipe interdit formellement à l'équipe de traverser les frontières, avertissant que les Israéliens vont tirer sur tout ce qui bouge.
    Malgré les restrictions, les journalistes capturent des photos des véhicules militaires entrant et quittent la bande de Gaza.
    Les journalistes sont accusés d'être au courant des événements après les avoir filmés en direct, ce qui crée des tensions avec les autorités.
  • L'escalade de la violence et l'offensive(11'0025'30)
    On entend le bruit des explosions et des drones dans la bande de Gaza. Tout le monde se cache dans la peur.
    Les photographes travaillent jour et nuit, partageant les responsabilités. Personne n'arrive à dormir.
    Les journalistes entendent parler de kidnappings et d'assassinats. Certaines situations échappent à tout contrôle et deviennent imprévisibles.
    Les autorités israéliennes ordonnent l'évacuation de la ville de Gaza. Les habitants sont priés de quitter immédiatement.
  • L'évacuation forcée et le départ(25'3029'00)
    Après 22 ans de carrière, le journaliste est obligé de quitter sa maison pour la première fois. L'agence de presse FP demande l'évacuation vers le sud.
    Les journalistes partent en convoi sans bagage ni certitude sur la durée. Ils ne savent rien de ce qui les attend.
    L'une des images les plus fortes documentées est la sortie des gens au début de l'offensive terrestre, montrant l'ampleur de l'exode.
    Le journaliste regrette le jour de son départ et se demande s'il reviendra un jour. L'avenir reste incertain.
  • La vie dans les camps de réfugiés(29'0031'00)
    L'équipe est dans une tente à Khans Younis près de l'hôpital sans internet ni moyens de communication stables.
    • Besoin de trouver du matériel pour continuer le travail • Mise en place d'une nouvelle logistique adaptée à la situation • Reconstitution d'un espace de travail semblable à un bureau
    Les dépêches de la FP, photos et vidéos servent aux médias du monde entier. Malgré la situation, l'équipe travaille sans relâche avec l'espoir que le travail soit reconnu.
    Tous les hôpitaux de Gaza et du nord du territoire ont cessé leurs services après le siège des chars et des blindés israéliens.
  • Les obstacles à la couverture(31'0036'00)
    Les journalistes ne peuvent que couvrir 20% des événements. Accès aux zones de combat bloqué par les dépliements militaires israéliens.
    Comment documenter les combats en détail quand on n'a pas le droit d'y accéder? Les journalistes sont éloignés des principaux événements.
    En moins d'une semaine, la route est fermée. Beaucoup de gens n'ont pas pu sortir de Gaza à temps.
    C'est difficile pour l'équipe de savoir que des événements majeurs se déroulent sans qu'on soit sur place pour les couvrir.
  • Le ciblage des médias et des journalistes(36'0019'00)
    Toutes les agences ayant des caméras sur les toits sont bombardées. Les bureaux des agences internationales comme l'AFP sont visés directement.
    L'équipe réalise qu'elle est dans le collimateur des attaques. Les bureaux de presse sont clairement dans la ligne de mire.
    • Le collègue Mohamed Abu Hatab et sa famille sont tués dans une attaque • 23 membres de sa famille proche périssent • Son épouse, ses enfants, et plusieurs frères sont morts
    L'équipe vit l'histoire du collègue seconde après seconde. Ils cherchent ensemble dans les décombres de sa maison pour retrouver les survivants.
  • La bataille contre la désinformation(19'0022'00)
    Les photos prises par les Palestiniens et documentées par les journalistes sont remises en doute par l'armée israélienne.
    Une photo d'un petit garçon tenu dans les bras d'un proche attendant son enterrement est qualifiée de fausse par les Israéliens.
    Les médias israéliens organisent régulièrement des campagnes contre les journalistes et contre l'AFP, affirmant que certains membres sont proches du Hamas.
    Sans preuves concrètes, la presse demande des preuves pour nier la mort des victimes. La vérité est essentielle pour la communauté internationale.
  • Les défis éthiques des journalistes locaux(22'0023'00)
    Gaza est un territoire minuscule où tout le monde se connaît. Les journalistes connaissent des gens proches du Hamas ou d'autres factions, parfois dans leurs propres familles.
    Connaître des personnes proches de groupes armés ne signifie pas partager leurs idées. Les journalistes maintiennent leur objectivité.
