
Generated Art : l'IA peut-elle créer de l'art ? | _Underscore | ARTE
25 chapitres
- Le monde invisible et la quête de l'art généréContexte nouveauUn continent invisible fait de serveurs, de câbles et d'interactions virtuelles est devenu le lieu où nous vivons désormais.Rôle des images• Les images ont été le fil rouge de la vie du narrateur depuis toujours • Elles construisent notre identité et notre amour • Elles déclenchent nos sensations humaines et nous font vivre des choses impossibles dans la réalitéQuête artistiqueCréer une image à partir de rien est devenu une activité à part entière que des millions de personnes consacrent à leur vie, voyant là un mystère, une quête et un sens à leur existence.Témoin de l'humanitéL'art est le témoin de nos fantasmes et de nos peurs en tant qu'humanité, montrant toute l'horreur et le sublime de notre présence dans l'univers.
- L'arrivée des IA générative : une fausse promessePromesse déceptiveLes intelligences artificielles promettraient de générer des images à notre place en transformant un simple prompt en image instantanément, ce qui semblait être un formidable cadeau.Réalité cachéeCette promesse est en fait un cheval de Troie qui porte en lui la destruction d'un des piliers de notre humanité.Processus complexe• N'importe qui peut saisir un crayon et dessiner, mais cela ne crée pas automatiquement des émotions • Créer des images est extrêmement complexe • Faire en sorte qu'elles touchent autrui est encore plus arduMagie artistiqueLa création artistique n'a ni manuel ni recette miracle, contenant une forme de magie qu'on découvre à tâtons par le travail et l'expérimentation.
- La valorisation des artistes et les réalités du marchéArtistes comme magiciensLes personnes capables de créer des images mémorables, qu'elles soient peintres, artistes ou cinéastes, sont portées aux nues et aimées comme des magiciens, alors qu'ils sont souvent plus proches des horlogers capables de s'asseoir des heures dans un atelier.Élitisme du système• Les cursus artistiques coûtent cher et sont réservés aux couches les plus aisées de la population • Une petite partie de l'art contemporain alliée à une spéculation absurde a coupé le lien entre artistes et une partie de la population • Certains ont fini par voir l'art comme une pratique vaine et méprisableParadoxe de la demandeBien qu'on ne considère plus l'artiste à sa juste valeur, on n'a jamais été autant en demande de sa création pour les films, les livres, les jeux vidéo et le graphisme.Réalité précaire• Les réussites artistiques sont extrêmement rares • La précarité règne chez de nombreux artistes • Moins de 5% des étudiants en Beaux-Arts peuvent vivre un jour de leur art • Devenir artiste est un sacerdoce rempli de doutes et d'échecs sans promesse de résultat
- Artistes et industrie : deux forces contrairesBesoin paradoxalTravailler avec des créatifs est essentiel car ils détiennent une part de la force créative, mais c'est peu commode car l'artiste est difficilement malléable et coûteux en argent et en temps.Tensions inévitablesFaire cohabiter artistes et industrie, c'est faire rentrer deux forces contraires dans le même interstice : l'artiste veut créer de façon originale pour garder sa fierté, tandis que le donneur d'ordre veut vendre le plus possible.Réalité financièreLe curseur des choix artistiques finit toujours par se retrouver du côté de celui qui paye, et l'artiste paye ses factures en attendant d'espérer pouvoir vivre un jour de son œuvre personnelle.Impact de l'IA• Il faut s'attendre à voir de plus en plus d'images générées par IA dans la publicité tant c'est une technologie bénie en termes de coût • Le cinéma résiste encore, le jeu vidéo plus difficilement, mais pour combien de temps encore
- La révolution technologique et son enjeuQuestion centraleL'évolution technologique et le développement de l'intelligence artificielle permettent de poser la question : Et si l'on pouvait se passer des artistes pour créer des images?Économies promises• Plus besoin des créatifs pour vendre les produits • Plus besoin de plateaux de tournage remplis de techniciens syndiqués • Plus besoin de payer les artistes pour avoir leurs œuvres • Plus besoin de faire faire des couvertures, affiches ou pochettes d'albumsRêve des donneurs d'ordreC'est un formidable rêve pour les donneurs d'ordre qui ont besoin des images mais qui ne veulent plus s'embarrasser à gérer les personnes qui les fabriquent.Approche marketingAu départ, les choses n'ont pas été présentées ainsi ; toute technologie émergente est fascinante au début, comme l'était la découverte de l'atome avant qu'on comprenne qu'il pouvait nous détruire.
