Tout sur la Chine/Chine, la fabrique d'une nation (2/2) | Le soleil rouge | ARTE
Chine, la fabrique d'une nation (2/2) | Le soleil rouge | ARTE

Chine, la fabrique d'une nation (2/2) | Le soleil rouge | ARTE

ARTE58 minFeb 3, 2026
21 chapters
  • La victoire amère et l'émergence du péril communiste(0'012'27)
    La Chine fait partie du camp des vainqueurs après la Seconde Guerre mondiale et récupère ses dernières concessions. Cependant, la victoire a un coût humain catastrophique : 22 millions de Chinois tués, 100 millions de personnes déplacées, industries détruites et production agricole effondrée.
    Chang Kai Cheek doit transformer la Chine en grande puissance selon le rêve du père fondateur Sun Yat-sen, malgré le chaos immense du pays après la guerre.
    Pendant la guerre contre les Japonais, les communistes dirigés par Mao ont étendu leur contrôle à 95 millions de personnes, soit un quart de la population chinoise. Cet État dans l'État représente un danger mortel pour Chang et un tremplin pour Mao.
    Staline et Truman forcent Chang et Mao à se rencontrer pour éviter une nouvelle guerre civile en Chine et maintenir la stabilité en Asie.
  • Les négociations forcées et le début de la guerre civile(2'276'53)
    En août 1945, Mao quitte Yenan sous protection de l'ambassadeur américain Patrick Hurley pour rencontrer Chang à Chongqing. Après 20 ans de haine et 43 jours de discussions, ils promettent de former un gouvernement d'union nationale.
    Le parti communiste demande la légalisation de son existence et un statut politique au travers d'une sécession territoriale. Chang, héros de la victoire contre le Japon et humilié par Staline concernant la Mongolie extérieure, refuse catégoriquement cette partition.
    Le gouvernement d'union nationale n'est jamais formé. En juin 1946, Chang lance une offensive généralisée pour chasser les communistes de Mandchourie où ils sont solidement retranchés.
    Les troupes de Mao sont mieux armées grâce au soutien soviétique et les bases rouges sont devenues une véritable contre-société établie solidement sur le terrain.
  • La machine de guerre communiste et l'effondrement nationaliste(6'539'55)
    À Yenan, Mao lance une réforme agraire fondamentale : les terres sont redistribuées aux paysans pauvres. Cette mesure populaire devient la clé de la victoire car elle rallie les masses rurales à la cause communiste.
    Mao déclare que la guérilla doit se mouvoir parmi le peuple comme un poisson dans l'eau. En 1947, il lance une contreoffensive décisive contre les nationalistes, marquant un tournant avec des batailles pour conquérir les villes.
    • La corruption règne dans les zones libérées par les nationalistes, qui s'enrichissent des biens laissés par les Japonais • La population est ruinée par l'hyperinflation et perd son soutien aux nationalistes • Les soldats désertent en masse malgré la poigne de fer de Chang
    Au printemps 1949, les soldats de Mao franchissent le Yangtze, prennent Nankin et Shanghai. Le régime nationaliste s'effondre militairement.
  • Taiwan sous occupation nationaliste et la brutalité du régime(9'5513'00)
    L'île Taiwan est rétrocédée par le Japon à la Chine en octobre 1945 et les colons japonais expulsés. Immédiatement, les nationalistes déployés par Chang se mettent à piller les richesses de l'ancienne colonie.
    Les Taïwanais expriment leur déception par une expression : « Le chien part, le cochon arrive ». Le chien représente les Japonais, le cochon les nationalistes corrompus qui ne respectent pas la loi.
    En février 1947, un incident dégénère en manifestation monstre réprimée avec une violence sans limite. Entre 10 et 20 000 personnes sont tuées, marquant un tournant symbolisant la perte d'espoir envers la mère patrie.
    En 1948, Chang autorise une démocratisation partielle et se fait élire président. Cependant, il lui-même avoue son profond malaise et sa dépression face aux circonstances actuelles, reconnaissant que les réformes sont trop timides et trop tardives.
  • La proclamation de la République populaire et le choix de Mao(13'0018'48)
    Shanghai tombe aux mains des communistes. Sentant la victoire approchée, Mao décide de fermer la porte aux Occidentaux et annonce choisir le camp de l'Union Soviétique en reproche aux Américains d'avoir soutenu Chang.
