Chine, la fabrique d'une nation (1/2) | Le soleil bleu | ARTE

Chine, la fabrique d'une nation (1/2) | Le soleil bleu | ARTE

ARTE1h 0min3 feb 2026
16 capitulos
  • L'empire chinois face à l'humiliation occidentale(0'135'09)
    Au début du 20e siècle, la Chine n'est plus que l'ombre de l'empire dominateur qu'elle fut longtemps. C'est un géant fatigué qui ne parvient plus à nourrir sa population et où l'arrivée du printemps peut annoncer la famine pour des millions de paysans.
    • Les étrangers venus des mers ont forcé la Chine à s'ouvrir au commerce international et au trafic de l'opium • Européens, Américains, Russes et Japonais s'installent dans des enclaves au cœur des villes chinoises appelées concessions • Protégés par des traités diplomatiques qualifiés d'inégaux, les étrangers y sont comme chez eux
    Depuis plus d'un siècle, les dirigeants chinois ont eu une obsession : redonner au pays sa grandeur passée. Deux hommes incarnent cette quête : Chiang Kai-Shek et Mao Zedong, deux frères ennemis qui se livrent un combat sans merci.
    En 1911, une révolution balaye le système impérial millénaire et une République est proclamée. À sa tête, le premier président de l'histoire chinoise, Sun Yat-Sen, qui rêve d'en finir avec la domination étrangère et de faire de la Chine une puissance moderne.
  • La révolution républicaine et le chaos des seigneurs de la guerre(5'098'01)
    Sun Yat-Sen veut révolutionner la Chine s'appuyant sur trois principes du peuple : la démocratie quand la Chine se ramure, le bien-être social et surtout le nationalisme. Sur les ruines de l'empire, il veut bâtir une nation sur le modèle occidental.
    Sun Yat-Sen ne reste au pouvoir que 3 mois. Au lieu de rendre la Chine plus forte, l'avènement de la République la plonge dans le chaos. Le Tibet et la Mongolie déclarent leur indépendance et le territoire éclate en fiefs indépendants.
    Les armées régionales passent sous le contrôle d'officiers ou d'anciens brigands qui refusent d'obéir à Pékin et règnent par la terreur. Ce sont les seigneurs de la guerre qui fragmentent le pays.
    Sun Yat-Sen, réfugié dans le sud à Canton, s'appuie sur un jeune officier ambitieux nommé Chiang Kai-Shek pour mettre sur pied une armée loyale et bien entraînée. En 1924, Chiang est nommé à la tête de la nouvelle académie militaire du Whampoa.
  • L'alliance improbable entre nationalistes et communistes(8'0111'06)
    Pour faire de l'académie militaire la matrice d'une armée nationale, le leader nationaliste cherche financements et conseillers militaires auprès de la jeune Union soviétique. Mais le soutien de Moscou a un prix.
    Sun Yat-Sen doit accepter de prendre sous son aile un groupuscule créé 3 ans plus tôt : le parti communiste chinois. Cette alliance improbable entre nationaliste et communiste est baptisée Front Uni et c'est de la part de Moscou un véritable cadeau empoisonné.
    • Plusieurs communistes participent au premier congrès du Guomindang en 1924 • Un ancien assistant bibliothécaire de 30 ans, Mao Zedong, devient chef par intérim du département de la propagande du Guomindang • Les communistes déclarent ostensiblement leur loyauté au parti nationaliste, mais en réalité ils sont aussi contrôlés par le parti communiste
    Sun Yat-Sen n'aura pas le temps de voir son rêve pour la Chine se réaliser. Il meurt en 1925, laissant le pays en plein chaos. Chiang Kai-Shek saisit la chance que lui offre le destin en s'appropriant le projet politique de son mentor.
  • L'expédition du nord et la rupture entre nationalistes et communistes(11'0614'50)
    À l'été 1926, Chiang lance une grande opération militaire pour soumettre les seigneurs de la guerre, l'expédition du nord. Il s'élance depuis Canton avec 100000 soldats. Nationalistes et communistes se battent côte à côte.
