🕺 Culture Hip-Hop/Olivier Cachin, premier sur le rap | Transmission (7) - ARTE Radio Podcast
Olivier Cachin, premier sur le rap | Transmission (7) - ARTE Radio Podcast

Olivier Cachin, premier sur le rap | Transmission (7) - ARTE Radio Podcast

ARTE Radio52 min4 févr. 2021
Des hommes et des femmes ont renversé la table, ils ont inventé, innové, bousculé et changé la donne dans la musique, les images, les mots ou l'engagement
18 chapitres
  • Introduction et présentation d'Olivier Cachin(0'003'48)
    Olivier Cachin est un journaliste et auteur français passionné de musique, détenteur de la carte de presse depuis 1989. Il a écrit sur la culture, la pop, la techno et les musiques du monde dans plusieurs magazines et journaux.
    • Possède environ 12 000 à 13 000 vinyles dans son appartement du 10e arrondissement de Paris • Les murs sont recouverts de livres, de DVD et de vieilles cassettes • Son disque préféré est Super Hype de Iberia pour son côté spatial, cosmique et imaginatif
    • Rédacteur en chef de plusieurs magazines culturels • Animateur télé sur M6, MCM et Virgin Télé • Auteur de 25 livres dont un best-seller sur Michael Jackson • A publié dans Le Matin de Paris et Le Nouvel Observateur
    Petit-fils de Marcel Cachin, militant du Parti ouvrier français décédé en 1958. Bien qu'il n'ait jamais connu son grand-père, Marcel représentait pour lui un idéal communiste d'une époque passée.
  • Origines et parcours vers le journalisme musical(3'485'23)
    • A grandi à Paris avec sa mère suite à la séparation de ses parents • Rue de la folie Méricourt d'abord, puis dans le 17e arrondissement près de la place des Ternes • Enfance classique mais sans engagement particulier aux études
    Étudiant moyen qui préférait aller à des concerts et écouter des disques plutôt que d'étudier. A redoublé une 3e. A étudié l'anglais à la fac où il a commencé à s'intéresser au journalisme.
    • Première chronique sur Videodrome de David Cronenberg jamais publiée • Débuts avec un petit fanzine parisien de rock appelé Les Kérés • Devenu rédacteur en chef de la rubrique musique du Matin de Paris en 1985, à seulement 23 ans • Le Matin de Paris a fermé en 1988
    S'est intéressé très jeune à la musique et au journalisme, attiré par les concerts et les disques plutôt que par les études traditionnelles.
  • Découverte du rap et premiers contacts avec les artistes(5'2314'08)
    Sa première vraie rencontre avec des artistes rap s'est faite lors d'une conférence de presse sur M6 avant la sortie de Raising Hell de Run-DMC. Jacques Matinée, qui s'occupait de la radio au Matin de Paris, l'a contacté et il a pu réaliser un portrait du groupe.
    • Dès le milieu des années 80, Olivier se passionne pour l'émergence du mouvement hip-hop en France et aux États-Unis • Suit le mouvement à travers deux médias principaux : Radikal, le premier magazine de rap distribué en kiosque • Rap Line, la première émission télé passant des clips de Public Enemy le vendredi soir sur M6 en 1990
    Le rap était mal reçu par les critiques musicalistes qui le considéraient comme une simple mode. Olivier cachin devient rapidement le spécialiste du rap pour les médias français, ce qui le place dans une position délicate de pionniers.
    Olivier était le premier journaliste de formation à faire du rap sa spécialité, contrairement aux passionnés du mouvement qui vivaient cette culture de manière charnelle. Il représentait une approche journalistique froide face à une musique vécue comme une religion.
  • Création et évolution de Radikal magazine(14'0820'19)
    Radikal a été créé à la fin des années 80 comme le premier magazine de rap distribué gratuitement en kiosque chez Virgin Megastore. Le magazine était financé par la publicité, notamment celle des cigarettes qui achetaient la quatrième de couverture pour un an.
