Intelligence artificielle/Generated Art : l'IA peut-elle créer de l'art ? | _Underscore | ARTE
Generated Art : l'IA peut-elle créer de l'art ? | _Underscore | ARTE

Generated Art : l'IA peut-elle créer de l'art ? | _Underscore | ARTE

ARTE23 min30 dic 2025Leer en el blog
25 capitulos
  • Le monde invisible et la quête de l'art généré(0'121'26)
    Un continent invisible fait de serveurs, de câbles et d'interactions virtuelles est devenu le lieu où nous vivons désormais.
    • Les images ont été le fil rouge de la vie du narrateur depuis toujours • Elles construisent notre identité et notre amour • Elles déclenchent nos sensations humaines et nous font vivre des choses impossibles dans la réalité
    Créer une image à partir de rien est devenu une activité à part entière que des millions de personnes consacrent à leur vie, voyant là un mystère, une quête et un sens à leur existence.
    L'art est le témoin de nos fantasmes et de nos peurs en tant qu'humanité, montrant toute l'horreur et le sublime de notre présence dans l'univers.
  • L'arrivée des IA générative : une fausse promesse(1'262'32)
    Les intelligences artificielles promettraient de générer des images à notre place en transformant un simple prompt en image instantanément, ce qui semblait être un formidable cadeau.
    Cette promesse est en fait un cheval de Troie qui porte en lui la destruction d'un des piliers de notre humanité.
    • N'importe qui peut saisir un crayon et dessiner, mais cela ne crée pas automatiquement des émotions • Créer des images est extrêmement complexe • Faire en sorte qu'elles touchent autrui est encore plus ardu
    La création artistique n'a ni manuel ni recette miracle, contenant une forme de magie qu'on découvre à tâtons par le travail et l'expérimentation.
  • La valorisation des artistes et les réalités du marché(2'324'30)
    Les personnes capables de créer des images mémorables, qu'elles soient peintres, artistes ou cinéastes, sont portées aux nues et aimées comme des magiciens, alors qu'ils sont souvent plus proches des horlogers capables de s'asseoir des heures dans un atelier.
    • Les cursus artistiques coûtent cher et sont réservés aux couches les plus aisées de la population • Une petite partie de l'art contemporain alliée à une spéculation absurde a coupé le lien entre artistes et une partie de la population • Certains ont fini par voir l'art comme une pratique vaine et méprisable
    Bien qu'on ne considère plus l'artiste à sa juste valeur, on n'a jamais été autant en demande de sa création pour les films, les livres, les jeux vidéo et le graphisme.
    • Les réussites artistiques sont extrêmement rares • La précarité règne chez de nombreux artistes • Moins de 5% des étudiants en Beaux-Arts peuvent vivre un jour de leur art • Devenir artiste est un sacerdoce rempli de doutes et d'échecs sans promesse de résultat
  • Artistes et industrie : deux forces contraires(4'305'55)
    Travailler avec des créatifs est essentiel car ils détiennent une part de la force créative, mais c'est peu commode car l'artiste est difficilement malléable et coûteux en argent et en temps.
    Faire cohabiter artistes et industrie, c'est faire rentrer deux forces contraires dans le même interstice : l'artiste veut créer de façon originale pour garder sa fierté, tandis que le donneur d'ordre veut vendre le plus possible.
    Le curseur des choix artistiques finit toujours par se retrouver du côté de celui qui paye, et l'artiste paye ses factures en attendant d'espérer pouvoir vivre un jour de son œuvre personnelle.
    • Il faut s'attendre à voir de plus en plus d'images générées par IA dans la publicité tant c'est une technologie bénie en termes de coût • Le cinéma résiste encore, le jeu vidéo plus difficilement, mais pour combien de temps encore
  • La révolution technologique et son enjeu(5'556'59)
    L'évolution technologique et le développement de l'intelligence artificielle permettent de poser la question : Et si l'on pouvait se passer des artistes pour créer des images?
    • Plus besoin des créatifs pour vendre les produits • Plus besoin de plateaux de tournage remplis de techniciens syndiqués • Plus besoin de payer les artistes pour avoir leurs œuvres • Plus besoin de faire faire des couvertures, affiches ou pochettes d'albums
    C'est un formidable rêve pour les donneurs d'ordre qui ont besoin des images mais qui ne veulent plus s'embarrasser à gérer les personnes qui les fabriquent.
