Drogue, armes, argent : Enquête sur le financement du terrorisme | Documentaire (2022) | ARTE

Drogue, armes, argent : Enquête sur le financement du terrorisme | Documentaire (2022) | ARTE

ARTE1h 29min11 mars 2026
23 chapitres
  • L'accord nucléaire avec l'Iran et ses implications cachées(0'002'00)
    En 2015, après deux ans de négociations, les États-Unis parviennent à un accord complet à long terme avec l'Iran pour prévenir l'obtention d'armes nucléaires.
    Un journaliste découvre que l'administration Obama a volontairement stoppé les investigations judiciaires contre les trafiquants d'armes travaillant pour l'Iran afin de conclure l'accord nucléaire.
    Le projet Cassandra, qui visait les trafiquants de drogue du Hezbollah, a été progressivement ralenti jusqu'à être interrompu à mesure qu'il se rapprochait du gouvernement iranien.
    Les agents de la DEA étaient contrariés que les investigations soient étouffées pour des raisons politiques, révélant un conflit entre les objectifs diplomatiques et les efforts de lutte contre le crime organisé.
  • Le Hezbollah : transformation d'un groupe terroriste en cartel international(2'004'05)
    Le Hezbollah est un conglomérat international fonctionnant simultanément comme organisation terroriste, parti politique, quasi-gouvernement et entreprise lucrative mondiale.
    • L'Iran est la source de financement numéro 1 du Hezbollah • Le groupe s'est transformé en l'un des plus grands cartels de trafic de drogue et de blanchiment d'argent du monde • L'Iran n'a pas la capacité seule de fournir tout ce dont le Hezbollah a besoin pour ses opérations
    L'Iran a contribué à la création du Hezbollah, l'a entraîné, financé et équipé pour en faire un allié stratégique dans sa volonté d'exporter la révolution.
    Le gouvernement des États-Unis n'a jamais considéré le Hezbollah comme aussi dangereux qu'Al-Qaïda ou l'État islamique, alors qu'il l'était bien davantage.
  • L'implantation iranienne en Amérique latine et la région des trois frontières(4'056'11)
    Lorsque l'Iran s'est implanté en Amérique latine via des ambassades et consulats utilisés comme postes de commandement, des membres du Hezbollah ont suivi et se sont établis dans la région des trois frontières.
    • La région des trois frontières est une destination touristique mondiale connue pour les chutes d'Iguazu • C'est aussi l'un des plus grands centres de blanchiment d'argent au monde • La zone commerciale est comparable à Hong Kong et Miami en matière d'échanges
    Bien que la région semble prospère avec des magasins bien approvisionnés, des aéroports ne recevant que des avions cargo et des chapeaux de cowboy vendus mais jamais achetés, tout cela dissimule des réseaux criminels sophistiqués.
    La zone des trois frontières et ses membres de la communauté chiite régionale font partie d'un réseau coordonné à l'échelle mondiale impliqué dans le blanchiment d'argent et le trafic de drogue pour le Hezbollah.
  • L'attentat contre l'AMIA en Argentine et ses ramifications(6'1113'00)
    Le premier jour des vacances d'hiver 1994, une voiture piégée conduite par un kamikaze du Hezbollah basé dans la région des trois frontières fonce dans le bâtiment de la communauté juive d'Argentine, tuant 85 personnes et en blessant plusieurs centaines.
    L'enquête confiée au procureur fédéral Alberto Nisman révèle que l'Iran a commandé l'attaque au Hezbollah, qui l'a planifiée et financée.
    Les pourparlers secrets entre l'Iran et l'Argentine concernaient la reprise de la coopération argentine au programme nucléaire iranien. L'Argentine était le seul pays d'Amérique latine à avoir développé un programme nucléaire.
    Nisman est retrouvé mort le lendemain du jour où il avait annoncé vouloir se concentrer sur son discours au Congrès, ce qui apparaît comme une destruction intentionnelle de son travail.
  • L'évolution des stratégies anti-terrorisme après le 11 septembre(13'0018'10)
    Avant le 11 septembre, les États-Unis ne s'intéressaient pas particulièrement à la lutte contre le financement du terrorisme, mais après les attentats, ce domaine devient soudainement une priorité majeure.
    • Il ne suffisait pas de remonter la trace de l'argent par enquête policière • Il fallait discerner le réseau financier soutenant les organisations terroristes • Il était nécessaire de comprendre comment faire passer l'argent et ensuite exercer une pression sur ces réseaux
    La collaboration entre le Trésor et la DEA, qui évoluaient précédemment dans deux univers très différents, devient essentielle et révolutionnaire pour combattre le financement du terrorisme.
