
Arthur Keller - "Il faut s'attaquer au système !" | LIMIT
Il faut s'attaquer au système !
27 capitulos
- Introduction et expertise en décivilisation systémiquePrésentationArthur Keller est expert dans le domaine de la décivilisation systémique et de la complexité. Il explique son approche qui consiste à connecter différentes expertises disciplinaires pour voir comment elles interagissent.Double expertise• Comprendre les problèmes de manière systémique en connectant climat, biodiversité, ressources et pollution • Développer des stratégies de résilience collective et d'organisation pour affronter les crisesDistinction cléIl faut distinguer entre atténuation et adaptation. Les grands problèmes auxquels l'humanité fait face ne peuvent pas être résolus au sens de faire disparaître le problème, mais uniquement adaptés.ApprochePlutôt que de chercher une solution unique, il faut prendre du recul par rapport à la notion même de solutions et reconnaître que certains problèmes ne peuvent qu'être gérés.
- Les limites planétaires dépasséesCadre scientifiqueL'étude des limites planétaires, réalisée en 2009 par le Stockholm Resilience Centre, définit les conditions de stabilité durable de la zone critique où vivent les humains et toute forme de vie sur Terre.Limites dépassées• Changement climatique avec concentration excessive de gaz à effet de serre • Biodiversité avec chute vertigineuse des espèces • Changement d'affectation des sols à cause de l'urbanisation, activités minières et déforestation • Cycles biogéochimiques, notamment du phosphore et de l'azote • Pollutions et entités nouvelles depuis janvier 2024Chiffres alarmants• 75% des sols au niveau planétaire sont dégradés, 33% très dégradés • On a dépassé 5 limites sur 9 minimum, avec 2 autres non encore quantifiéesDimension humaineAu-delà des limites écologiques, il existe aussi des limites humaines concernant ce que les humains peuvent supporter et la stabilité des sociétés elles-mêmes.
- État du système terre par sphèreLithosphèreLimites géologiques et capacités limitées à extraire, transformer et fournir ressources minérales, combustibles fossiles aux sociétés. Des questions de stocks, flux, prix et géostratégie.Hydrosphère et cryosphère• Hydrosphère : ensemble des eaux avec pollutions, acidification, assèchements et désalinisation • Cryosphère : glaces fondant bien plus vite que prévu selon les modèles • État très dégradé dans tous les domainesAtmosphère et biosphère• Pollution atmosphérique cause 9 à 10 millions de morts par an selon l'OMS • Dérèglements climatiques et cycles carbone-oxygène perturbés • Effondrement du vivant : déclin de 68% des populations de vertébrés en 46 ans, inédit dans l'histoirePédosphèreL'ensemble des sols est en très mauvais état avec 75% dégradés et 33% très dégradés, affectant les écosystèmes connexes.
- La sixième extinction et métriques de biodiversitéDéfinition extinctionUne extinction est officiellement déclarée quand plus de 75% des espèces ont disparu. On est presque à ce point après 5 extinctions précédentes dans l'histoire de la Terre.Indicateurs multiples• Nombre d'espèces présentes • Populations et nombre d'individus • Vitalité des populations, exemple : poids moyen des ours blancs en déclinExemple ours blancsCertaines populations régressent ou stagnent mais surtout sont en très mauvais état. L'habitat s'effondre et les populations s'adaptent difficilement, en très mauvais état.Complexité mesureIl faut évaluer l'état de la biodiversité selon plusieurs dimensions : nombre d'espèces, santé des populations, viabilité des habitats et interactions écologiques.
- Économie circulaire et limites thermodynamiquesMythe circulaireImpossible de circulariser complètement une civilisation. L'économie circulaire peut boucler certains flux mais pas l'intégralité. Le green deal est largement du greenwashing.Downcycling réalité• Le vrai recyclage à l'infini n'existe que pour quelques matériaux simples • Souvent le verre recyclé se mélange avec du verre de moins bonne qualité • Impossible économiquement de récupérer les microgrammes de terres rares dans l'électroniqueSophistication croissantePlus on miniaturise, plus on électronise, plus on sophistique, moins on s'approche d'une véritable circularité. Les micro-composants avec terres rares ne sont pas rentables à recycler.Contradiction interneImpossible de tenir le discours d'une circularisation tout en déployant constamment de nouvelles technologies. C'est antinomique en réalité.