    Au départ, les choses n'ont pas été présentées ainsi ; toute technologie émergente est fascinante au début, comme l'était la découverte de l'atome avant qu'on comprenne qu'il pouvait nous détruire.
  • L'expérience des premiers générateurs : VQGAN et après(6'598'08)
    Le tout premier générateur d'image s'appelait VQGAN et permettait d'entrer une phrase pour attendre qu'une forme finisse par apparaître, suscitant une fascination compréhensible devant la prouesse technique.
    Avec deux amis, trois émissions en live sur Twitch ont mêlé les prompts du public, l'utilisation du logiciel et la musique improvisée en direct d'un musicien, créant une tentative de communication entre l'humain et la machine.
    • Les images n'apparaissaient pas immédiatement mais après plusieurs itérations et minutes • Le résultat était fragile et imparfait, rempli de bugs et de formes monstrueuses • Il y avait une sorte d'émotion cyberpunk avec l'impression d'effectuer un rituel artistique autour d'une machine qui tenterait de rêver
    Très vite, Midjourney et tous les autres sont arrivés, rendant évident que nous regardions tout sauf des robots qui rêvent, ce qui a provoqué une résistance immédiate en découvrant comment ces logiciels fonctionnaient réellement.
  • Le vol d'œuvres : l'entraînement sur le travail des artistes(8'089'40)
    Les IA ont été entraînées sur des œuvres, ce qui est une façon plus chic de dire qu'elles copient les recettes et le style de véritables artistes en pillant, sans leur accord, leur travail.
    Midjourney a probablement été principalement entraînée sur les peintures du peintre polonais Beksiński.
    • Un fanart réalisé par un humain suppose un défi, un investissement personnel, un apprentissage et une forme d'amour pour le sujet • La machine reproduit sans affect ni émotion, se contentant de livrer le résultat qu'elle estime le plus efficace • La démarche artistique ne doit pas se voir greffer une obligation de résultat ou de productivité
    L'art est rempli de mécaniques insaisissables qu'il faut découvrir à tâtons par le travail et l'émotion ; une machine n'a pas accès à ce mystère de la création car il y a au cœur du processus artistique une expérience profondément humaine.
  • La révélation du pillage et ses conséquences(9'4010'54)
    Ce vol de musée a pu se faire au grand jour parce qu'on a tenté de le cacher ; les entreprises leader comme OpenAI ont toujours refusé de livrer la nature du contenu sur lequel s'entraînaient leurs algorithmes.
    Après une fuite interne, une liste de plusieurs milliers d'artistes a émergé, révélant le nombre de personnes pillées sans leur accord et sans même le reconnaître.
    • La plupart des artistes se sont à raison insurgés contre ce vol • Toute une frange de personnes s'est mise à activement utiliser ces IA, soit par curiosité, soit pour se passer des artistes • Ces derniers y ont vu l'espoir d'investir tout un nouveau marché
    Ceux qui ont cru dans les NFT, le Metaverse ou la crypto ont vu dans l'IA générative le nouvel eldorado, annonçant chaque semaine la mort des anciennes pratiques pour faire croire à une révolution.
  • Les annonces messianiques et leurs exagérations(10'5411'44)
    • Suno annoncerait la fin de la composition musicale car capable de créer des tubes en 2 minutes • OpenAI annoncerait plus besoin de toile, d'appareil photo ou de Photoshop • Sora annoncerait plus besoin de caméra
    Chaque semaine, chaque mois, une nouvelle version vient balayer la précédente, créant un cycle d'annonces promises dont les effets s'annulent conjointement.
    Critiquer les IA génératives sur leurs capacités techniques est assez vain car on voit bien qu'elles seront capables un jour d'imiter parfaitement le réel ; ce combat est plus philosophique et doit nous interroger sur le monde que nous voulons.
    Lorsqu'on aime l'art, il y a une véritable tristesse à voir l'intégralité des grands noms de l'histoire de l'art récupérés par des machines pour produire des visuels à la manière de, rendant le style originel vidé de son mystère pour devenir un déguisement bluffant.
