🕺 Cultura Hip-Hop/Rap et Cinéma - Blow Up - ARTE
Rap et Cinéma - Blow Up - ARTE

Rap et Cinéma - Blow Up - ARTE

9 capitulos
  • Origines du rap au cinéma(0'001'43)
    Wild Style de Charlie Ahearn au début des années 80 présente de nombreux éléments de la culture hip hop de façon quasi documentaire, incluant le Bronx, le graff, les boîtes de nuit, les DJs, les MCs et les danseurs.
    • Block Party de Michel Gondry revient sur le concert mythique organisé à Brooklyn au milieu des années 2000 par Dave Chappelle avec Mos Def, Kanye West et les Fugees • Ces films explorent l'influence du rap et du hip hop à travers des événements et performances clés
    Ces films établissent le rap et le hip hop comme des éléments majeurs de la culture urbaine méritant une documentation cinématographique sérieuse.
    • Quartiers urbains et lieux de vie • Culture du graff et de l'art visuel • Musique et performances live • Danse et mouvements sociaux
  • Biopics de rappeurs(1'433'31)
    • 8 Mile s'inspire de la vie d'Eminem avec Eminem lui-même incarnant le rôle principal • Réussir ou mourir évoque le destin de Fifty Cent, sa musique, ses séjours en prison et sa tentative d'assassinat • Notorious Big retrace le parcours du rappeur Big Poppa dès ses débuts avec un flow imparable
    Roxane Roxane revient sur l'ascension dans les années 80 de la rappeuse Roxanne Shanté, incarnée par Chanté Adams.
    Straight Outta Compton retrace l'histoire du groupe N.W.A avec la scène fondatrice aux clubs où DJ Yella et Dr. Dre violaient l'interdiction de passer du rap, avec Ice Cube incarné par O'Shea Jackson Jr.
    • Les biopics capturent les parcours personnels et artistiques des rappeurs • Ils abordent les thèmes de la prison, de la violence et de la persévérance • Ils mêlent la musique à l'histoire personnelle des artistes
  • Rappeurs fictifs et comiques(3'315'07)
    • Eighth Grade présente Daniel McDonald incarnant une jeune rappeuse lors d'une battle inaugural sur un parking • I'm Still Here suit la tentative de reconversion de Joaquin Phoenix dans le rap avec des scènes de concerts embarrassantes et une présentation de démo à Puff Daddy
    Fatal bazooka avec Michael Youn propose un portrait très comique et exagéré de rappeur fictif.
    I'm Still Here se situe entre fiction et documentaire, créant un contraste surréaliste entre l'ambition artistique et la réalité peu convaincante.
    • Les rôles fictifs permettent l'exploration satirique du monde du rap • Les scènes de battle et de présentation artistique deviennent des moments de tension dramatique ou d'humour • Le contraste entre l'aspirant et l'établi génère du comique ou du malaise
  • Rappeurs réalisateurs et acteurs(5'077'20)
    • Abd Al Malik réalise Qu'Allah bénisse la France avec Marc Zinga montrant onze jeunes rappeurs • Orelsan réalise Comment c'est loin dans lequel lui et son compère Gringe ont 24 heures pour composer un nouveau titre tout en procrastinant
    • Method Man et Redman dans la comédie Your Eyes se rencontrent en voiture autour de choses essentielles • Les rappeurs interprètent souvent des rôles proches de leurs anciens quotidiens
    Jim Jarmusch aime particulièrement faire apparaître des rappeurs, notamment RZA du Wu-Tang Clan qui compose la bande sonore iconique de Ghost Dog avec un beat entêtant.