- Dépasser les limites : symptômes et causesCycle destructeurOn prélève plus que ce que la terre peut renouveler. On détruit les écosystèmes plus vite que leur capacité d'auto-réparation. On génère des déchets et pollutions plus vite que l'environnement ne peut les absorber.Accumulation toxiqueCertains déchets ne se diluent pas et ne rentrent pas dans les cycles naturels. Ils s'accumulent via bioaccumulation et persistance toxique dans l'environnement.Changement climatique symptômeLe changement climatique est une des multiples conséquences d'un problème plus profond. Si on ne s'attaque qu'au climat sans traiter la cause, on soulage le symptôme mais pas la maladie.Cause primaireLa cause primaire c'est le flux excessif d'énergie et de matières. Il faut descendre les flux et limiter la vitesse de dégradation environnementale.
- Métaphore du cancer : symptômes vs maladieLes symptômes• Traiter les maux de tête avec paracétamol • Traiter les problèmes de peau avec une crème • Traiter les problèmes digestifs avec une tisaneIllusion de solutionTraiter chaque symptôme spécifiquement soulage la vie quotidienne mais ne résout pas le problème fondamental si c'est un cancer généralisé.Réalité actuelleOn traite le changement climatique, la biodiversité, les pollutions séparément. Mais si c'est un système dégradé dans son essence, la somme des traitements ne suffit pas.Traitement réelIl faut reconnaître qu'il y a un cancer et mettre en place un vrai traitement de choc, même difficile et perturbant, plutôt que des aménagements superficiels.
- L'habitabilité de la planète en jeuEnjeu réelCe qui est en train de se jouer aujourd'hui, c'est l'habitabilité de la planète Terre pour nous et pour des espèces complexes. C'est bien supérieur à simplement un problème du climat.Urgence temporelleCe n'est pas pour les générations futures mais pour nous maintenant. Ce n'est pas pour les arrière-petits-enfants mais pour le moment présent.Solutions partielles insuffisantes• Décarboner les sociétés est important mais ne suffit pas • Sauver la biodiversité est vital mais partiel • Assurer l'accès aux ressources est crucial mais incompletNécessité systémiqueSi on n'attaque pas le système qui crée ces problèmes, si on ne diminue pas les flux et si on ne rentre pas dans une logique de régénération, c'est foutu.
- Absence de précédent et volonté limitéeLeçons du passéAucune société n'a volontairement décidé de s'autolimiter. Il n'y a pas d'exemple historique de civilisation trop développée qui a dit 'arrêtons là'.Peuples premiers• Certains peuples premiers comme les aborigènes australiens ont vécu de manière stable avec leur environnement pendant des dizaines de milliers d'années • Mais ce sont des sociétés très différentes avec peu de rôles et sans aspirations à l'accomplissement personnelRéalité contemporaineAujourd'hui, revenir en arrière est impossible. On ne peut pas effacer 8 milliards d'humains ni réinitialiser le système actuel.Dilettantisme généraliséL'humanité gère la question de l'habitabilité de la planète avec un certain dilettantisme. Peu de gens comprennent la gravité réelle de la situation.
- Paradigme de croissance infinie et thermodynamiqueSystème nécessitant croissanceLe système économique ne peut marcher que s'il y a une croissance permanente. Si demain n'est pas plus gros qu'aujourd'hui, qui va rembourser l'emprunt?Réalité thermodynamiqueLa thermodynamique est une loi qui s'impose partout. La croissance infinie sur une planète finie est mathématiquement impossible.Indicateurs de fin• Les taux de croissance mondiale baissent depuis les années 70 • Ils sont passés de positifs à quasi-nuls et vont passer en dessous de zéro • C'est déjà en cours, pas une projection lointaineOptimisme aveugleLes élites veulent protéger un optimisme candide dans l'avenir basé sur l'idée que demain sera toujours meilleur. C'est incompatible avec la réalité thermodynamique.
