HABLA/LE MONDE S'EFFONDRE (MAIS UN AUTRE EST DEJÀ LÀ !) - Olivier Hamant | LIMIT #performance #robustesse
LE MONDE S'EFFONDRE (MAIS UN AUTRE EST DEJÀ LÀ !) - Olivier Hamant | LIMIT #performance #robustesse

LE MONDE S'EFFONDRE (MAIS UN AUTRE EST DEJÀ LÀ !) - Olivier Hamant | LIMIT #performance #robustesse

LIMIT1h 36min30 mar 2025
Ce qui ce qu'on vit là, c'est pas une crise sociale, c'est pas une crise écologique, c'est une crise culturelle
27 capitulos
  • La crise culturelle actuelle et ses origines(0'001'57)
    Ce que nous vivons n'est pas une crise sociale ou écologique, mais une crise culturelle. Nous quittons le néolithique après 10 000 ans de contrôle de la nature, mais aujourd'hui nous avons perdu ce contrôle.
    • Monde de l'hyper-optimisation et hyper-performance qui est très fragile • Performance pousse à la compétition, la compétition pousse à la violence • Monde qui sort de la continuité pour rentrer dans la rupture (méga inondations, Crow Strike, canal de Suez)
    Le monde fluctuant appelle la robustesse - maintenir le système stable malgré les perturbations. C'est le monde de la coopération et des interactions.
    Il faut avoir un discours de vérité sur la réalité scientifique, mais aussi montrer que ce monde fluctuant peut être joyeux et porteur d'opportunités.
  • Présentation d'Olivier Hamant et ses domaines de recherche(1'573'23)
    Chercheur biologiste travaillant sur le développement des plantes depuis une vingtaine d'années, avec 15 ans de travail direct ou indirect sur la robustesse.
    Directeur de l'Institut Michel Serres qui s'intéresse à la relation de l'humanité à la nature, combinant terroir, techniques et philosophie des sciences.
    S'appuie sur le concept du Contrat naturel de Michel Serres, remettant en question la loi de l'offre et la demande qui suppose la nature gratuite et illimitée.
    Travail à rendre opérationnel une relation partenariale avec le vivant à travers des formations, recherches, écrits et actions concrètes.
  • État des lieux du monde: rupture et fluctuations(3'235'51)
    • Tous les rapports scientifiques montrent que ça tangue de plus en plus fort, de plus en plus fluctuant • Mégafeux, méga inondations à Hollywood récemment • Remous sociaux et crises géopolitiques • Passage du monde de la moyenne au monde de l'écart-type
    Les médias montrent un monde qui sort de la continuité pour entrer dans la rupture permanente - disruptions sans cesse (méga inondations, incidents informatiques, blocages géopolitiques).
    C'est une crise culturelle: nous sommes dans le monde de l'hyper-optimisation et l'hyper-performance qui est extrêmement fragile et se fracture de tous les côtés.
    • Burnout: condition médicale qui affecte beaucoup de gens en perte de sens • Bullshit jobs: remplir des tableaux Excel sans valeur réelle • Perte de sens au service de la performance qui devient vide
  • Les limites humaines et la hiérarchie des systèmes d'exploitation(5'517'11)
    • Secteur tertiaire sous pression de résultat et de chiffres trimestriels • Système motivant par le négatif: pénalités si objectifs non atteints, petites carottes si réussi • Hiérarchisation mondiale: différences extrêmes entre travailleurs de bureau et mineurs du Congo ou ouvriers agricoles
    Mineurs du Congo cherchant le cobalt, ouvriers agricoles américains payés au quota qui courent pour dépasser les limites humaines journalières pour gagner un peu plus chaque jour.
    Système économique totalement hiérarchisé qui pousse à la performance partout, créant un cadre où chacun dépasse ses propres limites.
    Est-ce que cette pulsion de performance est inhérente au vivant ou est-ce une particularité du système économique actuel basé sur l'abondance factice?
  • La performance chez les êtres vivants: l'abondance crée la compétition(7'119'00)
    Les êtres vivants ont une pulsion de performance quand ils sont dans un monde d'abondance, pas en pénurie relative.