- L'expérience des premiers générateurs : VQGAN et aprèsFascination initialeLe tout premier générateur d'image s'appelait VQGAN et permettait d'entrer une phrase pour attendre qu'une forme finisse par apparaître, suscitant une fascination compréhensible devant la prouesse technique.Expérience collaborativeAvec deux amis, trois émissions en live sur Twitch ont mêlé les prompts du public, l'utilisation du logiciel et la musique improvisée en direct d'un musicien, créant une tentative de communication entre l'humain et la machine.Caractère du rendu• Les images n'apparaissaient pas immédiatement mais après plusieurs itérations et minutes • Le résultat était fragile et imparfait, rempli de bugs et de formes monstrueuses • Il y avait une sorte d'émotion cyberpunk avec l'impression d'effectuer un rituel artistique autour d'une machine qui tenterait de rêverChangement rapideTrès vite, Midjourney et tous les autres sont arrivés, rendant évident que nous regardions tout sauf des robots qui rêvent, ce qui a provoqué une résistance immédiate en découvrant comment ces logiciels fonctionnaient réellement.
- Le vol d'œuvres : l'entraînement sur le travail des artistesVérité sur l'entraînementLes IA ont été entraînées sur des œuvres, ce qui est une façon plus chic de dire qu'elles copient les recettes et le style de véritables artistes en pillant, sans leur accord, leur travail.Hypothèse sur MidjourneyMidjourney a probablement été principalement entraînée sur les peintures du peintre polonais Beksiński.Différence avec l'humain• Un fanart réalisé par un humain suppose un défi, un investissement personnel, un apprentissage et une forme d'amour pour le sujet • La machine reproduit sans affect ni émotion, se contentant de livrer le résultat qu'elle estime le plus efficace • La démarche artistique ne doit pas se voir greffer une obligation de résultat ou de productivitéMystère inaccessibleL'art est rempli de mécaniques insaisissables qu'il faut découvrir à tâtons par le travail et l'émotion ; une machine n'a pas accès à ce mystère de la création car il y a au cœur du processus artistique une expérience profondément humaine.
- La révélation du pillage et ses conséquencesVol au grand jourCe vol de musée a pu se faire au grand jour parce qu'on a tenté de le cacher ; les entreprises leader comme OpenAI ont toujours refusé de livrer la nature du contenu sur lequel s'entraînaient leurs algorithmes.Découverte du secretAprès une fuite interne, une liste de plusieurs milliers d'artistes a émergé, révélant le nombre de personnes pillées sans leur accord et sans même le reconnaître.Réactions mixtes• La plupart des artistes se sont à raison insurgés contre ce vol • Toute une frange de personnes s'est mise à activement utiliser ces IA, soit par curiosité, soit pour se passer des artistes • Ces derniers y ont vu l'espoir d'investir tout un nouveau marchéNouveaux eldoradosCeux qui ont cru dans les NFT, le Metaverse ou la crypto ont vu dans l'IA générative le nouvel eldorado, annonçant chaque semaine la mort des anciennes pratiques pour faire croire à une révolution.
- Les annonces messianiques et leurs exagérationsPromesses régulières• Suno annoncerait la fin de la composition musicale car capable de créer des tubes en 2 minutes • OpenAI annoncerait plus besoin de toile, d'appareil photo ou de Photoshop • Sora annoncerait plus besoin de caméraCycles répétitifsChaque semaine, chaque mois, une nouvelle version vient balayer la précédente, créant un cycle d'annonces promises dont les effets s'annulent conjointement.Combat philosophiqueCritiquer les IA génératives sur leurs capacités techniques est assez vain car on voit bien qu'elles seront capables un jour d'imiter parfaitement le réel ; ce combat est plus philosophique et doit nous interroger sur le monde que nous voulons.Détournement artistiqueLorsqu'on aime l'art, il y a une véritable tristesse à voir l'intégralité des grands noms de l'histoire de l'art récupérés par des machines pour produire des visuels à la manière de, rendant le style originel vidé de son mystère pour devenir un déguisement bluffant.
- Identifier et reconnaître les images générées par IAÉvolution de la détectionPendant un temps, il était assez facile de repérer les images faites par IA, mais c'est aujourd'hui difficile de mettre des mots sur la sensation qu'elles provoquent.Caractéristiques détectables• Les couleurs sont souvent trop hallucinées et faussement séduisantes • Il y a une sorte d'uniformisation dans les résultats • Les formes humaines en particulier mettent vite la puce à l'oreilleSensation synthétiqueLes images générées par IA provoquent une sensation qu'on peut qualifier de factices ou synthétiques, même quand on ne peut pas précisément identifier pourquoi.Usages problématiques• Les images générées par IA servent souvent à représenter quelque chose qu'on ne pourrait pas trouver en photo • Certaines visions politiques ont besoin de l'IA pour mettre en images leurs peurs ou leurs fantasmes, faisant de l'outil un moyen de propagande • Beaucoup de gens se font tromper par la relative qualité de ces images
- Comparaison avec les révolutions technologiques passéesPerspective historiqueIl faut relativiser l'aspect révolutionnaire de l'IA : non, la photo n'a pas tué la peinture, le traitement de texte n'a pas signé l'arrêt de mort du manuscrit et le MP3 n'a pas tué le vinyle.Outils vs remplacement• Nombre d'outils technologiques ont simplifié le travail des artistes avec le temps • Ils n'altèrent pas la création et disparaissent silencieusement dans le processus • Ils n'empiètent pas sur les mécanismes de création mais aident à créer une vision propreDifférence fondamentaleDès que de l'IA se voit dans l'œuvre finale, c'est selon le narrateur une forme d'aveu d'échec puisqu'elle laisse la technologie prendre le pas sur le geste.Absence de plaisirQuel plaisir peut-on avoir à lancer un dé en sachant qu'il fera 6? Quel plaisir de faire un film si vous n'écrivez que le pitch?