- Efficacité énergétique et effet rebondEfficacité croissanteOn devient plus efficace dans l'utilisation de l'énergie et dans la réduction du carbone par unité d'énergie utilisée.Effet rebond réelHistoriquement, cette efficacité a été complètement absorbée par l'effet rebond. La croissance économique grossit énormément et annule les gains d'efficacité.Démonstration mathématique• GES = (GES/PIB) × PIB • De 1950 à aujourd'hui, GES/PIB divisé par 2,4 tandis que PIB multiplié par 13-14 • Résultat : GES multiplié par 6-7 environExemple concretUn baril de pétrole produit 10 T-shirts avant, 20 aujourd'hui grâce à l'efficacité. Mais on en vend 40, donc 4 fois plus finalement. L'efficacité suffit pas.
- Solutions plurielles et approches systémiquesPas une solution uniqueLa solution est plurielle et systémique. Il n'existe pas une seule réponse mais un ensemble de mesures dont certaines sont plus importantes que d'autres.Changement culturel• Repenser le rapport à la nature au-delà des ressources utiles • Passer d'une logique d'artificialisation à une logique de régénération • Laisser la nature s'autoréguler là où elle peutRéduction drastique consommation animaleLa littérature scientifique est claire : impossible de calmer le jeu climatique sans réduire drastiquement la consommation de viande et produits laitiers. Point barre.Plan A et Plan B• Plan A : essayer de changer le système de l'intérieur et l'extérieur • Plan B : se préparer au cas où le Plan A échouerait, développer la résilience collective
- La crise énergétique et alimentaire imminenteMoins d'énergie disponibleDans les prochaines années et décennies, on aura véritablement moins d'énergie et moins de matière première disponible. Cela s'accélère exponentiellement.Dépendance extrême• On dépend de l'autre bout du monde pour des choses vitales • Crise COVID a montré la vulnérabilité : masques, respirateurs, principes actifs fabriqués au loin • Agriculture dépend de pétrole bon marché et de main d'œuvre étrangèreAutonomie alimentaire quasi-zéroÉtude 2017 Utopies : 100 plus grandes aires urbaines françaises ont seulement 2,1% d'autonomie alimentaire en moyenne. Avignon en tête avec 8%.Fragilité système productif• Agriculture impossible sans pétrole/gaz pour engrais et équipements • Plus d'expertise de réparation locale des machines • Électronique rend réparation impossible, manque accès au code informatique
- Spécialisation territoriale et dépendance mondialiséeCompétition territorialeLa mondialisation a mis les territoires en compétition les uns avec les autres. Chaque territoire doit être ultra-spécialisé pour être compétitif.Flux inverséPresque tout ce qui est produit est exporté, presque tout ce qui est consommé est importé. Ultra-dépendance des chaînes d'approvisionnement mondiales.Système fragileCe système n'est possible que tant qu'il y a beaucoup de pétrole bon marché. Transporter de la nourriture de l'autre bout du monde n'est pas problématique si le pétrole coûte rien.Fin imminenteCela va bientôt finir. Pénuries potentielles de diesel affectent directement les machines agricoles. Le système de production actuel ne survivra pas longtemps.
- Dissonance politique et inaction systémiqueDiscours politique optimisteLe discours des grands chefs d'État et chefs d'entreprise est complètement à l'opposé de la réalité. On parle d'avenir meilleur dans un système basé sur une croissance impossible.Paradigme de penséeTout s'inscrit dans un paradigme économique qui veut protéger l'optimisme à tout prix. Cet optimisme doit être lucide, pas candide.Prise de conscience nulleOn ne va pas du tout vers une prise de conscience des problématiques réelles. Les gouvernants cherchent à maintenir l'illusion de continuité.Doute sur transformationJe doute que le système existant puisse apporter les changements profonds et rapides nécessaires. Les choses s'accélèrent mais on n'a pas 50 ans.