    Le 1er octobre 1949, un quart de la population mondiale bascule officiellement dans le bloc communiste. Mao choisit la Cité interdite pour proclamer la naissance de son nouveau régime, un palais édifié par un petit-fils de paysan devenu empereur.
    Pour la première fois depuis la chute de l'Empire en 1911, le soleil rouge éclipse le soleil bleu dans le ciel chinois, marquant le triomphe du communisme sur le nationalisme.
    Chang Kai Cheek refuse de négocier sa reddition. En décembre 1949, il se replie à Taiwan avec 600 000 soldats, persuadé qu'il incarne toujours la Chine et qu'il pourra regagner le terrain perdu malgré sa défaite continentale.
  • L'ambiguïté internationale et la tentative de Truman(18'4822'46)
    • Staline reconnaît la République populaire de Mao dès le 2 octobre 1949, suivi par les pays du bloc de l'Est • Les États-Unis hésitent car Chang est devenu un fardeau mais Mao n'est pas encore perçu comme une menace réelle immédiate • Truman décide de ne pas reconnaître la République populaire mais laisse prudemment des diplomates en Chine continentale
    En décembre 1949, Mao quitte la Chine pour la première fois et se rend à Moscou pour les 70 ans de Staline. Il est reçu froidement par Staline qui se méfie de lui et le soupçonne d'être un leader incontrôlable comme Tito.
    Le 5 janvier, Truman déclare que Taiwan est un territoire chinois et que les États-Unis n'ont aucune ambition pour Taiwan, espérant offrir la tête de Chang à Mao pour briser l'alliance sino-soviétique.
    Staline voit le piège et s'adoucit en acceptant de signer un traité d'amitié et d'alliance entre l'URSS et la Chine populaire. Désormais, personne ne doute que la mort de la Chine nationaliste est actée.
  • La guerre de Corée et le sauvetage de Taiwan(22'4626'44)
    Le 25 juin 1950, la guerre éclate en Corée avec 75 000 soldats nord-coréens franchissant la ligne de démarcation. Avec ce coup de force, s'en est fini des ambiguïtés en Asie.
    • Le 27 juin 1950, Truman déploie des troupes pour protéger le régime sud-coréen • Le même jour, il envoie la 7e flotte s'interposer entre Mao et Chang dans le détroit de Taiwan • L'esprit s'était gelé : l'URSS soutient la Chine populaire et les États-Unis le Guomindang
    D'une pirouette du destin, Chang retrouve son parapluie américain. L'île nationaliste devient un avant-poste de Washington en Asie, d'autant plus précieux que Mao participe au conflit coréen et devient un ennemi direct des États-Unis.
    Un cessez-le-feu est signé en 1953 avec 3 à 4 millions de Coréens morts et 36 000 soldats américains tués. Les Américains ne sont pas prêts à une nouvelle guerre et refusent le plan d'invasion de Taiwan que Chang a préparé.
  • La Terreur blanche à Taiwan et la consolidation du pouvoir(26'4428'03)
    Le projet de reconquête devient la justification d'un état policier sans pitié. Chang consacre trois quarts du budget de Taiwan à l'armée pour préparer son invasion du continent.
    • Sous prétexte de lutter contre les infiltrations communistes, le dictateur fait arrêter des dizaines de milliers de personnes • Tout parti politique d'opposition est interdit • Les agents du renseignement et policiers militaires peuvent confisquer les biens des arrêtés et en partager 35 pour cent
    La Terreur blanche s'abat sur Taiwan pendant près de quatre décennies. De nombreuses personnes sont sacrifiées non pas parce qu'elles étaient communistes, mais parce qu'elles ont été arrêtées et tuées arbitrairement.
    Malgré la répression, Taiwan bénéficie du soutien militaire et économique américain, permettant à Chang de consolider son régime autoritaire sur l'île pendant que le continent plonge dans le chaos communiste.
  • Le triomphe de Mao et l'oubli propagandiste de Chang(28'0330'00)
    La Chine populaire a osé tenir tête à la première puissance mondiale lors de la guerre de Corée. Staline mort, Mao veut désormais devenir le leader de la révolution mondiale et ne plus partager la lumière.