    Les objectifs visent non seulement Al-Qaïda mais aussi le Hamas et le Hezbollah pour identifier et arrêter leurs bailleurs de fonds et interrompre leurs transferts d'argent.
  • Jack Kelly et le Groupe 10 : opérations contre les cartels de drogue(18'1020'24)
    Au début de sa carrière à New York, Jack Kelly de la DEA travaille sur des affaires complexes impliquant la mafia russe, italienne et les gangs dominicains trafiquant énormément de crack.
    • Infiltration des réseaux avec des agents et des informateurs • Identification des appareils de communication et interception des conversations • Surveillance intensive dans les rues
    Le Groupe 10 de Miami était connu pour être une équipe d'élite avec une excellente réputation à New York, spécialisée dans les opérations contre les trafiquants de drogue.
    La méthodologie appliquée au début de carrière pour démanteler un gang local s'applique aussi bien à une organisation terroriste islamique comme le Hezbollah.
  • Découverte du réseau international de drogue du Hezbollah(20'2426'00)
    Une opération d'infiltration révèle que des criminels veulent faire passer les recettes du trafic de cocaïne des rues de New York en Amérique latine, permettant de remonter jusqu'à la Officina des Envigado, un cartel de Medellín.
    En Colombie, des conversations interceptées en arabe mentionnent des conteneurs, de l'argent et des transferts. Une analyste arabophone révèle que l'organisation fait passer de la cocaïne en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe avec des flux d'argent impliquant environ 14 pays.
    Plus de 10 000 appels en arabe sont finalement interceptés décrivant le projet Cassandra : le Hezbollah expédie de la cocaïne d'Amérique latine vers l'Afrique de l'Ouest, le Moyen-Orient, l'Europe, l'Australie et le Canada, blanchissant ensuite l'argent sur tous les continents.
    Des trafiquants de drogue libanais exercent une forte influence sur le réseau en organisant les expéditions de cocaïne depuis la Colombie. Un personnage clé nommé Taliban (vrai nom Shaker Harb) coordonne les opérations internationales.
  • Shaker Harb et la cellule internationale du Hezbollah(26'0028'42)
    Shaker Harb est initialement considéré comme un petit truand de bas étage, un voleur peu respecté par les cartels. Mais les rapports colombiens révèlent qu'il est devenu central aux opérations, ce qui correspond à un plan d'expansion du Hezbollah après la guerre de 2006.
    Les Israéliens découvrent que Shaker Harb travaille pour la branche terroriste du Hezbollah. Au sein de sa cellule internationale se trouve une petite unité financière dirigée par Imad Mugniyah, le terroriste le plus dangereux et rusé de la planète.
    En 2007, lors de l'infiltration de la cellule de Don Patcho de la Officina des Envigado, les opérateurs sont à deux doigts d'entrer en contact avec Imad Mugniyah via Shaker Harb.
    • A joué un rôle central dans l'attentat contre l'AMIA • A participé aux attentats de Beyrouth • Évolue dans le cercle rapproché du gouvernement iranien et du corps des gardiens de la révolution islamique
  • Israël, le Hezbollah et le financement du terrorisme(28'4232'06)
    Israël n'a pas de frontière physique avec l'Iran, mais l'Iran, via le Hezbollah qui est son bras armé, se trouve à ses frontières. Geler le financement du Hezbollah pourrait provoquer l'effondrement total du groupe.
    Les services israéliens disposent de nombreuses informations sur les finances du Hezbollah, notamment sur les mécanismes de transfert d'espèces que l'Iran utilise car il est sous sanctions et ne peut pas utiliser ses banques.
    Pendant la deuxième guerre du Liban, l'aviation israélienne bombarde les entrepôts du Hezbollah remplis de billets américains, détruisant des dizaines de millions de dollars.
    Suite à la guerre de 2006, les dépenses du Hezbollah pour dédommager les familles et reconstruire explosent, expliquant l'intensification des activités de trafic de drogue pour générer rapidement des revenus.
  • Opérations d'infiltration et saisies massives de drogue et d'argent(32'0637'55)
    Un agent de langue arabe s'infiltre en se faisant passer pour un chauffeur puis se présente comme capable de diriger des opérations internationales de trafic de drogue et de blanchiment d'argent.
    • Le Hezbollah envoie un à deux conteneurs de cocaïne par semaine • La traversée jusqu'en Jordanie prend environ 45 jours • La cocaïne est déchargée au port d'Akaba et transitée jusqu'à Beyrouth pour distribution au Moyen-Orient
    Après une opération coordonnée au Guatemala, les agents infiltrés récupèrent 20 millions de dollars en cash en plusieurs étapes. La saisie des 16,5 millions de dollars dans un entrepôt devient une photo légendaire montrant l'ampleur de l'argent du cartel.