- Communication du message et multiplicateurs de changePas de clé uniqueIl n'y a pas une clé dans le comment on fait. C'est très important de savoir qui porte le message car le même message porté par des gens différents n'a pas le même impact.Multiplicateurs essentiels• Experts externes portant des messages non-idéologiques • Ambassadeurs au sein des différentes communautés • Gens incarnant le changement personnel comme exemple vivantExemple du changement personnelQuelqu'un qui rêvait de jet privé et Lamborghini mais a changé de paradigme peut inspirer d'autres. C'est vital que chaque communauté ait ses propres relais de transformation.Limite d'échelle• Live Aid et Live Earth ont touché des milliards de personnes • Olympiades vues par 2-3 milliards • Même avec ces audiences massives, impossible de faire passer tous les messages
- Liberté vs addiction consommatriceFaux sens de libertéLes gens pensent que la liberté c'est pouvoir acheter tout ce qu'ils veulent. Ce n'est pas la liberté, c'est de l'addiction.Adaptation hédonique• Biais cognitif où le bonheur se réajuste rapidement à une nouvelle situation • Chaque achat donne un shoot de plaisir temporaire • Il faut toujours plus pour atteindre le même niveau de satisfactionCycle destructeurComme un drogué qui augmente les doses, la course à la consommation ne mène jamais à la réalisation personnelle. À long terme, ça détruit.Véritable libertéSe détacher du système délétère, c'est ça la liberté. Les gens sont plus heureux et sentent du sens en contribuant à quelque chose.
- Génération et compréhension tardivePattern générationnelChaque génération comprend après coup qu'elle s'est trompée. Trop tard, la planète a déjà souffert et la génération suivante fait pareil.Fin de vie tardiveGens réalisent en fin de vie que la course à la consommation ne les a pas rendus heureux. C'est con parce que la planète a beaucoup souffert entre temps.Impossibilité actuelleImpossible de faire passer le bon message avec les bonnes personnes à la bonne échelle en même temps.Changement multi-niveaux• Changements politiques profonds et rapides • Mobilisation citoyenne massive • Transformation des entreprises et du tissu économique • Changement culturel de toute la population
- Plan A : transformation interne et confrontationApproche duelleEssayer de changer de l'intérieur et de l'extérieur du système avec des gens en politique qui impulsent des changements.Limiter la casseIl s'agit surtout de limiter la casse, c'est ça la réalité. Le meilleur des cas est juste d'en atténuer les impacts.Confrontation nécessaire• Aller à l'affrontement quand c'est nécessaire • Des domaines entiers de l'économie sont purement destructeurs • Le trading de haut niveau accumule énormément d'argent sans créer de valeur réelleAction systémiqueIl faut travailler sur le système pour limiter ses dimensions purement destructrices. Cela requiert des changements au niveau politique, entrepreneurial et citoyen.
- Plan B : résilience collective et préparationNotion cléLa résilience collective c'est notre capacité d'auto-organisation spontanée face à une crise qu'on aurait pas prévu ou face à laquelle ce qui était prévu ne suffit pas.Développement culture risque• Avoir les idées claires sur les risques potentiels auxquels on est soumis • Prévoir des choses en cas de crise • Faire circuler l'information pour que tout le monde sacheExemples pratiquesAu Japon, des exercices réguliers pour le risque sismique sécurisent les gens et les préparent plutôt que de les paniquer.Peur constructiveFaut pas avoir peur de faire peur. Les gens sentent qu'on va vers des crises graves donc le silence fait plus peur que la vérité. L'important est d'équiper les gens de solutions concrètes.
- Action locale et sphère d'influenceLimites politiquesLa plupart des gens n'ont pas la possibilité d'agir au niveau planétaire. Il faut agir localement où c'est concret.Sphères d'action• Plan A : influencer la direction politique par le civisme, pétitions, manifestations, résistance • Plan B : agir dans sa sphère de contrôle directe avec efficacité personnelleEfficacité personnelleQuand on fait des choses et qu'on a un retour, on développe un sentiment d'efficacité personnelle qui nous permet de nous préparer face aux crises futures.Sentiment concretL'important c'est d'avoir un sentiment d'efficacité qui se déguise et se développe parce qu'on fait des choses concrètes.