  • Identifier et reconnaître les images générées par IA(11'4412'44)
    Pendant un temps, il était assez facile de repérer les images faites par IA, mais c'est aujourd'hui difficile de mettre des mots sur la sensation qu'elles provoquent.
    • Les couleurs sont souvent trop hallucinées et faussement séduisantes • Il y a une sorte d'uniformisation dans les résultats • Les formes humaines en particulier mettent vite la puce à l'oreille
    Les images générées par IA provoquent une sensation qu'on peut qualifier de factices ou synthétiques, même quand on ne peut pas précisément identifier pourquoi.
    • Les images générées par IA servent souvent à représenter quelque chose qu'on ne pourrait pas trouver en photo • Certaines visions politiques ont besoin de l'IA pour mettre en images leurs peurs ou leurs fantasmes, faisant de l'outil un moyen de propagande • Beaucoup de gens se font tromper par la relative qualité de ces images
  • Comparaison avec les révolutions technologiques passées(12'4413'36)
    Il faut relativiser l'aspect révolutionnaire de l'IA : non, la photo n'a pas tué la peinture, le traitement de texte n'a pas signé l'arrêt de mort du manuscrit et le MP3 n'a pas tué le vinyle.
    • Nombre d'outils technologiques ont simplifié le travail des artistes avec le temps • Ils n'altèrent pas la création et disparaissent silencieusement dans le processus • Ils n'empiètent pas sur les mécanismes de création mais aident à créer une vision propre
    Dès que de l'IA se voit dans l'œuvre finale, c'est selon le narrateur une forme d'aveu d'échec puisqu'elle laisse la technologie prendre le pas sur le geste.
    Quel plaisir peut-on avoir à lancer un dé en sachant qu'il fera 6? Quel plaisir de faire un film si vous n'écrivez que le pitch?
  • Les possibilités intéressantes : l'inhumain et l'expérimental(13'3614'24)
    Après un premier temps d'admiration compréhensible devant la prouesse technique, il ne reste qu'un objet assez creux sur lequel on scroll rapidement avant de se tourner vers quelque chose de plus substantiel.
    Les IA génératives d'images sont intéressantes uniquement quand on les pousse à produire des visuels littéralement inhumains, en montrant éventuellement des choses qu'un humain ne saurait pas produire.
    Les IA sont capables d'une forme de monstruosité ; il y a une pratique qui se développe où les prompts semblent pousser l'IA à explorer ses propres cauchemars avec des visions assez fascinantes au cœur de ces aberrations.
    L'intérêt réside dans sortir la machine du vol d'artiste pour se concentrer sur ses propres abysses plutôt que de la faire copier les styles des artistes.
  • Les entreprises et leurs motivations réelles(14'2415'03)
    Comme ces outils sont aux mains d'entreprises dont l'existence même repose sur un profit qui dépend de la spoliation des artistes, on ne peut rien attendre d'artistique de leur part.
    Peut-être sont-elles nos meilleurs alliés : comme elles ne s'intéressent pas à l'art et pensent que c'est quelque chose de simulable et objectivable, elles finiront par tuer elles-mêmes leur outil en faisant uniquement des choix commerciaux comme avec leurs précédentes utopies.
    Elles sont sans doute le meilleur moyen de tuer toute forme de magie en termes de création.
    Tant que les artistes n'utiliseront pas leurs outils, ils seront exsangues du moindre fluide créatif.
  • Applications légitimes et protection de certaines pratiques(15'0315'30)
    Ce serait bien illusoire de croire que l'IA ne va pas bouleverser les pratiques.
    • Si ça permet de guérir le cancer, c'est bien • Il existe un grand nombre de cas où ce type de technologie peut être une véritable aide pour restaurer des œuvres abîmées • Elle peut solutionner tout ce qui est pénible, tout ce qui handicape ou freine les humains
    Peut-être malgré tout, pourrions-nous imaginer que certaines pratiques puissent rester à l'abri de son emprise.
    Si l'apparition des IA génératives a appris une chose au narrateur, c'est à regarder l'art humain sous un nouveau jour, en comprenant l'importance de l'imperfection humaine dans la création.