    Ces saisies massives de drogue et d'argent constituent le meilleur moyen de nuire au cartel. Chaque opération identifie les réseaux de passeurs d'argent et renforce le dossier contre les organisations terroristes.
  • Tension CIA-DEA et sabotage des opérations(37'5540'00)
    La CIA n'arrête pas les gens pour les poursuivre en justice car cela risquerait de révéler des sources et méthodes qu'elle veut garder secrètes, créant des tensions institutionnelles entre la CIA et la DEA.
    Avant de lancer une opération au Moyen-Orient, l'approbation de la CIA est requise. Elle accepte d'abord une rencontre avec un contact du Hezbollah, mais la veille de celle-ci, un représentant de la CIA ordonne au dernier moment le report de l'opération.
    La DEA est furieuse, accusant la CIA d'avoir volontairement saboté ses opérations. Il y a de nombreuses réunions, des accusations fusent et finalement l'opération tombe à l'eau sans explication.
    Cet incident révèle des conflits plus profonds entre les agences fédérales sur la priorité à donner à la lutte contre le Hezbollah versus les considérations diplomatiques avec l'Iran.
  • Sanction bancaire et action contre le financement du Hezbollah(40'0040'05)
    Les banques détiennent beaucoup d'informations sur le blanchiment d'argent du Hezbollah. Elles avaient un système pour blanchir des dollars américains au Moyen-Orient et en Afrique répartis sur 17 points mondiaux dans 11 pays.
    Jack Kelly obtient le feu vert pour mettre sur pied le projet Cassandra. Une action Article 311 est envisagée, un instrument très puissant que le gouvernement américain utilise rarement contre les finances illicites des banques.
    La sanction de la Lebanese Canadian Bank provoque des ondes de choc qui secouent tout le système financier libanais au point que certains aux États-Unis craignent que cela fasse sombrer l'économie libanaise.
    L'objectif n'est pas de sanctionner une banque mais de stopper l'activité. On cherche à faire comprendre que ce n'est pas une guerre contre le Liban mais contre les activités criminelles du Hezbollah liées à l'Iran.
  • Tournant politique : l'administration Obama et les négociations avec l'Iran(40'0548'00)
    Pendant le premier mandat d'Obama, le gouvernement veut faire pression sur l'Iran. Mais pendant le second mandat, quand Obama veut conclure un marché nucléaire, tout change complètement.
    • Obama envoie des lettres au chef suprême de l'Iran presque immédiatement après son entrée en poste • Il crée un contact épistolaire direct sur l'amélioration des relations et les accords nucléaires • Il s'agit clairement d'une priorité présidentielle pour marquer le deuxième mandat
    John Kerry devient le premier responsable américain à laisser entendre que les États-Unis pourraient accepter que l'Iran maintienne un certain programme d'enrichissement d'uranium, ce qui pour les Iraniens signifie pouvoir continuer légalement.
    Le gouvernement cesse clairement d'encourager les investigations contre le Hezbollah et l'Iran. Les agents reçoivent un message clair : on ne peut pas accuser le Hezbollah de narcoterrorisme à ce moment-là, sans jamais recevoir d'explication.
  • Opérations clandestines et contacts au Moyen-Orient(48'0049'00)
    Une équipe est constituée au Moyen-Orient. Les agents établissent un contact avec des hommes du blanchisseur d'argent Iman Juma, un baron colombien de la drogue dirigeant des opérations criminelles depuis Beyrouth en relation directe avec le Hezbollah.
    Un agent se fait passer pour un homme d'affaires palestinien riche capable de faire passer beaucoup de cocaïne et d'argent. Il passe trois semaines avec un membre éminent du Hezbollah qui ne le quitte pas des yeux et lui montre le système de tunnels utilisé contre Israël.
    Juma est convaincu et un rendez-vous est arrangé à l'hôtel Caesars Park à Beyrouth où son bureau est situé. L'agent voit des hommes apporter des sacs remplis de billets, révélant que l'argent de la cocaïne est transféré via des bureaux de change libanais puis la Lebanese Canadian Bank.
    Au beau milieu de la mission d'infiltration, les patrons de Miami, considérant le projet comme une marotte, ordonnent au Groupe 10 de rappeler leur agent du Liban sans explications, annulant l'opération.
