HABLA/MÉDECINE SANS ÉNERGIES FOSSILES ?! - David Hercot | LIMIT
MÉDECINE SANS ÉNERGIES FOSSILES ?! - David Hercot | LIMIT

MÉDECINE SANS ÉNERGIES FOSSILES ?! - David Hercot | LIMIT

LIMIT1h 5min17 mar 2023
Médecine sans énergies fossiles
27 capitulos
  • Présentation de David Hercot et son parcours professionnel(0'002'00)
    David Hercot est médecin généraliste avec une formation en santé publique. Il a commencé sa carrière dans l'humanitaire et le développement en Afrique et en Asie, travaillant sur l'organisation des systèmes de santé.
    Il a travaillé à l'Institut de Médecine tropicale à Anvers comme chercheur en politique internationale de santé, étudiant comment les états font fonctionner leurs systèmes de santé dans les pays en développement.
    Depuis 4-5 ans, il travaille sur la politique de santé à Bruxelles, se concentrant sur la première ligne et les soins de santé primaires, notamment le renforcement des soins à domicile et de la médecine générale.
    Il a traversé la crise du COVID-19, période difficile qui l'a poussé à réfléchir aux limites du système de santé face aux défis énergétiques et climatiques.
  • Impact du COVID-19 et questionnements systémiques(2'004'05)
    La saturation des hôpitaux pendant le COVID-19 a révélé la fragilité du système. David s'est posé la question: que se passe-t-il si on ne peut plus soigner les gens pour des affaires courantes?
    Cette prise de conscience a conduit à des réflexions sur la dépendance du système de santé aux énergies fossiles, aux importations de médicaments et aux chaînes d'approvisionnement mondiales fragiles.
    La création de la chaîne LIMIT est née de ce choc personnel et du constat que la santé n'avait jamais été approfondie malgré son importance face aux défis des ressources limitées et du changement climatique.
    David propose de distinguer les services essentiels en santé, lesquels peuvent continuer même avec moins d'énergie et de ressources, plutôt que de craindre l'effondrement total du système.
  • Fondamentaux de la santé versus soins médicaux(4'056'00)
    Les soins médicaux ne représentent que 10 à 30% de la santé. Les vrais déterminants sont l'alimentation, l'eau, la sécurité et l'environnement, éléments moins dépendants des technologies complexes.
    David n'a pas peur que tout le monde tombe malade en cas de réduction des ressources énergétiques, car les déterminants fondamentaux de la santé ne dépendent pas uniquement des hôpitaux.
    Il faut identifier et sécuriser une série de services essentiels qui doivent continuer même avec moins d'énergie et de matière, notamment certains médicaments, la chirurgie d'urgence et les soins du travail.
    La médecine du futur doit se projeter dans un monde avec moins d'énergies fossiles, mais cela reste possible à condition de planifier et de mettre en place dès maintenant des stratégies d'adaptation.
  • Dépendance mondiale à la production pharmaceutique asiatique(6'0010'30)
    60% des molécules utilisées dans les médicaments sont fabriquées en Asie, principalement en Inde et en Chine, créant une vulnérabilité majeure pour l'approvisionnement mondial.
    Pendant le COVID-19, il y a eu des pénuries d'anesthésiants, de curare et d'antidouleurs pour les soins intensifs, nécessitant une coordination d'hôpital en hôpital pour répartir les stocks limités.
    Si la Chine décidait de couper l'approvisionnement pour des raisons stratégiques, ou en cas de catastrophe climatique dans les zones industrielles asiatiques, le système occidental s'effondrerait.
    La Belgique et l'Europe ont techniquement la capacité de relocaliser la production de médicaments essentiels, mais les incitants financiers et réglementaires rendent la production locale plus coûteuse que l'importation.
  • Cas des masques et problématiques de relocalisation(10'3012'40)
    Pendant le COVID-19, des entreprises belges ont réussi à produire des masques de première qualité, démontrant que la relocalisation est techniquement possible.
    Dès que la Chine a rouvert, le prix des masques chinois était dix fois inférieur à celui des masques belges, causant la fermeture des industries locales nouvellement créées.
    Produire localement coûte beaucoup plus cher qu'importer de Chine, créant une tension entre la sécurité d'approvisionnement et la viabilité économique des industries locales.