    Darwin a découvert une barnacle se posant sur la peau des requins, branchée directement sur les fluides intersticiels. Ayant accès à l'abondance, elle perd ses pattes et fonctions, se spécialisant à l'extrême.
    Nous sommes comme ce parasite face à Internet (notre fluide intersticiel). Nous perdons des fonctions: capacité à reconnaître les animaux, les empreintes, les sons, la mémoire, même la mâchoire se réduit.
    Depuis l'invention de l'agriculture il y a 10 000 ans, nous avons créé un environnement abondant en ressources, ce qui appelle encore plus d'abondance - un piège de performance.
  • De la performance à la prédation: l'impact destructeur(9'0011'39)
    Notre relation à la planète et aux autres est devenue parasitaire. Nous sommes devenus des prédateurs totaux qui brûlons les écosystèmes.
    • Plus on performe, plus on fait de compétition, plus on crée des burnouts • Les humains sortent du système par burnout • Les écosystèmes se brûlent, ne fournissent plus leurs services écosystémiques
    Pendant 10 000 ans on était sur une courbe plate de performance qui entretenait la performance, mais depuis 1950 c'est devenu exponentiel (travail de Will Stephen).
    Nous sommes entrés dans l'ère des rétroactions négatives: chaque fois qu'on performe, on a en boomerang des effets négatifs (épuisement ressources, CO2, pandémies, ubérisation).
  • Technologies et perte de capacités humaines(11'3913'40)
    Le temps gagné grâce au numérique est redonné au numérique. Les enfants passent jusqu'à 12 heures par jour devant les écrans.
    Les technologies très performantes font gagner du temps mais créent des nouveaux besoins. On peut résumer 1000 livres en quelques secondes, donc on les résume tous.
    • Ne plus savoir se diriger sans Google Maps • Incapacité à mémoriser spontanément • Dépendance aux appareils pour noter, photographier, consulter • Perte de capacité de recherche autonome remplacée par ChatGPT
    Le temps dégagé par l'optimisation ne nous libère pas mais nous pousse à faire plus, créant une surcharge permanente.
  • La révolution numérique: opportunité ou intoxication?(13'4016'50)
    La révolution Internet était au départ un projet plutôt gauchiste avec les IP, les communautés et l'open source.
    Quand les ressources réduisent, les êtres vivants multiplient les médias d'interaction (signaux chimiques, électriques, lumineux, etc.), mais nous avons unifié le canal à Internet seul.
    Nous avons perdu toutes les autres interactions en cherchant l'hyperconnexion sur un seul médium. Parallèle avec le béton armé qui a éliminé d'autres savoir-faire constructifs.
    On s'est monochromisé: Internet, béton armé, fast food. Il n'y a qu'une seule couleur, rendant le système extrêmement fragile avec des ruptures continuelles.
  • Origines de la crise: agriculture et centralisation du pouvoir(16'5022'57)
    Les humains chasseurs-cueilleurs se baladaient dans les écosystèmes, vivaient des fluctuations avec pénuries relatives, expérimentaient des périodes de jeûne.
    Il y a 20 000-30 000 ans, la céramique a permis de faire des jars et stocker de la nourriture, créant une abondance temporelle relative.
    La culture artistique (grottes Chauvet) a unifié les communautés autour de mythes communs, permettant une centralisation de l'effort et une meilleure performance.
    L'agriculture il y a 10 000 ans a créé l'État pour gérer l'abondance. Depuis 1950, avec le charbon et le pétrole, l'abondance énergétique a décuplé la puissance (200 esclaves énergétiques par humain).
  • Guerres mondiales et dissipation de l'énergie excédentaire(22'5729'00)
    Selon George Bataille, avec l'accès soudain à une énergie abondante (charbon, pétrole), l'humanité a dissipé cet excès par deux guerres mondiales.
    Notre performance nous pousse à la compétition. La compétition pousse à la violence. Nous dissipons l'excès d'énergie par les guerres entre humains et surtout par la guerre à la vie.
    • Aujourd'hui: guerres pour contrôler les ressources résiduelles (Irak pour le pétrole, Ukraine pour le gaz et terres arables) • Trump et le Canada/Groenland • Poutine et la Crimée/Ukraine • Luttes géopolitiques pour les ressources décroissantes
    Dans un monde fluctuant avec des crises continuelles, l'extractivisme et les conquêtes deviennent physiquement impossibles. Les fluctuations nous arrêtent naturellement dans cette trajectoire.
