Gaza/Gaza : les enfants dans la guerre | ARTE Reportage
Gaza : les enfants dans la guerre | ARTE Reportage

Gaza : les enfants dans la guerre | ARTE Reportage

ARTE13 min20 ene 2025
5 capitulos
  • Le bombardement du lycée RFA à Derel Bala(0'433'24)
    Une bombe israélienne s'abat sur le lycée RFA à Derel Bala au centre de Gaza en octobre 2024. Plusieurs familles de déplacés avaient trouvé refuge dans ce bâtiment.
    • 28 personnes sont mortes • 54 blessés, principalement des femmes et des enfants • Les survivants sont évacués à l'hôpital
    Mohamed Almri, 9 ans, était en train d'entrer à l'école quand la bombe a explosé. Il a été projeté à plusieurs mètres et a vu une barre de fer coincée dans sa jambe. Son cousin Abdouah, 6 ans, n'a pas survécu.
    Mohamed a six frères et sœurs, dont Ibrahim, 6 mois, né sous une tente en pleine guerre. Sa mère manque de couches et de lait maternel.
  • L'impact traumatique sur les enfants(3'247'34)
    • Un enfant est tué ou blessé toutes les 10 minutes selon l'Unicef • Près de 15000 enfants ont péri depuis le début de la guerre • Des dizaines de milliers ont été blessés, souvent gravement
    Jana, 15 ans, a survécu au bombardement de la maison de son grand-père en août. Elle a perdu sa main dans l'explosion. Son cousin, une petite cousine de 6 ans, ainsi que son grand-père, sa mère et sa tante ont tous été blessés.
    Jana subit des crises de colère et d'angoisse, s'isole et ne communique qu'avec sa psychologue. Elle ne peut plus faire plusieurs choses seule et sa mère doit désormais lui brosser les cheveux. Elle est devenue nerveuse.
    La psychologue Madir travaille sans relâche à l'hôpital Al Ala pour aider les enfants à vivre avec leur traumatisme. Elle tente de recréer un peu d'intimité lors des consultations malgré les pénuries de matériel et les bombardements constants.
  • Lutte pour la survie quotidienne(7'349'28)
    Devant les centres de distribution, les enfants attendent pendant des heures pour obtenir quelques denrées. Certains arrivent trop tard et repartent les mains vides. Les provisions obtenues sont insuffisantes.
    Isam Aljal, 10 ans, a perdu son père dans le bombardement de leur maison dans le nord de Gaza. La famille a été contrainte d'évacuer plusieurs fois et vit maintenant dans un conteneur dans un camp de déplacés à Derel Bala.
    • Impossible de dormir sur le sol sans couverture ou matelas • Difficultés à réchauffer les espaces de vie • L'eau dégouline du toit quand il pleut • Manque d'eau et d'électricité
    Pratiquement toutes les écoles ont été détruites ou endommagées. Plusieurs centaines d'enseignants ont été tués. Près de 650000 enfants sont privés d'éducation depuis plus d'un an. Quelques cours continuent dans des abris de fortune grâce à des professeurs bénévoles.
  • Enfants contraints à grandir trop vite(9'2812'01)
    Depuis la mort de son père, Isam aide sa mère à nourrir la famille. Après l'école, il remplit et distribue des bidons d'eau et gagne 3 euros en moyenne par jour.
    Entre 15 et 20000 enfants ont perdu au moins un de leurs parents depuis le début de la guerre selon les estimations de la société civile palestinienne.
    • Le travail des enfants a beaucoup augmenté • Les enfants malnutris sont de plus en plus nombreux • La plupart ont perdu leur maison et vivent sous des tentes • Isam joue à cache-cache avec les autres enfants mais le danger n'est jamais loin
    Les enfants de Gaza ne sont plus vraiment des enfants. Ils sont privés de pratiquement tout : maison, école, eau, électricité. Ils endossent des responsabilités et vivent des épreuves bien trop grandes pour eux.
  • Espoirs et blessures invisibles(12'0113'09)
    Selon l'Unicef, Gaza est devenu l'un des endroits les plus dangereux au monde pour les enfants. Ils portent tous en eux les blessures visibles et invisibles de la guerre.
    Mohamed espère que la guerre va finir bientôt. Il veut retrouver sa vie d'avant, retourner à l'école et dans sa maison. Le plus important pour lui est de rester en vie.
    Jana veut retourner à Gaza City et vivre dans une tente en attendant que sa maison soit reconstruite, car elle a été totalement détruite. Elle se dit que rien ne lui est vraiment arrivé, comparant sa perte de main à une rose qui a perdu un pétale.
    Malgré les pertes massives, la mort de proches, et les conditions de vie extrêmes, les enfants de Gaza continuent à espérer un jour meilleur et tentent de trouver un sens à leur survie.