    La propagande efface les succès de Chang Kai Cheek, la récupération des concessions étrangères et la victoire contre le Japon. L'histoire de la Chine devient celle de la seule épopée communiste.
    La fiction propagandiste prétend que les nationalistes n'ont pas résisté effectivement aux Japonais et que l'essentiel de la résistance a été le fait des communistes, ce qui est une controverse énorme.
    Sous ces airs conquérants, la jeune République populaire reste très fragile. Mao hérite des questions irrésolues par Chang : qui est Chinois et quels sont les véritables contours de la Chine ?
  • L'annexion du Tibet et le nationalisme de Mao(30'0034'00)
    Mao doit faire face à d'innombrables différends frontaliers sur terre et en mer. L'Amérique met en place une ligne d'encerclement autour de la Chine par l'Asie du Sud, créant un problème de sécurité majeur.
    Pour stabiliser la République populaire, Mao accepte des tracés défavorables avec le Pakistan, la Birmanie et la Corée du Nord, mais demeure inflexible sur les régions périphériques stratégiques.
    Dès son arrivée au pouvoir, Mao renie les promesses d'autodétermination qu'il avait faites aux Tibétains et aux Ouïghours 20 ans plus tôt. Il les considère désormais comme Chinois et envoie l'armée les annexer.
    • L'annexion du Tibet en 1951 met fin à 40 ans d'indépendance de facto • Des villages entiers sont rasés et des dizaines de milliers de Tibétains sont tués • C'est le début d'une longue et douloureuse entreprise de sinisation des régions périphériques
  • Le Grand Bond en avant et la famine catastrophique(34'0036'26)
    Pour rattraper en 15 ans la puissance industrielle de l'Angleterre, Mao lance le Grand Bond en avant. Du jour au lendemain, toute la population doit se mettre à la production d'acier, les paysans quittant leurs champs.
    En quelques mois, la production agricole s'effondre complètement. Une famine déferle sur le pays, faisant plusieurs dizaines de millions de morts.
    Aveuglé par ses propres slogans, Mao refuse de voir la catastrophe. Il minimise les morts, les attribuant à une simple pénurie de viande de porc et de savon plutôt que de reconnaître le désastre.
    • La radicalité de Mao est dénoncée publiquement par le nouveau dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev • Le Kremlin rappelle ses 1400 conseillers déployés en Chine • L'épisode marque la rupture entre Moscou et Pékin
  • La Grande Révolution culturelle et la terreur maoïste(36'2639'21)
    Isolé après la rupture avec l'URSS et de plus en plus critiqué au sein de son propre parti, Mao est menacé de perdre le pouvoir. Pour se maintenir, il déchaîne le chaos.
    Mao lance la Grande Révolution culturelle prolétarienne en s'appuyant sur l'innombrable jeunesse chinoise. Pour ces jeunes élevés dans le mythe de l'épopée communiste, Mao est un dieu vivant.
    • La Chine devient un royaume en folie terrorisé par les Gardes rouges • La révolution vise à liquider la culture chinoise ancestrale • Les œuvres sont détruites par le fer ou le feu, les hommes par les mots ou la torture
    Des centaines de milliers, peut-être des millions de Chinois sont tués. Professeurs, cadres du parti et minorités ethniques sont éliminés en tant qu'ennemis de classe selon Mao, qui refuse de voir la catastrophe qu'il a provoquée.
  • Taiwan prospère sous le régime de Chang et sa Renaissance culturelle(39'2142'01)
    À rebours du drame de la Chine populaire, Taiwan prend son envol sous perfusion américaine. L'économie connaît une croissance fulgurante de 10 à 12 pour cent par an grâce à la production de textiles, jouets et composants électroniques.
    Sur l'île, Chang redistribue les terres aux paysans pour créer le bien-être du peuple cher à Sun Yat-sen, reproduisant le succès social qui a favorisé les communistes sur le continent.
    Chang lance le mouvement de la Grande Renaissance culturelle en réaction à la révolution culturelle maoïste. Là où Mao détruit la culture chinoise traditionnelle, Chang la met sur un piédestal en vénérant les textes et reliques du passé.