- Point de non-retour et métaphore de la voiturePoint critiqueIl existe un point de non-retour au-delà duquel la distance de freinage est trop grande pour arrêter avant le gouffre.Paramètres variablesCe point dépend de nombreux paramètres et n'est jamais matérialisé précisément. Impossible de savoir exactement quand on l'a passé.Au-delà du pointAu-delà du point de non-retour, le freinage ne suffit plus. Il faut sauter de la voiture. Mais ralentir aide à mieux sauter.Hypothèse réelleNous avons probablement déjà dépassé le point de non-retour globalement. Les stratégies de freinage vendues par les élites ne suffiront pas, peu importe leur qualité.
- Canots de sauvetage et alternatives constructionBesoin structures alternativesIl nous faut des canots de sauvetage. La résilience collective se crée via des projets concrets lancés par collectivités, collectifs citoyens ou organisations.Diversité participantes• Chantiers participatifs avec des gens radicalement différents • Pas toujours les mêmes bobos écolos • Notamment les gens les plus vulnérables car c'est là que ça cassera en premierCohésion vs antagonismesRésilience collective intrinsèquement liée à cohésion sociale et dimension environnementale. Dépend de culture du risque développée en travaillant ensemble.Quand ça va se tendreSituation va accélérer bientôt. Les problèmes vont commencer à apparaître massivement. Les gens les plus vulnérables vont souffrir en premier.
- Transformation territoriale et gestion antagonismesAu-delà de marginalitéNe pas croire qu'une société entière basculera. Mais une minorité non-négligeable peut basculer si des projets de transformation territoriale réels se lancent.Transformation profonde• Change les manières de faire, produire et consommer • Change aussi les manières d'être et les rapports de force • Les gagnants d'aujourd'hui ne seront pas gagnants demainGérer la résistanceVrais changements créent des antagonismes. Faut s'y attendre et les gérer par négociation, pas par opposition frontale directe.Compensation stratégiqueProposer aux perdants quelque chose qui idéalement ne coûte pas cher mais a beaucoup de valeur pour eux. Cela permet de vraies négociations sur les changements.
- Dynamique et rayonnement localDynamiques territorialesFaire des projets à échelle territoriale avec potentiel de s'étendre. Pas seulement une micro-ferme entre amis, mais quelque chose de plus grand.Mise en récit• Mettre en scène les transformations pour les rendre inspirantes • Raconter l'histoire : avant c'était comme ça, maintenant c'est comme ça • Montrer comment les gens sont contents et se sont retrouvésDiffusion et inspirationDiffuser par des communicateurs. Le projet local dépasse local, rayonne ailleurs et fait des petits.Limite micro-projetsPetits projets entre amis ne suffisent pas. Faut créer des alternatives à l'échelle assez grande pour être pertinente et inspirante.
- Bascule imprévisible et modèles alternatifsBascules inévitablesDes bascules vont se produire que nous ne contrôlons pas. Quand elles arriveront, les gens en panique vont chercher des solutions immédiates.Réaction panique• En panique, gens n'innovent pas, n'inventent pas • Ils vont vers ce qui existe déjà et ce qui est proposé • Besoin de se rassurer en allant vers le familierAlternatives nécessairesImportant de créer aujourd'hui des alternatives même marginales mais assez grandes pour être démontrées comme fonctionnelles et inspirantes.Rôles modèles futursGens ne feront pas le projet A maintenant mais savent que c'est possible. Quand la situation se tendra, ce modèle alternatif devient un rôle modèle auquel se raccrocher.
- Dérive dictatoriale et branche alternativeBrindille insuffisanteActuellement les alternatives ressemblent à une brindille. Si la branche gaz casse demain, ce ne sera pas suffisant.Réaction autoritaire• Gens vont massivement vers ceux qui promettent sécurité et stabilité • Début d'une dérive dictatoriale qui dit pas son nom • Verticalisation du pouvoir et logiques sécuritaires autoritairesCréer une brancheFaut créer une nouvelle branche, une véritable alternative pour ces moments clés à venir. Pas une solution unique mais un modèle d'organisation différent.Rôle citoyenCe n'est pas nous qui créerons la bascule. Faut juste être prêt pour la bascule qu'on va devoir affronter collectivement quand elle arrive.