    Il faudrait des incitants financiers gouvernementaux et une protection de l'industrie locale pour maintenir la production malgré les prix élevés, une démarche politique qui reste à impulser.
  • Prévention et réduction des besoins de soins(12'4015'35)
    Investir dans une meilleure alimentation et arrêter la malbouffe pourrait réduire les maladies chroniques comme le diabète et l'obésité, diminuant la charge de soins.
    Les actions de prévention mises en place aujourd'hui n'auront pas d'impact immédiat sur la charge de soins actuelle; il faut 10 à 20 ans pour voir les résultats sur les nouvelles générations.
    Le système actuel orienté vers la croissance économique et la maximisation des profits ne favorise pas les mesures de prévention qui réduisent les besoins et donc les revenus.
    En attendant, les personnes avec des maladies chroniques devraient maintenir un stock d'au moins un mois de leurs médicaments essentiels pour augmenter la résilience du système.
  • Rétro-développement et apprentissage des pays à ressources limitées(15'3518'55)
    Les pays avec moins d'énergie ont déjà développé des systèmes de santé efficaces malgré les contraintes, offrant des modèles d'inspiration pour anticiper notre propre transition.
    En Amazonie, l'absence d'hôpitaux proches a conduit les populations locales à utiliser des plantes médicinales efficaces comme antibiotiques naturels, un savoir à valoriser.
    • Recherches menées à l'ULB sur les plantes médicinales qui marchent réellement • Programmes européens d'identification des savoirs traditionnels • Médicaments historiques comme la morphine provenant du pavot
    Bien que précieux, le recours aux plantes médicinales reste anecdotique comparé aux besoins actuels; il faut maintenir une capacité de production chimique dans un contexte d'énergie réduite.
  • Changement climatique et résilience hospitalière(18'5524'20)
    • Inondations de Verviers et Liège il y a un an affectant les cabinets médicaux • Canicule et sécheresse l'été suivant avec impacts prolongés en Europe • Accumulation de crises énergétiques et climatiques simultanées
    Bruxelles n'est résiliente que pour 3 jours en cas de crise majeure sans approvisionnement en électricité, ce qui est insuffisant face à des événements prolongés.
    • Délestage électrique affectant les hôpitaux malgré leur statut prioritaire • Attaques sur les centrales électriques comme en Ukraine • Grèves de camionneurs interrompant les flux de médicaments et oxygène
    Un bateau bloqué au canal de Suez, une catastrophe climatique en Chine ou un incendie aux États-Unis peuvent avoir des effets en cascade sur l'approvisionnement en médicaments européens.
  • Empreinte carbone du système de santé(24'2027'30)
    Les hôpitaux ont commencé à réfléchir à leur empreinte environnementale grâce à des rapports du Chiffre Project et d'organisations similaires en Angleterre et France.
    L'Angleterre avance avec un plan de décarbonation du système de santé; la France a produit des propositions d'action; la Belgique en est à la prise de conscience sans plan concret.
    On parle de diminuer l'empreinte carbone, mais pas d'augmenter la résilience face aux chocs systémiques et aux contraintes de flux de matière, un sujet inaccessible politiquement aujourd'hui.
    Le système de santé représente 0,8 tonnes de CO2 par personne en Belgique, soit la moitié du crédit carbone disponible; même protéger la santé nécessite de réduire cet impact.
  • Dépendance énergétique et importations massives(27'3028'55)
    80% de l'empreinte CO2 du système de santé provient d'importations; le système de santé belge dépend à 80% d'importations, surtout extra-européennes.
    Le paracétamol, le médicament le plus consommé, n'est produit que par 2-3 usines en Chine; une grève ou canicule pourrait réduire la production de 50% pendant 6 mois à un an.
    Les stocks hospitaliers sont minimes avec approvisionnement continu; tout disruption de la logistique crée immédiatement des pénuries, sans capacité de tampon.
    En Belgique, le système de santé dépend à 100% du pétrole aujourd'hui; sans pétrole, il n'y a plus de soins de santé, rendant l'adaptation urgente et stratégique.