    En quelques mois, les soldats formés par les soviétiques font des miracles face aux forces des seigneurs de la guerre. Chiang fait régner une discipline impitoyable. L'avancée de ces troupes est inexorable et elles reprennent de force la concession britannique de Hankow.
    Avec le chaos qui s'annonce, les militants communistes à Shanghai décident de jouer leur va-tout. Ils déclenchent une grève insurrectionnelle dans les usines. Pour eux, c'est le début d'une révolution urbaine sur le modèle soviétique.
    Chiang Kai-Shek et Sun Yat-Sen pensent que c'est le Guomindang qui doit mener la révolution et que le parti communiste est seulement là pour lui prêter main forte. Les communistes menaient seuls la révolution, ce que Chang considère comme impossible. Chiang décide donc la rupture.
  • Le massacre de Shanghai et la traque des communistes(14'5016'15)
    Le 12 avril 1927, les gros bras du Guomindang passent à l'action dans la ville. Assistés de Mafia, ils assassinent des milliers de communistes présumés avec la complicité passive des autorités étrangères, soulagées de voir la révolution tuée dans l'œuf.
    Au cours des mois de terreur qui suivent, des dizaines de milliers de personnes sont exécutées dans tout le pays. La tête de 197 militants communistes est mise à prix, dont celle de Mao Zedong. Or la loi, ils entrent en clandestinité.
    C'est l'acte de décès du Front Uni et le début d'une traque sans pitié qui va durer 22 ans. Cette rupture marque le début du conflit mortel entre les deux frères ennemis.
    Chiang Kai-Shek est désormais le seul maître de la Chine. Même la Mandchourie, le berceau de la dernière dynastie impériale, se rallie sans combattre et adopte le drapeau nationaliste. La Chine semble unifiée sous le contrôle du Guomindang.
  • La consolidation du régime nationaliste et la menace japonaise(16'1520'46)
    Chiang Kai-Shek choisit Nankin, une ancienne cité impériale, comme capitale de la République de Chine. Il fait transférer le sarcophage de Sun Yat-Sen à Nankin devant 300000 personnes, consolidant ainsi sa légitimité en se rattachant au père fondateur.
    Chiang tient un journal pour se perfectionner moralement selon la tradition des lettrés Confuciens. Il reconnaît ses défauts : colère, violence, arrogance, mensonge, dépravation. Les trois principes du peuple deviennent le catéchisme du nouveau régime.
    En 1927, Chiang épouse Song Mei-Ling, la plus jeune sœur de la veuve de Sun Yat-Sen. La jeune femme a étudié aux États-Unis et s'est coulée dans le moule de l'Amérique. Sous son influence, Chiang met son anti-impérialisme en sourdine et change de tactique.
    • Depuis la fin du 19e siècle, le Japon est devenu la première puissance militaire d'Asie • Il a arraché l'île de Taïwan en 1895 et la Corée en 1910 • Son armée s'est solidement installée en Mandchourie le long de sa principale voie ferrée • L'Empire Nipon veut asservir des pences entiers de l'Asie et faire de sa présence en Mandchourie le pivot de cette conquête
  • L'invasion japonaise et la montée du sentiment national chinois(20'4623'45)
    En septembre 1931, l'armée japonaise sort de ses garnisons. En 5 mois, quasiment toute la Mandchourie est soumise. L'année suivante, Tokyo fait de la région un État indépendant à sa botte, le Mandcukuo, installant à sa tête l'ancien empereur de Chine, Puyi.
    Début 1932, l'aviation nipon bombarde Shanghai pendant plusieurs semaines. C'est l'un des premiers grands bombardements aériens de l'histoire. Les bombes incendiaires visent les quartiers les plus peuplés et tuent 15000 civils. Des centaines de milliers de personnes se réfugient dans les concessions étrangères.
    Chiang sait qu'il n'est pas prêt militairement pour affronter le Japon. La mort dans l'âme, il accepte un cessez-le-feu et laisse les troupes nipon s'installer autour de Shanghai. Mais s'il refuse de les affronter, c'est aussi qu'un danger beaucoup plus grave menace le pays à ses yeux : les communistes.
