LIMIT - PODCAST/Arthur Keller - "Il faut s'attaquer au système !" | LIMIT
Arthur Keller - "Il faut s'attaquer au système !" | LIMIT

Arthur Keller - "Il faut s'attaquer au système !" | LIMIT

LIMIT59 min7 juil. 2022
Il faut s'attaquer au système !
27 chapitres
  • Introduction et expertise en décivilisation systémique(0'002'11)
    Arthur Keller est expert dans le domaine de la décivilisation systémique et de la complexité. Il explique son approche qui consiste à connecter différentes expertises disciplinaires pour voir comment elles interagissent.
    • Comprendre les problèmes de manière systémique en connectant climat, biodiversité, ressources et pollution • Développer des stratégies de résilience collective et d'organisation pour affronter les crises
    Il faut distinguer entre atténuation et adaptation. Les grands problèmes auxquels l'humanité fait face ne peuvent pas être résolus au sens de faire disparaître le problème, mais uniquement adaptés.
    Plutôt que de chercher une solution unique, il faut prendre du recul par rapport à la notion même de solutions et reconnaître que certains problèmes ne peuvent qu'être gérés.
  • Les limites planétaires dépassées(2'118'00)
    L'étude des limites planétaires, réalisée en 2009 par le Stockholm Resilience Centre, définit les conditions de stabilité durable de la zone critique où vivent les humains et toute forme de vie sur Terre.
    • Changement climatique avec concentration excessive de gaz à effet de serre • Biodiversité avec chute vertigineuse des espèces • Changement d'affectation des sols à cause de l'urbanisation, activités minières et déforestation • Cycles biogéochimiques, notamment du phosphore et de l'azote • Pollutions et entités nouvelles depuis janvier 2024
    • 75% des sols au niveau planétaire sont dégradés, 33% très dégradés • On a dépassé 5 limites sur 9 minimum, avec 2 autres non encore quantifiées
    Au-delà des limites écologiques, il existe aussi des limites humaines concernant ce que les humains peuvent supporter et la stabilité des sociétés elles-mêmes.
  • État du système terre par sphère(8'0010'00)
    Limites géologiques et capacités limitées à extraire, transformer et fournir ressources minérales, combustibles fossiles aux sociétés. Des questions de stocks, flux, prix et géostratégie.
    • Hydrosphère : ensemble des eaux avec pollutions, acidification, assèchements et désalinisation • Cryosphère : glaces fondant bien plus vite que prévu selon les modèles • État très dégradé dans tous les domaines
    • Pollution atmosphérique cause 9 à 10 millions de morts par an selon l'OMS • Dérèglements climatiques et cycles carbone-oxygène perturbés • Effondrement du vivant : déclin de 68% des populations de vertébrés en 46 ans, inédit dans l'histoire
    L'ensemble des sols est en très mauvais état avec 75% dégradés et 33% très dégradés, affectant les écosystèmes connexes.
  • La sixième extinction et métriques de biodiversité(10'0013'00)
    Une extinction est officiellement déclarée quand plus de 75% des espèces ont disparu. On est presque à ce point après 5 extinctions précédentes dans l'histoire de la Terre.
    • Nombre d'espèces présentes • Populations et nombre d'individus • Vitalité des populations, exemple : poids moyen des ours blancs en déclin
    Certaines populations régressent ou stagnent mais surtout sont en très mauvais état. L'habitat s'effondre et les populations s'adaptent difficilement, en très mauvais état.
    Il faut évaluer l'état de la biodiversité selon plusieurs dimensions : nombre d'espèces, santé des populations, viabilité des habitats et interactions écologiques.
  • Économie circulaire et limites thermodynamiques(13'0016'50)
    Impossible de circulariser complètement une civilisation. L'économie circulaire peut boucler certains flux mais pas l'intégralité. Le green deal est largement du greenwashing.