  • Biodiversité et santé humaine interdépendantes(28'5532'30)
    La pollinisation est cruciale pour 80% de nos aliments; sans abeilles et pollinisateurs, la production agricole de fruits et légumes s'effondrerait, impactant directement la santé humaine.
    L'humain a besoin d'un écosystème fonctionnant pour se nourrir, boire de l'eau potable et respirer de l'air pur; la dégradation de la nature menace directement ces besoins primaires.
    Croire qu'on peut tout produire en serres et laboratoires urbains est illusoire; il faut maintenir la nature qui fonctionne et ses cycles naturels pour assurer la survie humaine.
    L'humanité traverse la 6e extinction de masse en grande partie causée par nos activités; accepter cette réalité et agir pour la nature devient une question de survie collective.
  • Capacité d'auto-alimentation des villes(32'3033'50)
    Bruxelles avec 1,2 million d'habitants ne peut s'auto-alimenter qu'à 30% maximum, même avec intensification de la production locale.
    Une ville comme Bruxelles dépend intrinsèquement des approvisionnements lointains; passer de 100% à 30% d'autosuffisance nécessiterait une réduction drastique de la population ou de la consommation.
    Les potagers de quartier permettent d'avoir de la menthe pour le thé quelques fois par semaine, mais ne peuvent couvrir les besoins alimentaires complets d'une population urbaine.
    Pour nourrir une ville, des terres agricoles externes mais accessibles restent nécessaires; l'idée d'autosuffisance complète en ville reste utopique aux densités actuelles.
  • Démographie européenne et consommation globale(33'5035'20)
    L'Europe connaît un recul des naissances; la question est si c'est positif car réduire la population pourrait diminuer la pression sur les écosystèmes.
    Le problème démographique n'est pas uniforme; l'Europe consomme bien plus par capita que d'autres régions, donc 500 millions d'Européens consomment parfois plus que 1 milliard d'Asiatiques.
    Des rapports montrent qu'on peut nourrir 10 milliards d'humains en mangeant moins de viande et en laissant plus d'espace à la nature pour les cycles naturels.
    Un enfant né aujourd'hui aura une empreinte carbone ridicule comparée à celle de générations actuelles une fois la transition décarbonée achevée d'ici son âge adulte.
  • Paradoxe des énergies renouvelables et effet rebond(35'2036'50)
    En 2022, les émissions de CO2 n'ont jamais été aussi élevées malgré le développement massif du renouvelable depuis 20 ans, montrant que les énergies renouvelables s'ajoutent plutôt que de remplacer.
    Les entreprises déclarent la neutralité carbone en mettant des panneaux solaires sur le toit tout en maintenant l'activité émetrice; les aéroports solaires restent des aéroports polluants.
    Les énergies renouvelables ne font qu'augmenter la consommation énergétique totale sans réduire la dépendance au pétrole et charbon, qui continue d'augmenter globalement.
    Les IRM passent de 1 gigagauss à 2 gigagauss, créant un besoin d'augmenter les panneaux solaires pour compenser, avec un gain marginal en diagnostic pour un surcoût énergétique majeur.
  • Technologie médicale et retours diminishants(36'5042'00)
    Les technologies médicales s'améliorent mais les gains en termes d'années de vie gagnées diminuent; passer d'une efficacité de 80% à 82% pour les cancers peut coûter énormément d'énergie et de matière.
    Comme les téléphones qui consomment plus d'énergie pour des fonctionnalités minimes, les appareils médicaux deviennent plus complexes et énergivores pour des bénéfices marginaux réels.
    Le secteur hospitalier subit le même phénomène commercial que le secteur de la consommation; les vendeurs poussent les directeurs d'hôpital à acheter des machines dernier cri pas nécessaires.
    Des exemples comme Elizabeth Holmes et Theranos montrent que le secteur de la santé est susceptible aux arnaques technologiques valorisées à milliards sans effectivité réelle.
  • Éthique médicale face aux contraintes énergétiques(42'0045'30)
    Le soignant face à son patient fait le mieux pour celui-ci individuellement, mais le système doit se demander si investir massivement pour un gain minime individuel justifie le coût collectif.
    Investir dans une Rolls Royce d'IRM signifie moins d'argent pour traiter la tuberculose; il faut des critères éthiques pour trancher ces allocations de ressources.