- Les possibilités intéressantes : l'inhumain et l'expérimentalVide après l'émerveillementAprès un premier temps d'admiration compréhensible devant la prouesse technique, il ne reste qu'un objet assez creux sur lequel on scroll rapidement avant de se tourner vers quelque chose de plus substantiel.Utilisation intéressanteLes IA génératives d'images sont intéressantes uniquement quand on les pousse à produire des visuels littéralement inhumains, en montrant éventuellement des choses qu'un humain ne saurait pas produire.Monstruosité créativeLes IA sont capables d'une forme de monstruosité ; il y a une pratique qui se développe où les prompts semblent pousser l'IA à explorer ses propres cauchemars avec des visions assez fascinantes au cœur de ces aberrations.Sortir du vol artistiqueL'intérêt réside dans sortir la machine du vol d'artiste pour se concentrer sur ses propres abysses plutôt que de la faire copier les styles des artistes.
- Les entreprises et leurs motivations réellesIntérêts commerciauxComme ces outils sont aux mains d'entreprises dont l'existence même repose sur un profit qui dépend de la spoliation des artistes, on ne peut rien attendre d'artistique de leur part.Paradoxe involontairePeut-être sont-elles nos meilleurs alliés : comme elles ne s'intéressent pas à l'art et pensent que c'est quelque chose de simulable et objectivable, elles finiront par tuer elles-mêmes leur outil en faisant uniquement des choix commerciaux comme avec leurs précédentes utopies.Perte de magieElles sont sans doute le meilleur moyen de tuer toute forme de magie en termes de création.Condition d'utilitéTant que les artistes n'utiliseront pas leurs outils, ils seront exsangues du moindre fluide créatif.
- Applications légitimes et protection de certaines pratiquesChangements inévitablesCe serait bien illusoire de croire que l'IA ne va pas bouleverser les pratiques.Usages bénéfiques• Si ça permet de guérir le cancer, c'est bien • Il existe un grand nombre de cas où ce type de technologie peut être une véritable aide pour restaurer des œuvres abîmées • Elle peut solutionner tout ce qui est pénible, tout ce qui handicape ou freine les humainsPréservation nécessairePeut-être malgré tout, pourrions-nous imaginer que certaines pratiques puissent rester à l'abri de son emprise.Leçon de perspectiveSi l'apparition des IA génératives a appris une chose au narrateur, c'est à regarder l'art humain sous un nouveau jour, en comprenant l'importance de l'imperfection humaine dans la création.
- La perfection des machines versus l'imperfection humaineDifférence fondamentaleContrairement aux artistes qui souvent tâtonnent à la recherche d'une singularité, les machines sont pensées pour viser une forme de rendement qualitatif sans place à l'erreur par définition.Imperfection sublimeL'art est peut-être une forme de sublimation de l'imperfection, nous permettant d'arriver à toucher une forme de grâce malgré notre condition humaine.Expérience collectiveQuand quelqu'un regarde une œuvre, même s'il suspend son incrédulité, une part de lui sait que ce qu'il contemple est le fruit d'une expérience collective faite de doutes et de défis, et ce sentiment est essentiel.Travail invisibleNous n'en voyons certes que le résultat, mais le processus rempli de questionnements et de luttes est ce qui donne du poids à l'œuvre.
- La question de la genèse : peut-on aimer sans connaître l'origine?Dilemme esthétiqueUne question difficile se pose : doit-on se pencher sur la façon dont une œuvre est fabriquée si on en aime le résultat?Hypothèse musicaleSi on écoute une musique superbe sans rien savoir de l'artiste et qu'on découvre ensuite qu'elle a été générée artificiellement, doit-on soudain la trouver moins bien?Illusion versus véritéUne œuvre doit être bien en elle-même et non pas considérée en fonction de son origine, mais là est tout le problème : ce plaisir est le résultat d'une tromperie, d'un artifice.Absence d'expérienceIl n'y a pas dans cette production une part d'expérience humaine qui sait ce qu'est l'amour, la mort d'un proche, la mélancolie ou l'espoir ; ces IA ne génèrent pas à partir de leur vécu mais sont un patchwork bluffant qui rapièce des œuvres effectuées par des humains sensibles.