  • La perfection des machines versus l'imperfection humaine(15'3016'14)
    Contrairement aux artistes qui souvent tâtonnent à la recherche d'une singularité, les machines sont pensées pour viser une forme de rendement qualitatif sans place à l'erreur par définition.
    L'art est peut-être une forme de sublimation de l'imperfection, nous permettant d'arriver à toucher une forme de grâce malgré notre condition humaine.
    Quand quelqu'un regarde une œuvre, même s'il suspend son incrédulité, une part de lui sait que ce qu'il contemple est le fruit d'une expérience collective faite de doutes et de défis, et ce sentiment est essentiel.
    Nous n'en voyons certes que le résultat, mais le processus rempli de questionnements et de luttes est ce qui donne du poids à l'œuvre.
  • La question de la genèse : peut-on aimer sans connaître l'origine?(16'1417'07)
    Une question difficile se pose : doit-on se pencher sur la façon dont une œuvre est fabriquée si on en aime le résultat?
    Si on écoute une musique superbe sans rien savoir de l'artiste et qu'on découvre ensuite qu'elle a été générée artificiellement, doit-on soudain la trouver moins bien?
    Une œuvre doit être bien en elle-même et non pas considérée en fonction de son origine, mais là est tout le problème : ce plaisir est le résultat d'une tromperie, d'un artifice.
    Il n'y a pas dans cette production une part d'expérience humaine qui sait ce qu'est l'amour, la mort d'un proche, la mélancolie ou l'espoir ; ces IA ne génèrent pas à partir de leur vécu mais sont un patchwork bluffant qui rapièce des œuvres effectuées par des humains sensibles.
  • Condition pour aimer une création artificielle(17'0718'02)
    Pour que le narrateur puisse aimer un livre ou une œuvre créée par une intelligence artificielle, il existe un seul moyen mais dont nous sommes bien loin.
    Fabriquer un robot capable d'imaginer son art propre, tout en arrêtant de le gaver de l'art des autres, et qui plus est pour servir des intérêts financiers.
    • Les artistes s'inspirent et parfois empruntent à d'autres artistes • C'est accepté si l'artiste propose quelque chose de nouveau • On sentira souvent l'amour et le respect pour l'œuvre dont il s'inspire • Quelqu'un qui reproduit à l'identique l'art d'un autre sans intervention personnelle sera taxé de plagiaire
    Une IA générative capable de créer ce qu'elle souhaite vraiment pourrait apporter tellement en tant qu'espèce et le narrateur en serait même le premier défenseur, mais cela nécessiterait de créer une intelligence virtuelle, libre et consciente d'elle-même.
  • L'expérience de pensée : créer une IA véritablement créative(18'0218'50)
    Créer une intelligence virtuelle libre et consciente d'elle-même est sans doute quelque chose d'assez ambitieux et complexe, mais se livrer à cette expérience de pensée met le doigt sur l'un des mystères de la création.
    • Un robot avec des bras et des jambes fonctionnels • Des yeux qui peuvent voir • Un cerveau doté d'une forme de conscience capable de traiter et d'interpréter les informations par un prisme personnel
    Il faudrait qu'il soit capable de ressentir quelque chose qui s'approche des émotions, mais qu'il se les fabrique sans qu'on lui dise comment s'en servir.
    Le seul intérêt dans cette entreprise serait de voir quel art crée quelque chose qui n'est pas humain, mais à qui on en aurait donné toutes les capacités, nous mettant à la place d'un Dieu qui façonnerait une espèce nouvelle.
  • Protocoles d'expérimentation pour un robot créateur(18'5019'45)
    On pourrait déjà tenir le robot à distance de la moindre image humaine et tenter de voir s'il crée des images dans sa tête à partir de sa pensée seule, sans influence quelconque.
    • On le relâche ensuite dans le monde et on lui donne comme mission de créer son art • Ce serait complexe de lui expliquer exactement ce que c'est • On lui expliquerait qu'il y a du plaisir dans le fait de créer de l'art • C'est une façon de se connecter avec ses émotions, ses pensées et avec les autres
    Cela supposerait de coder une forme de libre arbitre à l'intérieur de la machine.
    Ce robot ne va pas utiliser de deep learning mais va devoir apprendre de façon classique, ne pas ingurgiter l'histoire de l'art en quelques secondes mais faire l'expérience du monde comme tout artiste.