    • Les rappeurs deviennent des créateurs cinématographiques à part entière • Leur transition vers l'acting et la réalisation crée de nouvelles perspectives narratives • Les collaborations entre rappeurs et cinéastes enrichissent la cinématographie
  • Rap en bande sonore : affirmation identitaire(7'209'43)
    • Do the Right Thing de Spike Lee utilise Fight the Power de Public Enemy dans l'ouverture célèbre • Django Unchained de Quentin Tarantino featuring Jamie Foxx utilise un mashup James Brown-Tupac • Black Panther de Ryan Coogler utilise All the Stars de SZA et Kendrick Lamar
    • Rush Hour : Chris Tucker fait découvrir du Jay-Z à Jackie Chan comme un acte de transmission culturelle • Die Hard : Le chauffeur impose Christmas in Hollis des Run-DMC à Bruce Willis visiblement peu convaincu
    • American Honey d'Andrea Arnold : des jeunes chantent ensemble sur un parking • Fish Tank d'Andrea Arnold : une fille et sa mère se retrouvent sur Live Your Life de Nas dans une chorégraphie
    Le rap en bande sonore affirme une voix, une identité et crée du contraste émotionnel entre l'image et le son.
  • Rap et réalisme urbain dans les années 90(9'4312'04)
    • Boys in the Hood avec Ice Cube à l'écran et à la bande sonore avec How to Survive in South Central • Menace II Society se déroulant dans le quartier de Watts avec des rappeurs présents à l'écran et sur la bande sonore, notamment MC Eiht avec Straight Up Menace
    • Boyz n the Hood montre une vie marquée par la violence dès l'école • Dangerous Minds utilise Gangsta's Paradise de Coolio lors de l'ouverture • Abel Ferrara dans King of New York dépeint des trafics illicites
    • Colors de Dennis Hopper : bandes rivales s'affrontent en prison sur le titre éponyme d'Haïti • Un prophète de Jacques Audiard : le quotidien de Tahar Rahim sur Bringing the Gap de Nas
    Ces films utilisent le rap pour ancrer la narration dans la réalité urbaine et capturer l'atmosphère des quartiers défavorisés américains.
  • Le rap dans les films français et mondiaux(12'0413'16)
    • La Haine de Mathieu Kassovitz avec une scène culte du DJ Cut Killer aux platines, mètres de la cité • Bac Nord avec des jeunes rappeurs dans la voiture
    • Denzel Washington impressionne dans un rôle où il écoute du rap avec Snoop Dogg • Pio Marmaï : Dents mais vous êtes fous • Mathieu Amalric ambiance l'hôpital dans Rois et Reines sur Marly Mort • Tom Cruise méconnaissable dans Tropic Thunder sur Get Back de Luda Crisis
    Le rap apparaît dans des contextes variés à travers différentes cinématographies et types de films.
    Tout le monde au cinéma écoute du rap, du blockbuster au film d'art et essai, devenant un élément universel du langage cinématographique.
  • Top 5 des meilleures citations de rap au cinéma(13'1620'15)
    La Haine de Mathieu Kassovitz avec la scène culte du DJ Cut Killer aux platines est l'équivalent français de Do the Right Thing avec Fight the Power.
    • N.W.A emprisonné et arrêté musclément devant leur studio sans pouvoir dire un mot • Puis libération de la parole avec Fuck the Police avec un stylo, un micro, un beat et un flow
    Wild Orchid de Noah Baumbach avec Naomi Watts dans un cours de danse, créant un contraste entre la douceur des rapprochements et la rage du titre de Tupac.
    Spike Lee en 1994 revient sur sa jeunesse au début des années 70 avec un audacieux mashup soul-rap du titre Crooklyn de The Crew Clean Dow Jones au générique final.
  • Le numéro 1 : Les deux battles d'8 Mile(20'1524'01)
    Eminem se retrouve littéralement sans voix, incapable de livrer sa battle et montrant la vulnérabilité initiale du personnage.
    Entre la première et la dernière battle, Eminem subit une transformation totale, littéralement possédé par sa musique et ses paroles.
    Eminem délivre une démonstration de la puissance de la voix, des mots et du flow en une minute 45 de pure virtuosité.
    Ces deux scènes en écho résument la puissance du rap au cinéma : l'expression de l'identité, la transformation personnelle et la libération par la parole.