    Le vieux dictateur persuade que Taiwan incarne l'avenir de la Chine. Pour lui, Taiwan doit être le dernier rempart contre la destruction totale de l'identité chinoise face au chaos continental.
  • L'expulsion de Taiwan de l'ONU et la reconnaissance américaine de la Chine(42'0145'33)
    L'ordre mondial se bouleverse avec la rupture entre l'URSS et la Chine populaire au début des années 1960. Moscou et Pékin sont désormais ouvertement ennemis, créant une opportunité pour les États-Unis.
    À peine intronisé président en 1969, Richard Nixon voit le divorce communiste comme une opportunité. En 1971, les États-Unis donnent le choix à Chang : accepter la présence de la République populaire à l'ONU ou lui laisser sa place.
    Le 25 octobre 1971, la République de Chine, membre fondateur de l'ONU, est expulsée de son siège au profit de la République populaire. Votés pour : 76, contre : 35, abstentions : 17. Chang se sent trahi par Nixon.
    • Le 21 février 1972, Nixon est le premier président américain à fouler le sol de la Chine continentale • Mao appelle Chang « notre vieil ami » mais insiste que Taiwan fait partie de la Chine • Les États-Unis et la Chine publiant un communiqué reconnaissant qu'il n'y a qu'une seule Chine, sans préciser qui la gouverne
  • La mort des deux grands rivaux et l'héritage de la lutte fratricide(45'3349'00)
    Chang reste convaincu que le peuple chinois se tournera contre Mao et que le Guomindang pourra débarquer en sauveur. Il met en scène le miroir inversé de la révolution culturelle maoïste par la Grande Renaissance culturelle.
    Leader de la Chine nationaliste depuis un demi-siècle, Chang Kai Cheek s'éteint le 5 avril 1975, le jour des morts du calendrier chinois. Deux millions de personnes défilent devant son cercueil durant les 11 jours de cérémonie d'adieux.
    Un an plus tard, Mao meurt le 9 septembre 1976 à Pékin. Peu avant sa mort, il confie à Henry Kissinger une dernière pensée : si Dieu lui demande pourquoi il n'a pas libéré Taiwan, il répondra qu'il vaut mieux laisser Taiwan sous garde américaine.
    • Avec leurs morts prend fin une lutte fratricide de cinq décennies • Mao a fini par l'emporter mais laisse la Chine exsangue • Chang a perdu mais son île refuge devient l'un des quatre dragons de l'Asie • Les braises de la guerre civile ne s'éteignent pas avec eux
  • Deng Xiaoping et la réouverture économique de la Chine(49'0050'46)
    En Chine populaire, c'est un ancien compagnon de route de Mao, Deng Xiaoping, qui prend le pouvoir à la fin des années 1970. Il veut rompre avec l'utopie meurtrière du Grand Timonier.
    • Pour faire de la Chine une nation riche et puissante, Deng se réapproprie comme Chang à Taiwan le plan de modernisation du premier révolutionnaire Sun Yat-sen • Il ouvre la Chine à l'économie de marché • Il invite les entreprises étrangères à investir dans des zones économiques spéciales sur le littoral
    Le nouveau leader communiste n'oublie pas le rêve de l'unification du territoire chinois. Il propose la formule « Un pays, deux systèmes » : Taiwan reconnaît le drapeau rouge mais conserve ses institutions et forces armées.
    Sans surprise, Chiang Ching-kuo, le fils de Chang qui dirige Taiwan, refuse cette proposition. Pire encore aux yeux de Pékin, il est contraint de laisser l'île se démocratiser et légalise en 1986 un parti indépendantiste, le DPP.
  • La démocratisation de Taiwan et la répression de Tiananmen(50'4652'31)
    La légalisation du DPP marque la fin du monopole de la doctrine du Guomindang, « Une seule Chine sous le soleil ». La loi martiale est levée en 1987 et le slogan de reconquête du continent est abandonné en 1991.
    Taiwan se democratize progressivement tandis que le parti indépendantiste a de plus en plus de succès dans les urnes. Pour de nombreux Taïwanais, Taiwan est devenue une nation à part entière.
    Au printemps 1989, les jeunes Chinois expriment leur désir de démocratisation sur la place Tiananmen. Deng Xiaoping répriment les manifestations dans le sang, faisant plusieurs milliers de morts.