    • Être en couverture de Radikal était l'équivalent de millions de vues en 24 heures à l'époque • La première couverture de NTM et 113 pour leurs albums respectifs avait un impact énorme • La presse était l'unique vecteur d'information pour ce genre de contenu avant internet
    Quand la loi Évin a interdit la publicité pour les cigarettes, Radikal a dû choisir entre arrêter ou devenir payant. Le magazine est devenu payant et tributaire de l'investissement des maisons de disques, générant des débats sur la relation entre publicité rédactionnelle et couverture.
    • 113 avec Tonton du Bled a marqué Olivier par sa fraîcheur et son ambiance orientale mélangée au rap • L'édition avec Snoop Dogg a atteint 150 000 exemplaires vendus • Les couvertures avaient un dos carré collé et jusqu'à 128 pages, témoins de l'âge d'or du magazine de rap français
  • Voyages de presse et rencontres mémorables avec les artistes(20'1923'31)
    • A parcouru le monde pour rencontrer des artistes admirés : Nusrat Fateh Ali Khan au Pakistan, Fela Kuti, des groupes en prison à Rikers Island à New York • A voyagé à Los Angeles, Hong Kong, New York plusieurs fois dans la même semaine • Ces voyages de presse était une opportunité unique pour rencontrer ses artistes favoris
    Première visite à Los Angeles après la mort de Tupac. L'ambiance était tendue avec les associates de Snoop. Le simple fait de mentionner le nom de Tupac avait créé un silence religieux, comme invoquer le diable. C'était au moment où Snoop avait fondé Death Row Records.
    Rencontre mémorable avec ODB (Ol' Dirty Bastard) lors d'un spécial pour Melody. ODB était dans un état mental très agité et paranoïaque, parlant dans les bouches d'aération, mentionnant des snipers sur le toit du concert à Paris. Malgré cela, il dégageait une énergie fascinante qui expliquait ses deux albums en une année.
    Une session photo très courte avec Notorious B.I.G. qui n'a accepté que trois photos et refusait clairement une quatrième. Malgré le temps limité, c'était une rencontre précieuse avec l'un des plus grands rappeurs.
  • Radikal : tremplin pour nouveaux talents(23'3126'18)
    • Photographes : Armen, Xavier Deniau qui ont ensuite become directeurs artistiques et réalisateurs réputés • Jean-Pierre Secq, spécialiste rap français qui a produit l'album de Lunatique et le premier Booba • Yasmina Békaïe, Stéphanie Binet, Aglae et De Bure, Grégory Protche et bien d'autres
    Olivier a voulu donner leur chance à tous ceux qui arrivaient au magazine, surtout que le champ journalistique sur le rap était peu labouré. Il était souvent le principal voire l'unique rédacteur au début par manque de budget pour les pigistes.
    Ces photographes et journalistes apportaient un savoir-faire nouveau par rapport à la génération rock précédente. Ils appréciaient les artistes qu'ils photographiaient, créant une symbiose similaire aux photographes rock des années 70 comme Pennie Smith pour London Calling.
    Ces jeunes talents sont devenus des figures marquantes du monde culturel français, ayant commencé leur carrière à Radikal. Leur passion pour la musique et les artistes transparaissait dans leur travail, donnant au magazine une dimension humaine et artistique unique.
  • Création et impact de Rap Line à la télévision(26'1828'29)
    Rap Line est née en 1990 comme un accident industriel. M6 a proposé à Olivier de faire une émission sur les clips de musiques urbaines pour l'été 90 avec un très petit budget. L'émission était initialement une virgule dans les comptes annuels de la chaîne sans enjeu réel.
    M6 cherchait une présentatrice noire à forte coloration musicale pour l'émission. Après plusieurs essais qui n'ont pas fonctionné, Olivier s'est proposé lui-même, mettant une casquette pour une approche moins typée. Cela a finalement fonctionné malgré la déception initiale de la chaîne.
