Gaza/Gaza : un an de survie | Interview de Rami Abou Jamous | ARTE Reportage
Gaza : un an de survie | Interview de Rami Abou Jamous | ARTE Reportage

Gaza : un an de survie | Interview de Rami Abou Jamous | ARTE Reportage

ARTE13 minOct 7, 2024
5 chapters
  • Walid : préserver l'innocence en pleine guerre(0'110'46)
    Walid, fils du journaliste gazaoui Rami Abou Jamous, continue à jouer et s'amuser malgré les bombardements. Le ciel de Dara Al-Balah est survolé par des drones israéliens.
    Rami a décidé de maintenir son fils dans un monde parallèle, un monde d'enfants, pour le protéger psychologiquement de la réalité de la guerre.
    • Walid applaudit à chaque bombe qui tombe, les confondant avec des feux d'artifice • Pour lui, les explosions célèbrent un anniversaire plutôt que de représenter la destruction
    Rami explique à Walid dès le premier jour que c'est du cinéma, tentant de créer un écran protecteur entre la réalité brutale et l'imagination enfantine.
  • Rami : journaliste en exil, entre documentation et survie(0'464'00)
    Le 7 octobre 2023 à 8h02, Rami poste une photo de sa valise, marquant le début de la guerre d'Israël contre le Hamas et son entrée dans un quotidien d'incertitude.
    • Rami participe à un groupe WhatsApp de journalistes francophones créé bien avant le 7 octobre • Il envoie quotidiennement le message 'salut les amis toujours vivant' qui devient une preuve de vie rassurante pour ses amis • Le groupe se transforme en lien vital de communication et de solidarité
    Rami utilise la vidéo, la photographie et les ambiances sonores pour documenter Gaza, partageant des images d'hôpitaux et du territoire, tout en se confiant personnellement.
    Rami admet que cette fois, c'est lui l'info. Il partage ses vidéos et audio comme archives, tout en reconnaissant son impact psychologique et sa tendance à exagérer parfois.
  • La fuite vers le sud : chaos et résilience(4'008'22)
    En début novembre, les bombardements se rapprochent dangereusement. Rami filme la tour qui s'écroule à côté de sa maison, inquiétant ses amis du groupe WhatsApp.
    • Après deux jours de silence radio terrifiant, Rami envoie des images de sa fuite de Gaza le 11 novembre • La famille traverse tout le territoire en charrette, voiture et à pied pour se mettre à l'abri • Rami et les siens se retrouvent à l'hôpital au milieu du chaos d'une évacuation massive
    Rami parvient à trouver un petit appartement à Rafah partagé avec une autre famille, permettant une courte pause de répit et une tentative de créer une vie normale.
    Walid est adopté par tout le quartier qui l'appelle 'le français' car son père ne lui parle qu'en français. Le petit garçon continue sa vie d'enfant déraciné mais en famille.
  • Entre tente et rêve : vivre sous les ordres d'évacuation(8'2212'47)
    Six mois après la fuite de Gaza, Rami et sa famille doivent évacuer Rafah. Cette fois, aucune possibilité de loger dans un appartement : des centaines de milliers de Gazaouis sont contraints de se réfugier dans des tentes.
    • Rami transforme la tente en 'villa' avec chambre à coucher, salon, salle de bain et petit jardin • Il utilise le jeu et l'humour pour faire rêver Walid d'une vie normale • Walid joue avec du sable et du ciment, inconscient de la réalité de son environnement
    Rami montre à Walid des vidéos de leur ancienne maison, lui rappelant sa chambre et ses jouets. L'enfant ne se souvient pas de vraie maison, seulement des vidéos.
    • Sabah, la mère de Walid, est enceinte, symbolisant que la vie continue malgré le génocide • Rami choisit de nommer le prochain enfant Ramzi si c'est un garçon, ou Lara si c'est une fille • Les parents voient les fleurs qui naissent comme la réponse à ceux qui ont disparu
  • Une année de survie : le quotidien du 'toujours vivant'(12'4713'19)
    Les jours, semaines et mois passent. Chaque matin, Rami continue d'envoyer son message devenu traditionnel à ses amis : 'salut les amis toujours vivant'.
    • Les ordres d'évacuation continuent d'être distribués par l'armée israélienne, quartier par quartier • Les habitants doivent constamment se déplacer pour rester en vie • L'humiliation et la peur persistent à chaque nouveau déplacement
    Walid applaudit trop fort après les bombardements de Rafah. Rami accuse Israël de bombarder délibérément les écoles et hôpitaux, utilisant sa haute technologie pour cibler même des individus au milieu de la foule.
    À 3h30 du matin, une nuit terrifiante pousse la famille à préparer ses affaires et à se tenir prête à fuir à nouveau. Walid est réveillé, effrayé, dans l'incertitude constante.