    Accepter que la maladie et la mort font partie de la vie; les soins accompagnés plutôt que la prolongation coûteuse pourraient réduire drastiquement les besoins énergétiques.
    En cas de ressources limitées, l'âge seul ne suffit pas; d'autres critères comme l'espérance de vie résiduelle permettent une allocation plus éthique des ressources critiques.
  • Gestion de crise COVID et impacts durables(45'3049'25)
    Pendant le COVID, les soins intensifs étaient à 90-100% de capacité; les salles d'opération ont été transformées en chambres pour patients intubés, bloquant les chirurgies non-COVID.
    Un an après le COVID, les délais pour les interventions non-COVID s'accumulaient à presque trois ans, affectant des patients attendant des chirurgies essentielles.
    L'inondation de Verviers a également créé un an de retard en réparations; les événements de crise s'accumulent sans que les systèmes aient le temps de se rétablir.
    Chaque nouvelle crise s'ajoute aux précédentes; avec un virus plus dangereux ou un choc climatique intense simultané, le système de santé pourrait s'effondrer complètement.
  • Prise de conscience médicale et paradigme inexistant(49'2526'00)
    Les jeunes médecins sortis d'école ne font pas le lien entre énergies fossiles, décarbonation et leur profession; ces sujets sont à peine mentionnés en formation médicale.
    Quand David parle des limites des matières et de la dépendance du système, la plupart des gens tombent des nues; le lien entre ressources et santé n'est pas établi.
    • Rapports du Chiffre Project et ESCA sur l'empreinte carbone • Plan britannique de décarbonation du système de santé • Rapports français d'analyse et propositions d'action • Rapport de la London School of Economics sur la résilience
    Les rapports sur la résilience ne prennent pas en compte les limites de matière; les gouvernements n'en sont qu'à la conscience et n'ont pas de stratégies d'adaptation concrètes.
  • Dépendance continue à la Chine et génération de médicaments(26'0058'30)
    Le paracétamol provient de 2-3 usines en Chine qui produisent la majorité mondiale; les vaccins, antibiotiques et molécules essentielles sont tous concentrés en Asie.
    Des groupes allemands et belges de sociétés pharmaceutiques génériques ont commencé à interpeller les gouvernements sur le risque et la nécessité de relocaliser la production.
    Aucun document gouvernemental belge n'a encore adopté cette problématique; on en est au stade des appels à l'attention sans décision politique concertée.
    La Belgique et l'Allemagne ont les capacités industrielles et scientifiques pour produire localement, mais les incitants économiques et réglementaires ne sont pas mis en place.
  • Vision du système de santé en 2050 décarboné(58'3052'30)
    D'abord consultation avec le médecin généraliste du quartier qui évalue la gravité, la durée et l'impact sur la santé; 80% des problèmes sont traités localement.
    Les hôpitaux sont à distance viable en vélo ou en ambulance électrique/cargo; ce ne sont plus des mégastructures mais des sites spécialisés pour opérations, traumatismes et diagnostics poussés.
    • Moins de choix de médicaments, stockage en vrac plutôt qu'en blisters • Pharmaciens préparant les doses individualisées comme autrefois • Utilisation de matières premières disponibles localement
    Nombreux agents de santé communautaires travaillant sur la prévention, l'alimentation et le bien-être; fin de vie accompagnée plutôt que prolongée coûteusement.
  • Consommation technologique et allocation rationnelle(52'3037'45)
    Au lieu de sortir en continu des technologies de consommation comme PlayStation et téléphones, allouer les capacités technologiques entièrement au système de santé.
    Les sièges massants en cuir, les tableaux de bord technologiques des voitures représentent de l'énergie et des matières qu'on pourrait réallouer à la santé.
    Investir dans un rayon X amélioré seulement s'il a un impact significatif sur le traitement et l'espérance de vie, pas pour un gain cosmétique d'image diagnostique.
    Prioriser agriculture et santé pour le pétrole résiduel; ces deux secteurs sont fondamentaux pour la survie, les autres consommations doivent être drastiquement réduites.