    Dès le début, la guerre de résistance contre le Japon a correspondu à une montée sans précédent du sentiment national. La Chine est un conglomérat complexe mais lorsque le Japon a envahi le pays, le concept de nation chinoise a lentement pris forme. Aucun Chinois ne voulait devenir esclave.
  • Mao et la révolution paysanne dans les montagnes(23'4526'05)
    Depuis les massacres de Shanghai, Mao et les communistes sont entrés en clandestinité et se sont regroupés dans les campagnes. Mao a une intuition : la révolution ne sera pas faite par les ouvriers des villes sur le modèle soviétique, mais par la masse paysane chinoise immense et miséreuse.
    Cette libération, Mao la propose aussi au peuple des marges, soumis par les empereurs Qing : Tibétains, Mongols, Ouïgours. Pour les rallier à sa cause, il leur promet le droit à l'indépendance quand la Chine entière sera communiste.
    Mao proclame une République soviétique chinoise. C'est une véritable sécession, un État de 30 millions de personnes dans l'État chinois. En Chine, le pouvoir politique s'exprime par le pouvoir territorial et à partir du moment où Chiang perd du territoire, il perd sa légitimité.
    Comme dans les contes de son enfance, Mao, le fils de paysan, est prêt à devenir le grand héros rebelle qui renverse l'empereur. Désormais, Mao veut devenir le seul soleil dans le ciel chinois, un soleil rouge, tandis que Chiang incarne le soleil bleu nationaliste.
  • La longue marche et la stratégie de Mao face au Japon(26'0529'32)
    Depuis 1930, Chiang Kai-Shek multiplie les campagnes militaires contre les communistes, faisant des dizaines de milliers de victimes en Chine centrale. En 1934, avec un réseau de fortification, les troupes nationalistes encerclent la base rouge de Mao. Le blocus est total et provoque une famine.
    Mao parvient à s'enfuir avec 86000 militants et prend la direction des montagnes de l'Ouest. Traqué par Chiang, ils vont devoir marcher 6000 km dans des conditions dantesques. Un an plus tard, ils ne sont plus que 5000 quand ils arrivent dans la province du Shansi.
    La colonne a été décimée, mais Mao parvient à transformer la déroute en mythe fondateur appelé la Longue Marche. Cette fois-ci, Chiang pense en avoir fini avec Mao et ses bandits rouges. Le nationaliste voit mal comment ils parviendront à survivre dans cette région déshéritée.
    Le royaume de Chiang, ce n'est pas cette Chine des campagnes qu'il regarde de haut. C'est le monde de la ville et des élites. À Shanghai, la vie a repris le dessus depuis les bombardements japonais. La ville est devenue un véritable Eldorado des affaires avec industries modernes et plaisirs.
  • Le contrôle social et la modernisation nationaliste(29'3234'00)
    Pour le nationaliste, la Chine n'est pas prête à la démocratie rêvée par Sun Yat-Sen. C'est le modèle des régimes fascistes d'Europe qui l'inspire. Pour façonner le peuple chinois, il lance un grand programme de contrôle social appelé le Mouvement de la Vie Nouvelle.
    À travers son mouvement de la Vie Nouvelle, Chiang Kai-Shek cherche à préserver l'identité chinoise en s'appuyant avec force sur les valeurs confucéennes qui sont pour lui l'essence même de la Chine. Une forte vague de modernisation à l'occidentale a déferlé sur la Chine à la fin des années 20 et au début des années 30.
    Il y a urgence à fabriquer des patriotes car les Japonais ont continué à progresser. Chiang ne veut pas encore les combattre, mais il s'y prépare avec l'aide de l'armée allemande. Ses conseillers l'aident à moderniser matériel et stratégie militaire. Il entretient aussi le culte du chef pour motiver ses troupes.