    • Avec zéro budget initial, l'équipe a dû être créative pour accéder aux clips • Yahvé Warner au xvième recevait toutes les nouveautés américaines sur cassettes VHS • Olivier découvert ces cassettes, a emprunté du matériel et fait des copies bêta pour diffuser des clips qui ne sortaient jamais en France • Cela a permis de passer des clips de Ice-T, Big Daddy Kane et autres artistes américains avant leur sortie française
    • Pendant l'été 90, l'émission a généré beaucoup de presse car le rap était associé à des problèmes • L'émission a été prolongée de septembre à décembre avec un peu plus d'argent • Ont commencé à tourner les premiers clips avec Assassin, Solar, NTM au ministère Amer et autres • L'émission a duré trois ans et demi avec une programmation hebdomadaire à partir de janvier
  • Édito et message de Rap Line : légitimité du rap(28'2931'53)
    En 1990, critiquer le rap comme non-légitime nécessitait vraiment de mettre des œillères. Le mouvement avait déjà eu plusieurs révolutions : Eric B Rakim en 1986, Public Enemy, et bien d'autres. On était loin de 1979 et Rapper's Delight.
    L'édito inaugural déclarait : "Croyez-moi si je vous dis que ce n'est pas une musique mineure et pas un phénomène de mode". Ce message était crucial car beaucoup considéraient le rap comme une anomalie ou un bug dans la matrice qui ne durerait pas.
    M6 ne croyait pas particulièrement au rap. Pour la chaîne, c'était juste une virgule dans leurs comptes. Cela a donné à l'équipe liberté de squatter les studios de La Défense et d'agir sans surveillance excessive, car il n'y avait aucun enjeu commercial perçu.
    Olivier souligne qu'en 1990, ne pas voir le rap comme un mouvement majeur était presque impossible. Public Enemy, Eric B Rakim et d'autres artistes avaient déjà prouvé la profondeur et la pérennité du mouvement, bien au-delà d'un simple phénomène de mode.
  • Tournages de clips et réalisations mémorables(31'5334'35)
    • Réalisateur Jean-François Montmirel • François Bergeron • Sylvain Bergère qui ont tous contribué à des réalisations créatives avec peu de budget
    L'une des réalisations les plus mémorables. Sylvain Bergère avait passé des nuits entières à peindre des horloges et des dents dans les rues de Sarcelles. C'était magique, surtout l'anecdote où Sylvain, un grand blond aux yeux bleus, portait son plus beau bomber ce jour-là, donnant une atmosphère surréaliste au tournage.
    • L'un des tournages les plus mémorables et dangereux • François Bergeron, l'opérateur caméra à l'arrière de la jeep, aurait pu être décapité par un pont à quelques secondes près • Le clip a été tourné dans une ambiance très chaude avec Kool Shen et Joeystarr, en plein Saint-Denis sous le soleil de fin d'été 1990
    Tous les tournages était mémorables, mais celui du clip Traître et du Pouvoir de NTM restent les plus marquants par leur dangerosité, leur créativité et l'atmosphère délicate des premiers jours du rap français à la télévision.
  • Relations avec les artistes et critiques du milieu(34'3537'39)
    • Les puristes du rap, les rédacteurs en chef de fanzines et les artistes lui en voulaient d'être journaliste blanc parisien • Il a reçu de la haine ouverte de certains, surtout au moment de Radikal et Rap Line • Cela n'a pas duré très longtemps car Olivier n'a jamais prétendu avoir vécu la culture de manière charnelle comme eux
    Olivier souligne qu'il était probablement l'un des rares qui maîtrisaient les codes du journalisme, savaient écrire et présenter. C'était aussi une question de compétence professionnelle, pas seulement d'accès à la culture hip-hop.
    Après la fermeture de Rap Line, plusieurs artistes et fans lui ont dit qu'ils l'aimaient bien malgré les critiques initiales. Ils ont compris que sa position n'avait pas pris la place de quelqu'un d'autre, car personne d'autre n'est venu faire de couverture médiatique du rap à la télévision après lui.