    • Le vrai recyclage à l'infini n'existe que pour quelques matériaux simples • Souvent le verre recyclé se mélange avec du verre de moins bonne qualité • Impossible économiquement de récupérer les microgrammes de terres rares dans l'électronique
    Plus on miniaturise, plus on électronise, plus on sophistique, moins on s'approche d'une véritable circularité. Les micro-composants avec terres rares ne sont pas rentables à recycler.
    Impossible de tenir le discours d'une circularisation tout en déployant constamment de nouvelles technologies. C'est antinomique en réalité.
  • Dépasser les limites : symptômes et causes(16'5018'35)
    On prélève plus que ce que la terre peut renouveler. On détruit les écosystèmes plus vite que leur capacité d'auto-réparation. On génère des déchets et pollutions plus vite que l'environnement ne peut les absorber.
    Certains déchets ne se diluent pas et ne rentrent pas dans les cycles naturels. Ils s'accumulent via bioaccumulation et persistance toxique dans l'environnement.
    Le changement climatique est une des multiples conséquences d'un problème plus profond. Si on ne s'attaque qu'au climat sans traiter la cause, on soulage le symptôme mais pas la maladie.
    La cause primaire c'est le flux excessif d'énergie et de matières. Il faut descendre les flux et limiter la vitesse de dégradation environnementale.
  • Métaphore du cancer : symptômes vs maladie(18'3520'58)
    • Traiter les maux de tête avec paracétamol • Traiter les problèmes de peau avec une crème • Traiter les problèmes digestifs avec une tisane
    Traiter chaque symptôme spécifiquement soulage la vie quotidienne mais ne résout pas le problème fondamental si c'est un cancer généralisé.
    On traite le changement climatique, la biodiversité, les pollutions séparément. Mais si c'est un système dégradé dans son essence, la somme des traitements ne suffit pas.
    Il faut reconnaître qu'il y a un cancer et mettre en place un vrai traitement de choc, même difficile et perturbant, plutôt que des aménagements superficiels.
  • L'habitabilité de la planète en jeu(20'5823'40)
    Ce qui est en train de se jouer aujourd'hui, c'est l'habitabilité de la planète Terre pour nous et pour des espèces complexes. C'est bien supérieur à simplement un problème du climat.
    Ce n'est pas pour les générations futures mais pour nous maintenant. Ce n'est pas pour les arrière-petits-enfants mais pour le moment présent.
    • Décarboner les sociétés est important mais ne suffit pas • Sauver la biodiversité est vital mais partiel • Assurer l'accès aux ressources est crucial mais incomplet
    Si on n'attaque pas le système qui crée ces problèmes, si on ne diminue pas les flux et si on ne rentre pas dans une logique de régénération, c'est foutu.
  • Absence de précédent et volonté limitée(23'4026'40)
    Aucune société n'a volontairement décidé de s'autolimiter. Il n'y a pas d'exemple historique de civilisation trop développée qui a dit 'arrêtons là'.
    • Certains peuples premiers comme les aborigènes australiens ont vécu de manière stable avec leur environnement pendant des dizaines de milliers d'années • Mais ce sont des sociétés très différentes avec peu de rôles et sans aspirations à l'accomplissement personnel
    Aujourd'hui, revenir en arrière est impossible. On ne peut pas effacer 8 milliards d'humains ni réinitialiser le système actuel.
    L'humanité gère la question de l'habitabilité de la planète avec un certain dilettantisme. Peu de gens comprennent la gravité réelle de la situation.
  • Paradigme de croissance infinie et thermodynamique(26'4033'30)
    Le système économique ne peut marcher que s'il y a une croissance permanente. Si demain n'est pas plus gros qu'aujourd'hui, qui va rembourser l'emprunt?
    La thermodynamique est une loi qui s'impose partout. La croissance infinie sur une planète finie est mathématiquement impossible.