  • De l'abondance matérielle à l'abondance des interactions(29'0028'00)
    Un parasite en abondance de ressources se concentre sur l'infini matériel, réduit ses interactions avec les autres, vit en mode monolatéral.
    Les êtres vivants en milieu pénurique ou instable font des coopérations et symbioses, multiplient les interactions, passent de l'abondance matérielle à l'abondance des interactions.
    • Coopératives et conventions citoyennes émergeant • Agroécologie basée sur la biodiversité cultivée • Richesse des interactions entre êtres vivants du territoire • Version maladroite du numérique commençant à apparaître
    On quitte le néolithique (contrôle de la nature). On apprend à vivre en ayant perdu le contrôle en multipliant les interactions. C'est un moment absolument exceptionnel.
  • Finitude du monde et nouvel infini des interactions(28'0026'00)
    Nous avons occupé tout l'espace, même la nuit (on est actif jour et nuit). Nous réalisons que nous vivons dans un monde fini.
    • Mars, astéroïde mining, fusion nucléaire sont des tentatives de nier la finitude • Ces stratégies ne font qu'augmenter la pollution et la violence • Elles ne changent pas la trajectoire, selon les modèles du Meadows/Club de Rome
    L'infini matériel est terminé. Le nouvel infini est immatériel: c'est l'infini des interactions, entre humains, avec les non-humains.
    Bon sens paysan: quand le monde fluctue, il faut faire avec son territoire, densifier et multiplier les interactions avec lui, pas chercher d'autres béquilles ailleurs.
  • Déni et transformation culturelle: le moment charnière(26'0052'31)
    Tout ce en quoi on a cru (croissance du PIB, mythes religieux, spirituels) fait face à des contraintes inédites dans l'histoire de l'humanité.
    • Première réaction: déni ('ce n'est pas possible') • Besoin de protéger ce en quoi on a cru pour ne pas perdre le sens • Société se disloque par perte de sens partagé • Polarisation politique augmente
    Nous sommes dans un moment complètement schizophrène: vivre dans deux mondes contradictoires simultanément (ancien monde performant et nouveau monde coopératif).
    Les marges contaminent le système. Vinted a légitimé la seconde main. Paysans passe à l'agroécologie en utilisant temporairement le glyphosate, créant une trajectoire de transformation lente mais certaine.
  • Robustesse versus performance: redéfinir l'équilibre(52'3176'47)
    La robustesse est souvent confondue avec la solidité. En réalité, la robustesse est souple et adaptable - presque le contraire de la rigidité.
    Passer des smart cities aux smart citizens: des citoyens capables de gérer des fluctuations dans leur territoire à travers des interactions coopératives et résolution de conflits.
    Low tech et durable, objets réparables, manifestation d'interactions coopératives et savoirs diversifiés, évitant les bulles d'autoconviction.
    Un monde robuste est un monde très joyeux où la performance n'est acceptée que sur dérogation, mais la robustesse et les interactions féconds sont la base.
  • Robustesse dans les relations humaines: désaccords féconds(76'4770'47)
    Les désaccords féconds de Patrick Vivrett: quand il y a un désaccord, revenir aux définitions et expliciter ce que chacun entend par les mots utilisés.
    Souvent on parle de la même chose avec des mots différents et on crée un conflit artificiel. En explicitant les définitions, on peut être d'accord sur le sens tout en gardant des définitions différentes.
    Si vraiment on n'est pas d'accord, on repartit en ayant en tête ce que l'autre a expliqué. On garde un plan B comprensible, même sans y adhérer.
    Dans un monde qui change, avoir une multiplicité de logiques et raisonnements permet de passer au plan B pertinent quand le monde se transforme.
  • Éducation robuste: coopération et apprentissage actif(70'4746'03)
    L'école actuelle est le pur produit de la révolution industrielle: 50 minutes de cours, changement de professeur, mode performant et compétitif basé sur les usines.
    • École du dehors: exposer les enfants aux fluctuations naturelles (pluie, abeilles, branches) qui force la coopération • École de la coopération: professeurs posent des questions, élèves trouvent les réponses ensemble • Pédagogie active: savoirs acquis soi-même sont plus robustes et durables
    Apprendre à coopérer, résoudre les conflits, confronter les idées = capacité à apprendre à apprendre et résistance aux fake news.