    • 25 ans après la chute de l'Empire, le pays n'est toujours pas certain de ses contours • Avant, la Chine fonctionnait sous un système de vassalité sans frontières tracées • Chiang refuse l'idée d'une indépendance du Tibet et de la Mongolie mais ne peut imposer sa volonté par les armes • Il ruse pour garder le lien avec les territoires des marges en créant une commission des affaires mongoles et tibétaines
  • Mao gagne le soutien international et Chiang obtient le kidnapping(34'0039'01)
    Pendant que Chiang cherche à créer sa Chine nouvelle, le parti communiste renaît de ses cendres. Mao a fini par s'imposer parmi les rescapés de la longue marche. Désormais, pour peser face à son ennemi, il a besoin de reconnaissance internationale. Il a déjà gagné le soutien de Staline.
    En 1936, Mao invite le journaliste américain Edgar Snow dans sa nouvelle base. Mao lui livre une version héroïque de l'épopée communiste. En 1937, Snow publie un livre intitulé Étoile rouge sur la Chine où il dépint Mao comme un chef militaire courageux et un leader sensible au malheur du monde paysan.
    En décembre 1936, une nouvelle provoque la stupeur dans le monde entier : Chiang Kai-Shek a été kidnappé. L'un de ses ravisseurs est le jeune Zhang Xueliang, officier originaire de Mandchourie qui veut forcer son chef à s'allier aux communistes pour libérer son fief des Japonais.
    • À Yenan, l'annonce de l'enlèvement de Chiang fait l'effet d'une bombe • Beaucoup au sein du parti veulent le tuer et Mao est en faveur d'un jugement par un tribunal populaire • Mais Staline demande à Mao d'épargner Chiang car la priorité est la guerre contre les Japonais • Le leader communiste s'incline, la rage au ventre
  • La résistance unie contre le Japon et la bataille de Shanghai(39'0143'30)
    La libération de Chiang après 15 jours de détention provoque des scènes de liesse dans le pays entier. Cette fois-ci, il ne pourra plus reculer. En juillet 1937, Chiang décide enfin de jeter toutes ses forces dans la guerre contre le Japon. Staline demande même à Mao de se mettre sous les ordres de Chiang pour repousser les Japonais.
    À Shanghai, l'attaque de la garnison japonaise par Chiang déclenche des représailles massives. Le général nationaliste choisit la ville la plus peuplée de Chine pour ses ruelles étroites où il compte piéger les Japonais, quitte à sacrifier la population. Il veut aussi prendre le monde entier à témoin des crimes japonais.
    En octobre, diplomates et journalistes assistent depuis la terrasse de leur hôtel pendant 4 jours à la résistance héroïque d'un bataillon de soldats nationalistes. Une jeune fille chinoise traverse la rivière à la nage pour apporter aux soldats le drapeau de la République de Chine. Leur héroïsme et leur ténacité inspirent la Chine entière.
    Malgré la résistance, Shanghai tombe après 3 mois de combat. La prise de la perle de la Chine est une catastrophe pour Chiang. Ses meilleures divisions ont été décimées sans que les occidentaux ne lèvent le petit doigt. Mais cette résistance héroïque devient la matière d'un nouveau récit national chinois.
  • La retraite vers le sud et le sabotage des digues du Fleuve Jaune(43'3048'00)
    Quand les Japonais approchent de la capitale Nankin, Chiang organise un repli titanesque vers la ville de Chongqing, à 1400 km à l'intérieur des terres. Dans un effort surhumain, tout ce qui peut être transporté l'est en pièces détachées. Des centaines de milliers de personnes suivent comme elles peuvent.
    Chiang Kai-Shek échange du territoire contre du temps. Il est persuadé que les Américains vont un jour ou l'autre entrer dans la guerre et qu'il faut tenir jusqu'à ce moment-là. Il est convaincu que la guerre va devenir mondiale et que la Chine aura un rôle à jouer si elle parvient à tenir.
    La retraite désespérée abandonne une partie de la population à Nankin. La ville est protégée par 100000 soldats nationalistes, mais ils ne parviennent pas à arrêter les Japonais. Quand l'ennemi franchit finalement les remparts, c'est une orgie de violence. Près de 200000 personnes sont massacrées.
    En juin 1938, Chiang donne le feu vert à un projet démentiel : saboter les digues. Les habitants sont surpris par un torrent déchaîné. L'inondation du Fleuve Jaune fait 900000 victimes et plusieurs millions de réfugiés. Ce crime à grande échelle contre sa propre population provoque aussi une terrible famine.