    • Les taux de croissance mondiale baissent depuis les années 70 • Ils sont passés de positifs à quasi-nuls et vont passer en dessous de zéro • C'est déjà en cours, pas une projection lointaine
    Les élites veulent protéger un optimisme candide dans l'avenir basé sur l'idée que demain sera toujours meilleur. C'est incompatible avec la réalité thermodynamique.
  • Efficacité énergétique et effet rebond(33'3037'15)
    On devient plus efficace dans l'utilisation de l'énergie et dans la réduction du carbone par unité d'énergie utilisée.
    Historiquement, cette efficacité a été complètement absorbée par l'effet rebond. La croissance économique grossit énormément et annule les gains d'efficacité.
    • GES = (GES/PIB) × PIB • De 1950 à aujourd'hui, GES/PIB divisé par 2,4 tandis que PIB multiplié par 13-14 • Résultat : GES multiplié par 6-7 environ
    Un baril de pétrole produit 10 T-shirts avant, 20 aujourd'hui grâce à l'efficacité. Mais on en vend 40, donc 4 fois plus finalement. L'efficacité suffit pas.
  • Solutions plurielles et approches systémiques(37'1527'50)
    La solution est plurielle et systémique. Il n'existe pas une seule réponse mais un ensemble de mesures dont certaines sont plus importantes que d'autres.
    • Repenser le rapport à la nature au-delà des ressources utiles • Passer d'une logique d'artificialisation à une logique de régénération • Laisser la nature s'autoréguler là où elle peut
    La littérature scientifique est claire : impossible de calmer le jeu climatique sans réduire drastiquement la consommation de viande et produits laitiers. Point barre.
    • Plan A : essayer de changer le système de l'intérieur et l'extérieur • Plan B : se préparer au cas où le Plan A échouerait, développer la résilience collective
  • La crise énergétique et alimentaire imminente(27'5028'50)
    Dans les prochaines années et décennies, on aura véritablement moins d'énergie et moins de matière première disponible. Cela s'accélère exponentiellement.
    • On dépend de l'autre bout du monde pour des choses vitales • Crise COVID a montré la vulnérabilité : masques, respirateurs, principes actifs fabriqués au loin • Agriculture dépend de pétrole bon marché et de main d'œuvre étrangère
    Étude 2017 Utopies : 100 plus grandes aires urbaines françaises ont seulement 2,1% d'autonomie alimentaire en moyenne. Avignon en tête avec 8%.
    • Agriculture impossible sans pétrole/gaz pour engrais et équipements • Plus d'expertise de réparation locale des machines • Électronique rend réparation impossible, manque accès au code informatique
  • Spécialisation territoriale et dépendance mondialisée(28'5031'55)
    La mondialisation a mis les territoires en compétition les uns avec les autres. Chaque territoire doit être ultra-spécialisé pour être compétitif.
    Presque tout ce qui est produit est exporté, presque tout ce qui est consommé est importé. Ultra-dépendance des chaînes d'approvisionnement mondiales.
    Ce système n'est possible que tant qu'il y a beaucoup de pétrole bon marché. Transporter de la nourriture de l'autre bout du monde n'est pas problématique si le pétrole coûte rien.
    Cela va bientôt finir. Pénuries potentielles de diesel affectent directement les machines agricoles. Le système de production actuel ne survivra pas longtemps.
  • Dissonance politique et inaction systémique(31'5540'15)
    Le discours des grands chefs d'État et chefs d'entreprise est complètement à l'opposé de la réalité. On parle d'avenir meilleur dans un système basé sur une croissance impossible.
    Tout s'inscrit dans un paradigme économique qui veut protéger l'optimisme à tout prix. Cet optimisme doit être lucide, pas candide.
    On ne va pas du tout vers une prise de conscience des problématiques réelles. Les gouvernants cherchent à maintenir l'illusion de continuité.
    Je doute que le système existant puisse apporter les changements profonds et rapides nécessaires. Les choses s'accélèrent mais on n'a pas 50 ans.
  • Communication du message et multiplicateurs de change(40'1543'15)
    Il n'y a pas une clé dans le comment on fait. C'est très important de savoir qui porte le message car le même message porté par des gens différents n'a pas le même impact.