  • Calcul d'impact: espérance de vie versus empreinte énergétique(37'4555'50)
    Sauver le cancer à 82% au lieu de 80% peut donner 2 années de vie supplémentaires à une personne sur 100, ce qui peut ne pas justifier l'investissement énergétique immense.
    La question éthique devient: accepte-t-on comme société de dépenser énormément d'énergie et de CO2 pour un bénéfice minime sur peu de personnes?
    Les pays avec moins de ressources obtiennent d'énormes gains de santé avec peu; dans un monde contraint, maximiser l'impact par unité d'énergie devient impératif.
    Actuellement, on choisit les technologies non par efficacité-santé mais par prestige et profit commercial, sans évaluer le vrai rapport bénéfice-empreinte.
  • Prescriptions inutiles et déprescription(55'5054'50)
    La Belgique prescrit beaucoup trop de scanners, d'antibiotiques, d'antidépresseurs et d'inhibiteurs de pompe à protons comparé à d'autres pays européens.
    Des techniques alternatives existent pour la plupart de ces prescriptions inutiles, permettant d'économiser ressources et énergie sans impact négatif sur la santé réelle.
    Malgré l'existence de chemins vertueux moins chers et moins impactants, les incitants économiques ne poussent pas les médecins à les emprunter systématiquement.
    En cas de contraintes énergétiques, la déprescription deviendra inévitable; il faut commencer dès maintenant à identifier et éliminer les prescriptions à faible bénéfice.
  • Diagnostique sans machines et compétences cliniques(54'5063'00)
    Les médecins modernes font de moins en moins de diagnostics sans machines; la présence de technologie abondante rend les compétences cliniques pures moins développées.
    Un système bas-carbone et résilient doit former des médecins capables de diagnostiquer sans machines, acceptant une certitude légèrement inférieure pour réduire l'empreinte énergétique.
    Réserver les technologies de diagnostic pour des indications plus étroites et spécialisées au lieu de l'utiliser systématiquement pour toute consultation.
    L'éducation médicale doit réinvestir dans l'anamnèse, l'examen clinique et les techniques d'interrogatoire, compétences moins coûteuses mais plus résilientes.
  • Réflexion existentielle sur la mort et fin de vie(63'0063'50)
    L'humanité a largement oublié que la maladie et la mort font partie de la vie; la mort n'est pas un ennemi à combattre à tout prix mais une réalité à accompagner.
    Les soins palliatifs et l'accompagnement permettent d'éviter la souffrance sans prolongation coûteuse et énergétique de vies en fin de cycle.
    Une réflexion sérieuse sur le sens de la vie doit commencer dès maintenant pour pouvoir accepter une mort plus proche et plus naturelle.
    Célébrer la mort plutôt que la pleurer, l'intégrer comme passage naturel plutôt que défaite médicale ferait du bien à l'humanité psychologiquement et écologiquement.
  • Conseils concrets pour les générations futures(63'5065'45)
    • Bien manger et faire du sport pour maintenir la meilleure santé possible • Éviter l'exposition à des polluants chimiques • Militer pour un environnement plus sain dans son cadre de vie
    Ne pas demander un médicament automatiquement; questionner si on en a vraiment besoin et ne pas mettre de pression sur le médecin pour obtenir un traitement.
    • Réfléchir au sens de la vie dès maintenant, jeune ou vieux • Envisager où l'on souhaite terminer sa vie: à la maison ou à l'hôpital • Comprendre pourquoi on va à l'hôpital: pour du soutien qu'on peut aussi organiser à domicile
    Commencer une réflexion sur la mort maintenant permet de l'accepter comme partie de la vie et de vivre plus sereinement face aux défis du futur.
  • Appel à engagement collectif et action immédiate(65'4565'34)
    Les ministres et gouvernements élus doivent tenir compte des limites planétaires et des risques systémiques dans leur agenda; pas seulement un ministre de la Santé averti mais tous.
    David invite les auditeurs intéressés à se connecter et créer des groupes pour développer la résilience du système de santé en cas de transition énergétique.
    Il faut une décision politique des gouvernements fédéral et régional pour transformer immédiatement le système de santé, change qui risque de déranger beaucoup de monde.
    La descente énergétique est inévitable; il faut planifier maintenant comment maintenir un système de santé résilient dans un futur à ressources réduites, c'est une question de survie.