    Joey Starr était le premier à envoyer des vannes directes sur les costards et les questions d'Olivier en direct. Ironiquement, Olivier a finalement signé la biographie de Dante (Joey Starr), ce qu'il décrit comme une forme de légion d'honneur à la manière de Joey Starr.
  • Image publique et choix vestimentaires(37'3938'32)
    Olivier a refusé de se travestir en adoptant les codes vestimentaires du hip-hop comme d'autres journalistes de sa génération l'ont fait. Il a préféré garder ses costumes en lin plutôt que des survêtements peau de pêche.
    • N'a jamais habité en banlieue • N'a jamais passé le permis de conduire • A toujours détesté le sport • N'a jamais collectionné de sneakers ou de baskets
    Au début reproché pour son apparence et son approche, cela est devenu paradoxalement un point positif. Beaucoup ont commencé à dire qu'au moins Olivier représentait la culture de manière sérieuse et journalistique, ce dont la culture avait besoin à ce moment.
    L'intégrité esthétique d'Olivier a finalement contribué à sa légitimité comme journaliste sérieux parlant du rap, plutôt qu'un touriste culturel essayant d'imiter les codes du milieu.
  • Moments mémorables et interview de Ministère Amer(38'3242'01)
    L'interview de Ministère Amer durant laquelle Kenzy avait ses punchlines toutes prêtes, les balançait lors de l'émission en direct. C'était un moment vif et énergétique montrant l'articulation de la parole rap.
    • Tournage du clip de SOS de Ministère Amer • Stomy était dans le coin avec sa tétine et son survêtement blanc • Deux copines du groupe étaient venues faire la danse en arrière-plan mais à peine visibles • C'était un moment drôle et surréaliste montrant l'atmosphère des premiers jours du rap français
    En réécoutant les punchlines de Kenzy, on découvre une dimension très prophétique. Mine de rien, ce qu'il disait concernait l'avenir du rap français. Olivier admet que même lui pensait au moment que c'était ambitieux, mais Kenzy voyait juste.
    Kenzy prédisait que quand les premiers rappeurs auraient fait de l'argent, ils pourraient produire d'autres groupes et créer des structures de production parallèles. C'est exactement ce qui s'est passé, montrant une vision lointaine du développement du hip-hop français.
  • Pire souvenir de tournage : concert Redman et Assed Fex(42'0144'47)
    • L'un des derniers tournages en 1993 au concert de Redman et Assed Fex à la Cigale • Olivier n'avait pas envie d'y aller, la tension était montée • L'hostilité envers l'équipe de tournage était palpable aux concerts
    • Redman avait une perruque et des mecs au balcon lui crachaient dessus • Redman a quitté la scène, traversé la salle, attrapé quelqu'un qui a dû être maîtrisé par quatre ou cinq videurs • Olivier pense sérieusement que Redman aurait pu ouvrir le crâne en deux
    • En coulisses, poubelle renversée, Redman qui insulte l'équipe • Un verre de bière lancé quand ils passent au bar • Redman dans la loge en état de choc, les yeux tremblant, allongé sur une chaise
    Rick Hendricks massait l'afro de Redman pendant l'interview qui s'est faite en direct malgré cette atmosphère délirante. L'assistant demandait 'C'est toujours comme ça?' et la réponse était clairement non, c'était particulièrement chaud ce jour-là.
  • Médiatisation du rap et ses transformations(44'4747'11)
    Olivier ne pense pas que les médias soient les principaux responsables de la mutation du rap d'une musique underground à une musique commercialement viable. Le rap s'était déjà transformé avant sa médiatisation à grande échelle.
    Le rap reflète toujours l'époque de sa création. Dans les années 90, c'était la lutte contre le FN, les bavures policières. Aujourd'hui, une nouvelle génération cynique a grandi avec la télé-réalité et l'argent comme valeur centrale.
    • Génération actuelle plus cynique visant à percer et faire de l'argent • Utilisation systématique de l'auto-tune permettant de chanter sans technique • Adoption de la mélodie rendant le rap plus facile d'accès et commercial • Cela a transformé le rap en nouvelle variété française populaire
    À une époque où Belibi était voué aux gémonies pour faire de la danse, personne n'aurait pensé qu'une musique issue du rap mélangée à la pop deviendrait mainstream. Le paysage musical a profondément changé avec l'automatisation technique et la commercialisation.