    Pour Deng, la démocratie libérale à l'occidentale est un poison mortel. La dissolution de l'URSS deux ans plus tard confirme ses craintes que l'idéologie communiste ne peut plus être le seul ciment du peuple chinois.
  • La résurgence du nationalisme communiste et la réouverture envers Taiwan(52'3154'45)
    Pour garder le pouvoir après Tiananmen, le Parti communiste se réapproprie la recette miracle de son vieux rival Chang : le nationalisme. À partir de 1991, une campagne massive ressuscite l'histoire des années d'humiliation.
    • Lorsque quelque chose ne va pas, le Parti crée un problème avec les étrangers pour susciter un sentiment de nationalisme chez la population chinoise • Cela permet de faire oublier les malheurs internes et les difficultés domestiques • Cela rallie le peuple autour d'un ennemi commun désigné par l'État
    En 1997, la rétrocession de Hong Kong permet au Parti de clore la page de 150 ans de colonisation devant les caméras du monde. Avec Macao deux ans plus tard, ce sont les seuls territoires récupérés par le Parti communiste à ce jour.
    Comme prévu, la baguette magique du commerce semble rapprocher les deux rives du détroit. Avec son adhésion à l'OMC en 2001, la Chine connaît un décollage économique spectaculaire et les Taïwanais investissent massivement en Chine continentale.
  • La reconnaissance partielle du rôle nationaliste et l'alliance politique paradoxale(54'4557'34)
    Pour faciliter le rapprochement, le Parti communiste fait un pas symbolique majeur en direction de son ennemi d'hier, le Guomindang. En 2005, lors du 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le président Hu Jintao reconnaît que la victoire sur les Japonais n'est pas seulement celle des communistes.
    • La population de Chine découvre avec émotion les visages des héros nationalistes de la fameuse brigade des 800 • Leur résistance en 1937 avait tenu le pays en haleine face aux Japonais • Ces héros, pestiférés pendant les années Mao, sont désormais reconnus comme des vieux camarades par la propagande
    La population est captivée par ces documentations qu'elle découvre et les grandes séries diffusées à une heure de grande écoute. C'était des récits jamais lus dans les cours d'histoire ou les romans officiels auparavant.
    Par une étrange ironie de l'histoire, après des décennies de haine à Taiwan, le Guomindang devient l'allié politique de Pékin. Les statues de Chang Kai Cheek sont partiellement déboulonnées et remisées, mais son héritage de réunification reste influent dans le Guomindang.
  • Le déclin du Guomindang et la montée de l'indépendantisme taïwanais(57'3458'40)
    Son parti n'a pas abandonné l'idée d'une réunification avec la Chine populaire, mais l'influence du Guomindang décline progressivement sur l'île suite à la démocratisation.
    Le parti indépendantiste a de plus en plus de succès dans les urnes. Pour lui, Taiwan est devenue une nation à part entière, rompant avec le rêve de réunification de Chang Kai Cheek.
    De l'autre côté du détroit, 35 ans de campagne nationaliste ont rendu l'unité chinoise non négociable pour le Parti communiste et la population mainland.
    Xi Jinping au pouvoir depuis 2012 a hérité d'un pays qui pour la première fois depuis 100 ans a l'économie et l'armée d'une grande puissance. Une puissance qui rêve plus que jamais d'un seul soleil dans le ciel chinois.
  • L'héritage non résolu et les risques futurs(58'4058'58)
    Les braises de la guerre civile ne se sont pas éteintes avec la mort de Chang et Mao. Le rêve du nationalisme d'une seule Chine persiste chez Pékin.
    • Taiwan a développé une identité taïwanaise distincte au cours des décennies d'autonomie • La population de Chine continentale et de Taiwan ont des intérêts politiques et économiques divergents • Le Parti communiste reste idéologiquement attaché à l'unification malgré les réalités politiques contemporaines
    Au risque de raviver les braises de la guerre civile, une puissance communiste rêve d'unification. Cette ambition menace la prospérité que les Chinois et Taïwanais ont mis si longtemps à retrouver après les décennies de chaos et de guerre.
    La question posée au début du document persiste : qui est Chinois et quels sont les véritables contours de la Chine ? C'est une question que ni Chang ni Mao ni leurs successeurs n'ont pu résoudre définitivement.