    • Après la prise du pouvoir à Gaza par le Hamas, les journalistes ont beaucoup souffert • Le journaliste a été détenu 20 fois • Une fois, un pistolet a été mis sur sa tête pour avoir couvert un assassinat
    Malgré les dangers, les journalistes sont encore plus déterminés à continuer leur travail d'investigation.
  • L'évacuation des bâtiments de presse(23'0043'00)
    L'équipe reçoit des instructions pour descendre rapidement d'une tour suite à une alerte de bombardement imminent.
    Ils confirment que ceux qui ciblent n'hésitent pas à frapper les journalistes. La tour est bombardée peu après l'évacuation.
    L'équipe doit quitter rapidement sans certitude sur la destination. Les routes sont contrôlées par les militaires.
    Il n'y a aucun lieu sûr dans la bande de Gaza. Hôpital, école, refuge - aucun n'offre de garantie de survie.
  • La vie quotidienne en temps de guerre(43'0050'00)
    En tant que journaliste, le devoir est de rester et de couvrir. Personnellement, on voudrait partir avec sa famille pour se mettre en sécurité.
    • À chaque instant, on peut mourir • C'est un sentiment effrayant et envisageable • Les gens prient pour une mort rapide plutôt que de souffrir
    Malgré la peur et le désespoir, certains trouvent des moments de joie ordinaire avec leurs enfants et proches.
    Les gens se sentent comme dans un enclos à bétail où le boucher vient chaque jour. Tout le monde à Gaza vit sous cette menace permanente.
  • La crise des communications(50'0052'00)
    Toutes les communications téléphoniques et mobiles de Gaza sont coupées en raison du manque de carburant des entreprises de télécommunications.
    La bande de Gaza devient à nouveau isolée du monde extérieur tandis que l'offensive militaire israélienne s'intensifie.
    La violence, le sang et la destruction de la guerre dépassent l'entendement des civils et des journalistes.
    Les gens pensaient que la presse pouvait faire pression pour arrêter la guerre, mais celle-ci a continué malgré la couverture médiatique.
  • Perte de confiance et questionnement(52'0054'00)
    Les gens accusent la presse d'être vide et disent que tout ce qu'elle dit dans le monde est faux. La confiance en la presse s'effondre.
    C'est dangereux pour les générations futures qui grandiront en méfiance envers les médias traditionnels.
    Les journalistes sont au cœur des événements quotidiens avec un défi majeur pour continuer leur travail d'information.
    Malgré les obstacles, les journalistes de Gaza continuent à travailler pour la vérité avec professionnalisme et transparence.
  • Les histoires humaines et la documentation(54'0064'00)
    Les journalistes couvrent la perte de proches parmi les habitants qui se déplacent du nord vers le sud à la recherche de sécurité.
    • Un journaliste montre l'attachement à sa sœur en cherchant parmi les corps des victimes • Des scènes de deuil intenses et personnelles • La douleur de ne pas pouvoir sauver ses proches
    En tant que journaliste, on doit montrer ce qui se passe à travers les mots, photos et caméra. On ressent toujours l'importance de rapporter ce qu'on voit.
    L'acte de documenter des moments tragiques laisse des traces profondes. Certains journalistes peuvent à peine supporter ce qu'ils voient.
  • L'exode et ses conséquences(64'0067'00)
    Quand on a demandé aux gens d'aller du nord au sud, beaucoup se sont déplacés à la recherche d'un endroit plus sûr pour sauver leur vie.
    Tout ce qui constituait la vie avant a été effacé et a disparu. Les rues, les habitants et la communauté ne sont plus reconnaissables.
    Les enfants sont en colère à l'idée de retourner à Gaza. Ils réalisent qu'ils ne reconnaîtront ni les rues ni les gens ni la vie qu'ils avaient.
    La question reste : comment le monde peut-il rester silencieux face à ces destructions? Les écoles, les civils et les innocents sont au cœur du conflit.
  • L'héritage des journalistes tombés(67'0071'40)
    Être journaliste signifie choisir une profession difficile. Être journaliste à Gaza signifie être sous le feu constant.
    • Des centaines de journalistes sans équipements ni moyens luttent pour la vérité • Ils le font avec professionnalisme et transparence • La peur et l'oppression les habitent
    Les histoires humaines et les récits des victimes se révèleront davantage après la fin de la guerre. Les journalistes morts et blessés doivent être reconnus.
    Malgré tout, il existe un espoir personnel pour les survivants. Si le passage est rouvert et la guerre se termine, les journalistes reviendront sans hésitation.