  • Dégradation du message et perte d'héritage(47'1148'31)
    • Les artistes actuels rejettent l'idée d'avoir un message, disant 'au secours' dès qu'il y a un message • Le rap militant ou conscient est devenu presque un gros mot • Kery James reste une exception comme artiste ayant 20 ans de rap et continuant à être militant
    • Obligation de parler de clubs, d'alcool, de consommation matérielle • Impossible de prendre position et de rester légitime • C'est complètement différent de l'époque où le rap portait des messages puissants et militants
    • Olivier constate une amnésie volontaire et revendiquée chez les jeunes artistes • Beaucoup ne veulent pas connaître l'histoire de leur propre musique • C'est triste car il y avait des morceaux excellents dans l'histoire précédente
    Internet et l'abondance du choix créent une amnésie où les gens ne regardent que les six derniers mois. Il n'y a plus de temps pour explorer ce qui s'est fait avant, créant un circuit fermé qui tourne sur l'immédiat.
  • Oubli de l'héritage et critique des jeunes artistes(48'3150'38)
    Jules, qui utilise systématiquement l'auto-tune, a grandi dans un monde où l'argent était naturellement important. Quand Olivier lui demande d'écouter Public Enemy, la réponse illustre l'amnésie : 'Je sais pas c'est qui ce mec IAM'.
    • MC Solaar, IAM, Bako, Ballaké Sissoko avaient tous gagné place dans la musique • Ces artistes avaient une profondeur et une légitimité artistique • Aujourd'hui, on demande à des artistes de variété de commenter des conflits géopolitiques
    Olivier reconnait qu'on ne demandait pas à Johnny Hallyday de commenter le conflit Israélo-palestinien, donc on ne devrait pas trop demander aux artistes de variété d'avoir une profondeur philosophique.
    Kery James est l'exception qui confirme la règle avec la plus longue carrière de l'histoire du rap US, ayant écrit dans Radikal et Picsou magazine. Il maintient une forme de journalisme militant à travers sa musique.
  • Transmission et héritage journalistique(50'3851'18)
    Olivier reconnait une connexion avec Mehdi Aïdouni du podcast Rap Jeu. Ils partagent un point commun malgré des époques et des âges différents : la passion de transmettre et valoriser les artistes.
    Mehdi apporte beaucoup de cœur à son travail et trouve comment valoriser les artistes. C'est une forme de journalisme militant qui nécessite une passion réelle pour parler de cette musique.
    C'est important de transmettre une passion. Sans passion, il est assez compliqué de parler authentiquement de musique. Mehdi est quelqu'un qu'Olivier apprécie beaucoup pour son humour, sa distance et sa bonne pratique du journalisme.
    Le podcast Transmission établit une filiation avec les générations précédentes. L'échange père-fils entre Olivier et Mehdi reflète cette transmission de valeurs journalistiques et artistiques d'une génération à l'autre.
  • Signature et conclusion : CSAC(51'1852'35)
    Olivier termine ses éditos de Radikal et ses émissions de Rap Line avec l'expression 'CSAC' qui signifie 'Ça Saute À Chaques'. C'est devenu son gimmick personnel sur Radikal comme Roy sortent régulièrement des conducteurs de bus.
    CSAC vient d'un ami disparu appelé Lucio Mad le Prof. C'est juste un petit clin d'œil personnel qu'Olivier a maintenu à travers sa carrière médiatique.
    L'expression CSAC est une façon de dire au revoir avec un petit gimmick nominal. C'était devenu tellement caractéristique qu'elle est restée associée à sa signature personnelle et professionnelle.
    Cette signature unique montre comment Olivier a maintenu une forme de personnalité et d'engagement dans son travail journalistique, même dans les formules de clôture, honorant la mémoire et créant une connexion humaine avec son audience.