    • Experts externes portant des messages non-idéologiques • Ambassadeurs au sein des différentes communautés • Gens incarnant le changement personnel comme exemple vivant
    Quelqu'un qui rêvait de jet privé et Lamborghini mais a changé de paradigme peut inspirer d'autres. C'est vital que chaque communauté ait ses propres relais de transformation.
    • Live Aid et Live Earth ont touché des milliards de personnes • Olympiades vues par 2-3 milliards • Même avec ces audiences massives, impossible de faire passer tous les messages
  • Liberté vs addiction consommatrice(43'1544'35)
    Les gens pensent que la liberté c'est pouvoir acheter tout ce qu'ils veulent. Ce n'est pas la liberté, c'est de l'addiction.
    • Biais cognitif où le bonheur se réajuste rapidement à une nouvelle situation • Chaque achat donne un shoot de plaisir temporaire • Il faut toujours plus pour atteindre le même niveau de satisfaction
    Comme un drogué qui augmente les doses, la course à la consommation ne mène jamais à la réalisation personnelle. À long terme, ça détruit.
    Se détacher du système délétère, c'est ça la liberté. Les gens sont plus heureux et sentent du sens en contribuant à quelque chose.
  • Génération et compréhension tardive(44'3545'28)
    Chaque génération comprend après coup qu'elle s'est trompée. Trop tard, la planète a déjà souffert et la génération suivante fait pareil.
    Gens réalisent en fin de vie que la course à la consommation ne les a pas rendus heureux. C'est con parce que la planète a beaucoup souffert entre temps.
    Impossible de faire passer le bon message avec les bonnes personnes à la bonne échelle en même temps.
    • Changements politiques profonds et rapides • Mobilisation citoyenne massive • Transformation des entreprises et du tissu économique • Changement culturel de toute la population
  • Plan A : transformation interne et confrontation(45'2847'15)
    Essayer de changer de l'intérieur et de l'extérieur du système avec des gens en politique qui impulsent des changements.
    Il s'agit surtout de limiter la casse, c'est ça la réalité. Le meilleur des cas est juste d'en atténuer les impacts.
    • Aller à l'affrontement quand c'est nécessaire • Des domaines entiers de l'économie sont purement destructeurs • Le trading de haut niveau accumule énormément d'argent sans créer de valeur réelle
    Il faut travailler sur le système pour limiter ses dimensions purement destructrices. Cela requiert des changements au niveau politique, entrepreneurial et citoyen.
  • Plan B : résilience collective et préparation(47'1549'15)
    La résilience collective c'est notre capacité d'auto-organisation spontanée face à une crise qu'on aurait pas prévu ou face à laquelle ce qui était prévu ne suffit pas.
    • Avoir les idées claires sur les risques potentiels auxquels on est soumis • Prévoir des choses en cas de crise • Faire circuler l'information pour que tout le monde sache
    Au Japon, des exercices réguliers pour le risque sismique sécurisent les gens et les préparent plutôt que de les paniquer.
    Faut pas avoir peur de faire peur. Les gens sentent qu'on va vers des crises graves donc le silence fait plus peur que la vérité. L'important est d'équiper les gens de solutions concrètes.
  • Action locale et sphère d'influence(49'1551'20)
    La plupart des gens n'ont pas la possibilité d'agir au niveau planétaire. Il faut agir localement où c'est concret.
    • Plan A : influencer la direction politique par le civisme, pétitions, manifestations, résistance • Plan B : agir dans sa sphère de contrôle directe avec efficacité personnelle
    Quand on fait des choses et qu'on a un retour, on développe un sentiment d'efficacité personnelle qui nous permet de nous préparer face aux crises futures.
    L'important c'est d'avoir un sentiment d'efficacité qui se déguise et se développe parce qu'on fait des choses concrètes.