    Les écoles changent progressivement, les jeunes désertent les grandes écoles de performance. Ministères résistent mais le changement s'accélère par la pression des étudiants.
  • Case de la Norvège: stratégie de stock masqué(46'0349'20)
    La Norvège a accès à l'abondance de ressources pétrolières mais a décidé de ne pas les exploiter à outrance, contrairement à l'île de Nauru qui a tout dépensé d'un coup.
    Parallèle avec les arbres: ils gardent des ressources dans le cœur du tronc qu'ils n'utilisent jamais sauf en crise majeure, gardant juste ce qu'il faut sous l'écorce pour vivre.
    • Évite le crime organisé, le blanchiment d'argent, les effets rebond • Permet l'organisation durable du système basée sur pénurie relative • Modèle de gouvernance intelligente basée sur la projection dans l'avenir
    L'Europe pourrait suivre ce modèle de robustesse territoriale plutôt que chercher de nouvelles ressources. C'est une stratégie de long terme intelligente.
  • Transition vers les matériaux biosourcés et locaux(49'2062'40)
    De la dépendance au pétrole, on est passé à la dépendance aux métaux et terres rares (lithium, cobalt du Congo). Nous avons juste changé la source de pollution.
    Remplacer pétrole et métaux par des molécules carbonées biosourcées, biodégradables et produites localement. Technologies à développer pour le siècle qui vient.
    Notre limite sera la capacité de photosynthèse des plantes (rendement ~1%). Ce sera durable et robuste car on dépendra du temps naturel, pas de ressources épuisables.
    Technosphère entièrement circulaire, biodégradable, ancrée dans le territoire, indépendante des mines distantes, avec externalités négatives retournant à l'écosystème.
  • Rapports Meadows: synchronie des crises et basculement global(62'4064'00)
    Entre 2020 et 2050, les courbes baissent: population, ressources, pollution aussi. C'est le premier moment où une civilisation humaine vit cela.
    Contrairement aux transitions historiques progressives, nous vivrons cette transformation en même temps mondialement (comme le confinement). Tout bascule simultanément.
    • Modèle avec ressources nouvelles découvertes: même courbe en cloche, mêmes problèmes • La fusion nucléaire ou l'astéroïde mining ne changent pas la trajectoire, ne font que multiplier les pollutions
    Faire un programme spatial dans un monde qui s'effondre socialement est impossible. L'insurrection arrivera avant que ne fusées puissent miner les astéroïdes.
  • Articulation locale-globale de la robustesse(64'0066'00)
    La robustesse est toujours territoriale. Il faut prendre soin de son territoire humain, non-humain et de la biodiversité locale.
    • Agroécologie (Amérique du Sud) • Buen vivir (Amérique du Sud) • Svaraj indien, Tank ping chinois • Tous convergents sur les mêmes valeurs de résistance à la surperformance
    Moins de dépendance aux microprocesseurs de Taïwan, réparation locale avec entreprises et associations locales. Moins de centralisation par Paris, Washington DC ou Bruxelles.
    Un système beaucoup plus fédéral signifie moins d'extractivisme. C'est une excellente nouvelle malgré les peurs de fragmentation européenne.
  • Atout européen: diversité multiculturelle et écologique(66'0082'35)
    L'Europe est extrêmement multiculturelle (Portugal, Suède, Angleterre, France, Belgique) avec des cultures très différentes et riches.
    Aux États-Unis de l'ouest à l'est, c'est la même culture, mêmes magasins, monopole énorme et pauvreté culturelle hallucinante.
    L'Europe a tous les ingrédients de robustesse: hétérogénéité, diversité, traditions plurielles. C'est un vrai bonheur quant aux autres zones de la terre.
    Les États-Unis ont raté le coche sur la transition écologique, 20 ans de retard. Bien que le PIB américain soit 2x plus grand, ils n'ont pas la vision du monde qui vient.