  • Avantages donnés au robot et ses limites(19'4520'22)
    • Puisque c'est un robot qui découvre le vertige du monde, on va être beaux joueurs et lui retirer plein d'obstacles réservés aux humains • On va lui passer tous les problèmes qui peuvent empêcher l'accès intellectuellement ou matériellement à l'art
    • On va lui donner un accès à une bibliothèque illimitée • L'accès à toutes les techniques artistiques possibles • Contrairement au deep learning, on laissera le robot choisir les informations qu'il décide d'intégrer
    Même si ce robot a évité tout un parcours du combattant au cours duquel beaucoup d'humains s'épuisent, il n'est pour autant pas tellement plus avancé.
    • Ça veut dire quoi créer? • Comment passe-t-on d'une feuille blanche à une création? • L'art n'est pas quelque chose qui éclot de nulle part
  • La formation du univers créatif du robot(20'2221'21)
    L'art est un ensemble de décisions esthétiques faites selon la personnalité de l'émetteur, qui traduit en art quelque chose qu'il cherche à communiquer.
    • Comme tout artiste, le robot aurait vécu et découvert des œuvres d'une façon ou d'une autre • Il aurait probablement aimé des choses et d'autres non • Il compose peu à peu son univers intérieur • Il peut avoir adoré Métropolis et détesté Terminator, par exemple
    Si on arrive à créer chez lui un mécanisme capable de créer une forme de réseau d'influence artistique qu'il aurait adopté de lui-même, on pourrait simuler chez lui le début d'un processus créatif.
    Il pourrait désormais ingérer ses influences, les faire mariner dans son proto inconscient et les mêler à d'autres inspirations pour au final commencer à créer en pensée des visions uniques.
  • L'expérimentation et la création progressive(21'2121'58)
    • Il faudra qu'il tente, qu'il expérimente • Qu'il réfléchisse, qu'il doute, qu'il rature • Qu'il recommence et questionne • Qu'il laisse reposer son œuvre
    Il faut qu'il soit capable de faire le tri entre ce qui le touche et ce qui le laisse froid.
    Peut-être qu'après tout cela, il aura fini par nourrir un regard, qui est sa richesse intérieure qui rendra son travail unique.
    C'est dans sa façon de raisonner avec son expérience que son travail pourra entrer en connexion avec nous.
  • L'originalité du robot et son apport potentiel(21'5822'31)
    En tant que robot, il créera sans doute ses propres techniques et utilisera des moyens de s'exprimer qu'on n'aurait jamais imaginés.
    Il pourrait même nous en apprendre beaucoup sur nous-même, sur ce qu'est la perception d'un être qui, par exemple, ne connaît pas la mort biologique.
    Le seul intérêt à faire créer des robots est de voir ce qu'ils ont dans leur cœur numérique, pas de les voir copier malgré eux le talent d'artistes qui disparaissent en silence.
    Ne pas les dresser à nous imiter jusqu'à nous rendre obsolètes, mais les laisser exprimer leur propre créativité.
  • La majorité silencieuse et les enjeux réels(22'3122'59)
    Le front de libération des robots que le narrateur appelle de ses vœux n'est pas majoritaire.
    La clé de tous les questionnements sur l'art généré réside comme toujours dans l'utilisation que nous en ferons ou non.
    Le public qui aime l'art aime aussi l'aventure humaine qui se cache derrière chaque œuvre, derrière chaque démarche.
    Si nous ne protégeons pas les artistes en leur permettant de vivre de leurs créations, nous nous priverons d'un des véritables mystères de l'humanité, à savoir l'art.
  • L'art comme essence de l'humanité(22'5923'28)
    Dans ce monde sans pitié, tout semble là pour croître, survivre et mourir, mais il n'y a que l'art qui soit aussi inutile à notre survie et pourtant si essentiel à notre existence.
    • Pourquoi créons-nous des images? • Pourquoi nous aident-elles à vivre et avancer?
    Si nous laissons des machines créer à notre place, nous interdirons l'émergence d'une réponse à ces questions.
    Nous priverions l'humanité du seul carnet de voyage qu'elle n'ait jamais eu.