  • Point de non-retour et métaphore de la voiture(51'2052'50)
    Il existe un point de non-retour au-delà duquel la distance de freinage est trop grande pour arrêter avant le gouffre.
    Ce point dépend de nombreux paramètres et n'est jamais matérialisé précisément. Impossible de savoir exactement quand on l'a passé.
    Au-delà du point de non-retour, le freinage ne suffit plus. Il faut sauter de la voiture. Mais ralentir aide à mieux sauter.
    Nous avons probablement déjà dépassé le point de non-retour globalement. Les stratégies de freinage vendues par les élites ne suffiront pas, peu importe leur qualité.
  • Canots de sauvetage et alternatives construction(52'5055'35)
    Il nous faut des canots de sauvetage. La résilience collective se crée via des projets concrets lancés par collectivités, collectifs citoyens ou organisations.
    • Chantiers participatifs avec des gens radicalement différents • Pas toujours les mêmes bobos écolos • Notamment les gens les plus vulnérables car c'est là que ça cassera en premier
    Résilience collective intrinsèquement liée à cohésion sociale et dimension environnementale. Dépend de culture du risque développée en travaillant ensemble.
    Situation va accélérer bientôt. Les problèmes vont commencer à apparaître massivement. Les gens les plus vulnérables vont souffrir en premier.
  • Transformation territoriale et gestion antagonismes(55'3556'50)
    Ne pas croire qu'une société entière basculera. Mais une minorité non-négligeable peut basculer si des projets de transformation territoriale réels se lancent.
    • Change les manières de faire, produire et consommer • Change aussi les manières d'être et les rapports de force • Les gagnants d'aujourd'hui ne seront pas gagnants demain
    Vrais changements créent des antagonismes. Faut s'y attendre et les gérer par négociation, pas par opposition frontale directe.
    Proposer aux perdants quelque chose qui idéalement ne coûte pas cher mais a beaucoup de valeur pour eux. Cela permet de vraies négociations sur les changements.
  • Dynamique et rayonnement local(56'5058'15)
    Faire des projets à échelle territoriale avec potentiel de s'étendre. Pas seulement une micro-ferme entre amis, mais quelque chose de plus grand.
    • Mettre en scène les transformations pour les rendre inspirantes • Raconter l'histoire : avant c'était comme ça, maintenant c'est comme ça • Montrer comment les gens sont contents et se sont retrouvés
    Diffuser par des communicateurs. Le projet local dépasse local, rayonne ailleurs et fait des petits.
    Petits projets entre amis ne suffisent pas. Faut créer des alternatives à l'échelle assez grande pour être pertinente et inspirante.
  • Bascule imprévisible et modèles alternatifs(58'1558'50)
    Des bascules vont se produire que nous ne contrôlons pas. Quand elles arriveront, les gens en panique vont chercher des solutions immédiates.
    • En panique, gens n'innovent pas, n'inventent pas • Ils vont vers ce qui existe déjà et ce qui est proposé • Besoin de se rassurer en allant vers le familier
    Important de créer aujourd'hui des alternatives même marginales mais assez grandes pour être démontrées comme fonctionnelles et inspirantes.
    Gens ne feront pas le projet A maintenant mais savent que c'est possible. Quand la situation se tendra, ce modèle alternatif devient un rôle modèle auquel se raccrocher.
  • Dérive dictatoriale et branche alternative(58'5059'41)
    Actuellement les alternatives ressemblent à une brindille. Si la branche gaz casse demain, ce ne sera pas suffisant.
    • Gens vont massivement vers ceux qui promettent sécurité et stabilité • Début d'une dérive dictatoriale qui dit pas son nom • Verticalisation du pouvoir et logiques sécuritaires autoritaires
    Faut créer une nouvelle branche, une véritable alternative pour ces moments clés à venir. Pas une solution unique mais un modèle d'organisation différent.
    Ce n'est pas nous qui créerons la bascule. Faut juste être prêt pour la bascule qu'on va devoir affronter collectivement quand elle arrive.