  • Démographie mondiale: baisse synchrone de la population(82'3586'00)
    • Chine: population baisse depuis quelques années • 2030: Inde commencera à baisser • 2040: Quelques pays africains commenceront • 2050: Population mondiale baisse chaque année de façon certaine
    Ce n'est pas une question culturelle mais économique: c'est trop cher d'avoir des enfants (logement minuscule à Tokyo, coûts prohibitifs mondialement).
    Jamais dans les 315 millions d'années d'homo sapiens la population n'a baissé synchroniquement. Ce qu'on vit en 2050 n'a pas de précédent civilisationnel.
    Pas vraiment comparable à la Renaissance ou l'Antiquité. Plutôt comparable à la fin du néolithique ou aux révolutions (1789, 1793 qui a fermé les universités).
  • Phénomènes de résistance: signe du changement en cours(86'0087'00)
    • Gilets jaunes en France (mouvement insurrectionnel) • Occupations universitaires pour la Palestine • Extinction Rébellion avec horizontalité et parole partagée • Organisations nouvelles rejetant les leaders performants
    Mouvements mettant l'accent sur les vraies différences: handicaps, couleur de peau, identité LGBT, héritage de 500 ans de racisme dans le système économique.
    • Ancien monde s'y refuse encore mais dispose de puissance (CRS, armes, médias) • Nouveau monde veut l'entraide et reconnaissance des spécificités • Deux mondes contradictoires coexistent temporairement
    Plus la résistance est bruyante, plus c'est signe que le changement est en train de se passer. Les phénomènes de résistance sont révélateurs de la fin du système.
  • Obsolescence croissante du discours dominant(87'0089'30)
    Le discours performant devient de plus en plus ringar (dépassé, sans attrait). Les grands youtubeurs quittent le modèle dominant (Carlito, McFly, Major Mouvement).
    Le journal télévisé de 20h appartient aux ultra-performants. Moins de gens le regardent. Les jeunes sont sur TikTok, Snapchat, Instagram avec plus de diversité narrative.
    Marges qui se multiplient, fragmentation du système. LIMIT lui-même est une émergence de cette nouvelle culture, contaminant progressivement le système.
    Les gens ont compris intuitivement que le monde de performance est terminal. Le rêve américain des années 50 n'est plus attractif, pas financièrement possible et ringard.
  • Crise identitaire: redéfinition de l'identité(89'3092'23)
    Crise identitaire face à la baisse de population: peur que ça se désagrège. Discours sur l'immigration comme réaction de peur plutôt que cause réelle.
    L'identité n'est pas seulement biologique ou génétique. C'est 50/50: qui on est biologiquement ET quel est notre territoire (interactions, culture, traditions).
    • Voyage à l'étranger = voyage initiatique = transformation identitaire • Tous les expatriés changent d'identité en changeant de territoire • L'identité est hybride et contaminée positivement par les interactions
    Réduire l'identité au sang (politique nazie) c'est réductionnisme extrême. Identité systémique = beaucoup plus large, plurielle, riche et intéressante.
  • Conseils et message d'espoir pour la jeunesse(92'2393'30)
    Il faut dire la vérité scientifique: le monde va tanguer, fluctuer, être turbulent. C'est la donnée scientifique incontournable.
    Mais ce monde fluctuant appelle la robustesse - un monde de coopération et interactions. C'est un monde très joyeux, pas déprimant.
    Le risque n'est pas une menace quand on est robuste. Avec plusieurs plans A, B, C, D on a des marges de manœuvre. Chaque changement devient une opportunité.
    Les artistes sont essentiels: fabricants de questions, makers de trouble positif. Culture = art + politique. Ils sont les oubliés du monde performant mais essentiels au monde robuste.
  • Culture, art et politique dans la transition(93'3096'13)
    Les artistes stimulent le trouble positif, questionnant, touchant les gens. C'est leur métier de fabricants de questions.
    Culture = art + politique. Dans le monde de performance, politique n'était que d'efficacité. Dans le monde robuste, c'est questionnement et invention de nouveaux chemins.
    • Universités qui ne comprennent pas la question socio-écologique vont fermer • Étudiants désertent les grandes écoles de performance • Nouvelles universités émergeront autour de la robustesse et coopération • Programmes très lâches, écoles de coopération
    En 1793, la Convention ferme les universités enseignant traditions/théologie et réouvre les grandes écoles d'ingénierie et sciences. Inversion totale vers le futur.