  • Blanchiment via le commerce automobile en Afrique de l'Ouest(49'0061'00)
    David Acher, une sorte de savant fou du département de la défense, observe les mouvements d'argent entre le Liban et l'Irak, découvrant que le Hezbollah blanchit l'argent via le commerce automobile en Afrique de l'Ouest.
    • Des voitures sont achetées aux États-Unis et expédiées en Afrique de l'Ouest • L'argent est blanchi en sous-évaluant les véhicules d'un côté et en les surévaluant de l'autre • Les parcs automobiles deviennent progressivement gigantesques puisque très peu de voitures en sortent réellement
    La communauté libanaise en Afrique de l'Ouest a des liens étroits avec le Hezbollah. On y trouve des restaurants, magasins d'électroniques, diamanteries et parcs automobiles libanais servant de façade aux opérations criminelles.
    Environ 900 millions de dollars ont transité par ce système. On identifie 300 sociétés aux États-Unis impliquées dans ce réseau de blanchiment des recettes du trafic de cocaïne via le commerce automobile.
  • Ali Fayad : trafiquant d'armes et lien avec le Hezbollah(61'0065'00)
    Ali Fayad est un trafiquant d'armes qui a aidé à fournir des armes pour le compte de Vladimir Poutine, l'Iran et le Hezbollah aux combattants syriens et aux forces soutenant Bachar Al-Assad.
    Un informateur obtient l'accord de Fayad pour une rencontre où on se présente comme des membres des FARC voulant ses armes pour tuer des Américains. Fayad est ravi de fournir des missiles sol-air, des munitions et tout ce qu'on veut.
    La DEA débarque avec les autorités locales et arrête Fayad. C'est la plus grosse opération menée jusque-là dans le cadre du projet Cassandra car Fayad était impliqué dans des réseaux de trafic d'armes chimiques vers la Syrie.
    Après que Jack Kelly informe Eric Holder de l'arrestation, celui-ci assure qu'Obama n'a jamais entendu parler de tout ça et doit être mis au courant. Mais Obama ne réagit pas, disant simplement que c'était une bonne semaine en Iran.
  • Libération d'Ali Fayad et intervention étrangère(65'0069'30)
    Le Hezbollah organise un kidnapping entre guillemets de cinq citoyens tchèques au Liban en réaction à l'arrestation d'Ali Fayad. Le président de la République tchèque avoue que Vladimir Poutine lui a directement demandé de ne pas extrader Fayad.
    Dans le cadre d'un marché entre la République tchèque et des hauts responsables libanais, les citoyens tchèques kidnappés sont échangés contre Ali Fayad pour éviter son extradition aux États-Unis.
    L'administration américaine n'a mené aucune action concertée pour faire aboutir l'extradition d'Ali Fayad, ce qui aurait permis qu'il affronte la justice et dénonce ses complices.
    Ali Fayad se retrouve dans un jet reconduisant à Beyrouth. Ce dénouement révèle les limites du gouvernement américain face aux pressions géopolitiques et son incapacité à poursuivre sa propre stratégie de justice.
  • Négociations secrètes et accord nucléaire de 2015(69'3072'28)
    En juillet 2012, six mois avant la réélection d'Obama, débute une série de réunions confidentielles en tête à tête entre hauts fonctionnaires iraniens et américains. Les Omanis jouent un rôle central dans ces négociations.
    Quand l'existence de ces rencontres s'ébruite, les États-Unis et l'Iran conviennent officiellement de négocier un accord sur le nucléaire, marquant le début d'une nouvelle phase diplomatique.
    Il aurait été facile pour les journalistes de dénoncer le sabotage du projet Cassandra, mais il était couru d'avance qu'Obama n'irait pas en bloc. L'administration explique clairement que l'accord avec l'Iran est important et ne doit pas être entravé.
    Cette volonté politique du gouvernement a un effet de ricochet entre tous les ministères, notamment la justice, la sécurité intérieure et autres, freinant progressivement toutes les investigations contre le Hezbollah et l'Iran.
  • Opération Sédar : blanchiment en Europe et réseau Nouredin(72'2877'30)
    Grace à d'excellentes relations avec divers services de police européens, la DEA découvre que des cellules importantes du Hezbollah trafiquent de cocaïne et blanchissent l'argent en le faisant sortir de l'Europe pour financer les activités terroristes.
    Pour la première fois, une équipe d'investigation commune est mise sur pied entre le ministère français de la justice et le américain, donnant aux agents de la DEA des pouvoirs répressifs sur le territoire français.