  • La stratégie attentiste de Mao et l'entrée en guerre des États-Unis(48'0053'23)
    Mao comprend que son ennemi est en train de creuser sa propre tombe. Il a l'intuition que le temps va jouer en sa faveur contre Chiang mais aussi contre les Japonais. Comme son rival, le leader communiste pressent que l'immensité de la Chine est un piège qui va se refermer sur l'envahisseur.
    • Dans la logique du nouveau Front Uni, Mao réaffirme ostensiblement son aide à Chiang Kai-Shek pour bouter les Japonais hors de Chine • Mais en coulisse, il impose une nuance : il veut laisser les nationalistes prendre le feu pour préserver les forces communistes • Mao a compris qu'il pouvait créer des unités clandestines et disparaître dans la campagne • Il réforme ses unités où il peut et attaque quand il voit des vulnérabilités
    Pendant 2 années, la Chine reste seule face aux Japonais. Officiellement, la guerre n'est pas encore mondiale. Mais quand les troupes soviétiques entrent à leur tour en Pologne, c'est un choc. Staline, allié de l'Allemagne nazie, n'attaquera pas le Japon comme il l'était espéré.
    Le 7 décembre 1941, en moins de 2 heures, l'aviation japonaise efface 20 années d'isolationnisme américain à Pearl Harbor. 2400 soldats sont tués. Le lendemain, le président Roosevelt déclare la guerre à l'Empire Nipon. C'est le moment que Chiang attendait depuis 10 ans. La Chine devient aussitôt un allié décisif pour les Américains.
  • La Chine nouvelle puissance mondiale et la séduction de Mao(53'2358'19)
    Pour la République de Chine, épuisée par 10 années de chaos et de conflits, l'aide américaine est vitale. Les Américains ont besoin que les 800000 soldats japonais restent coincés en Chine plutôt que dans le sud pacifique. Pour encourager Chiang Kai-Shek à tenir, Roosevelt lui offre plus que des financements et des armes.
    En janvier 1943, Américains et Britanniques concèdent à Chiang ce qu'il réclame depuis 20 ans : la fin des dernières concessions étrangères. Ils sont suivis par les autres puissances étrangères. Seules les colonies de Hong Kong et Macao restent contrôlées par l'Empire britannique et le Portugal.
    6 mois plus tard, lors de la conférence du Caire, Roosevelt promet également à Chiang la restitution de deux régions entières à la fin de la guerre : la Mandchourie occupée et l'île de Taïwan. Au côté de Roosevelt et de Churchill, Chiang Kai-Shek et Song Mei-Ling ont le sentiment que la Chine est enfin traitée en égal.
    En 1944, Mao et son bras droit Zhou Enlai tentent un coup de poker. Ils invitent les Américains à ouvrir un bureau de liaison au cœur même de la base rouge. La mission composée de diplomates et de militaires découvre une vraie force très motivée. Mao leur présente la nouvelle démocratie pour masquer sa proximité idéologique avec l'URSS.
  • La victoire sur le Japon et la fin d'une ère(58'1960'04)
    Au printemps 1945, la Chine devient membre fondateur de l'ONU. Mieux encore, elle est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, le club très fermé des puissances qui domineront le monde de l'après-guerre. Après 100 années d'humiliation, la Chine est enfin de retour dans la cour des grands.
    Le 15 août 1945, 9 jours après la première bombe atomique sur Hiroshima, l'Empire Nipon se rend. Les Américains occupent le Japon. Après de longues années de cauchemar, les Chinois peuvent enfin célébrer leur victoire contre l'envahisseur.
    Mais les apparences sont trompeuses. Roosevelt commence à douter de son allié chinois dont la corruption et la cruauté sont désormais de notoriété publique. Pour Chiang, c'est un moment d'apothéose mais fragile.
    • Chiang Kai-Shek et Mao sont déjà tendus vers un nouvel objectif • Deux astres brillent encore dans le ciel chinois : le soleil rouge communiste et le soleil bleu nationaliste • L'un des deux doit disparaître • La vraie bataille pour le contrôle de la Chine est sur le point de commencer