    • Achat de véhicules de luxe en Europe et livraison en Afrique • Achat de montres très chères transportées au Liban • Une seule personne transporte quatre marques : Rolex, Audemars Piguet, Patek Philippe et une quatrième • Des sommes colossales transitent par ce système : des centaines de milliers à plusieurs millions d'euros par mois
    Mohammad Nouredin semble avoir un rôle central de commande et de contrôle au sein du Hezbollah, faisant le lien entre les trafiquants et les commerçants impliqués dans le blanchiment sans qu'ils ne se connaissent.
  • Démantèlement du réseau européen et pression politique(77'3080'00)
    Les autorités françaises découvrent rapidement une cellule de blanchiment tentaculaire opérant dans toute l'Europe et n'hésitent pas à la décrire comme appartenant au Hezbollah, ce que disent aussi les éminents procureurs et juges.
    Le démantèlement du réseau repose sur le retour de Mohammad Nouredin en France. Nouredin est arrêté à Charles de Gaulle et une vague d'arrestations frappe les membres du Hezbollah dans toute l'Europe, avec saisies de millions d'euros et de biens.
    Un communiqué de presse préparé reçoit l'approbation du cabinet du président français, célébrant la collaboration réussie contre le Hezbollah. Mais quand Rohani s'apprête à arriver en France, le cabinet présidentiel interdit à la police française de participer à la moindre conférence de presse.
    Au même moment, un énorme contrat aéronautique est signé entre la France et l'Iran. Le président français parade aux côtés du président Rohani, révélant que les intérêts commerciaux ont supplanté les efforts contre le terrorisme.
  • Fin du projet Cassandra et sacrifice des investigations(80'0085'00)
    • Au cours des 10 ans du projet Cassandra, plus de 300 millions de dollars directement liés au trafic du Hezbollah ont été saisis • Dizaines et dizaines de tonnes de cocaïne ont été saisies • Nombreuses opérations et arrestations réussies dans le monde entier
    Le projet Cassandra parle d'une opération très réussie visant une entreprise internationale causant énormément de dégâts dans le monde entier, mais une opération qui n'a jamais pu porter pleinement ses fruits pour des raisons politiques.
    La question centrale : est-ce que l'objectif nucléaire avec l'Iran doit l'emporter sur les activités criminelles mondiales? Doit-on arrêter les investigations pendant les négociations pour ne pas créer de conflits?
    Si l'opération Cassandra s'était poursuivie, elle aurait révélé que l'Iran et le Hezbollah constituent le plus gros cartel de drogue au monde, compromettant l'accord signé qui n'aborde que la question nucléaire et ignore le trafic.
  • Conséquences globales et arguments finaux(85'0089'36)
    Le blanchiment d'argent, le trafic de drogue et le financement du terrorisme sont trois facettes d'une même histoire. Ce qui se passe en Amérique latine ne reste pas là mais déborde sur les États-Unis, l'Europe et au-delà.
    Le trafic de drogue s'est transformé en une énorme source de financement des opérations terroristes du Hezbollah. Il est douteux que le groupe aurait pu mener ses opérations en Syrie sans ce financement criminel.
    Les Américains sont assez miopes pour ne pas se soucier d'un problème tant qu'il ne les affecte pas directement ici et maintenant. Mais le trafic de drogue, de traite d'êtres humains, d'armes nous affectent même si on ne s'en rend pas compte.
    Jack Kelly essayait de sensibiliser l'opinion sur une menace très sérieuse pour les Américains et pour un tas de gens à l'étranger que le gouvernement ignore sciemment. Le problème ne va pas disparaître de lui-même et la polarisation politique continue de mettre des bâtons dans les roues.
  • Épilogue : mort du procureur Marcelo Pechi au Paraguay(89'3689'54)
    Marcelo Pechi est procureur au Paraguay spécialisé dans la lutte contre les stupéfiants. Il a ouvert diverses enquêtes sur le blanchiment d'argent provenant du trafic de drogue via des bureaux de change comme dans l'affaire Nader Farat.
    • L'affaire Nader Farat a permis de comprendre le fonctionnement de ce business criminel • On découvre des compartiments spéciaux remplis d'argent et un énorme système de stockage de données plus volumineux que celui de la plus grande banque new-yorkaise • Les enquêtes révèlent de nombreux cas de corruption au sein de toutes les institutions
    Toute institution cherche à détourner les enquêtes en ruinant la carrière de procureurs, policiers et agents spéciaux qui participent aux investigations. N'importe quel procureur non corrompu impliqué dans une affaire de crime organisé court le risque de se faire assassiner.
    Farat est finalement arrêté et extradé aux États-Unis après plus d'une année marquée par une campagne bien menée visant à empêcher l'extradition, illustrant les dangers auxquels font face les justiciers au Paraguay.