- Condition pour aimer une création artificielleSeule issue possiblePour que le narrateur puisse aimer un livre ou une œuvre créée par une intelligence artificielle, il existe un seul moyen mais dont nous sommes bien loin.Condition essentielleFabriquer un robot capable d'imaginer son art propre, tout en arrêtant de le gaver de l'art des autres, et qui plus est pour servir des intérêts financiers.Inspiration vs copie• Les artistes s'inspirent et parfois empruntent à d'autres artistes • C'est accepté si l'artiste propose quelque chose de nouveau • On sentira souvent l'amour et le respect pour l'œuvre dont il s'inspire • Quelqu'un qui reproduit à l'identique l'art d'un autre sans intervention personnelle sera taxé de plagiairePotentiel révolutionnaireUne IA générative capable de créer ce qu'elle souhaite vraiment pourrait apporter tellement en tant qu'espèce et le narrateur en serait même le premier défenseur, mais cela nécessiterait de créer une intelligence virtuelle, libre et consciente d'elle-même.
- L'expérience de pensée : créer une IA véritablement créativeDéfi ambitieuxCréer une intelligence virtuelle libre et consciente d'elle-même est sans doute quelque chose d'assez ambitieux et complexe, mais se livrer à cette expérience de pensée met le doigt sur l'un des mystères de la création.Caractéristiques requises• Un robot avec des bras et des jambes fonctionnels • Des yeux qui peuvent voir • Un cerveau doté d'une forme de conscience capable de traiter et d'interpréter les informations par un prisme personnelCapacités émotionnellesIl faudrait qu'il soit capable de ressentir quelque chose qui s'approche des émotions, mais qu'il se les fabrique sans qu'on lui dise comment s'en servir.Seul intérêtLe seul intérêt dans cette entreprise serait de voir quel art crée quelque chose qui n'est pas humain, mais à qui on en aurait donné toutes les capacités, nous mettant à la place d'un Dieu qui façonnerait une espèce nouvelle.
- Protocoles d'expérimentation pour un robot créateurIsolation des influencesOn pourrait déjà tenir le robot à distance de la moindre image humaine et tenter de voir s'il crée des images dans sa tête à partir de sa pensée seule, sans influence quelconque.Processus d'apprentissage• On le relâche ensuite dans le monde et on lui donne comme mission de créer son art • Ce serait complexe de lui expliquer exactement ce que c'est • On lui expliquerait qu'il y a du plaisir dans le fait de créer de l'art • C'est une façon de se connecter avec ses émotions, ses pensées et avec les autresLibre arbitreCela supposerait de coder une forme de libre arbitre à l'intérieur de la machine.Apprentissage naturelCe robot ne va pas utiliser de deep learning mais va devoir apprendre de façon classique, ne pas ingurgiter l'histoire de l'art en quelques secondes mais faire l'expérience du monde comme tout artiste.
- Avantages donnés au robot et ses limitesCompensation du handicap• Puisque c'est un robot qui découvre le vertige du monde, on va être beaux joueurs et lui retirer plein d'obstacles réservés aux humains • On va lui passer tous les problèmes qui peuvent empêcher l'accès intellectuellement ou matériellement à l'artRessources illimitées• On va lui donner un accès à une bibliothèque illimitée • L'accès à toutes les techniques artistiques possibles • Contrairement au deep learning, on laissera le robot choisir les informations qu'il décide d'intégrerAvantage insuffisantMême si ce robot a évité tout un parcours du combattant au cours duquel beaucoup d'humains s'épuisent, il n'est pour autant pas tellement plus avancé.Questions persistantes• Ça veut dire quoi créer? • Comment passe-t-on d'une feuille blanche à une création? • L'art n'est pas quelque chose qui éclot de nulle part
- La formation du univers créatif du robotEnsemble de décisionsL'art est un ensemble de décisions esthétiques faites selon la personnalité de l'émetteur, qui traduit en art quelque chose qu'il cherche à communiquer.Influences internes• Comme tout artiste, le robot aurait vécu et découvert des œuvres d'une façon ou d'une autre • Il aurait probablement aimé des choses et d'autres non • Il compose peu à peu son univers intérieur • Il peut avoir adoré Métropolis et détesté Terminator, par exempleRéseau d'influenceSi on arrive à créer chez lui un mécanisme capable de créer une forme de réseau d'influence artistique qu'il aurait adopté de lui-même, on pourrait simuler chez lui le début d'un processus créatif.Processus mentalIl pourrait désormais ingérer ses influences, les faire mariner dans son proto inconscient et les mêler à d'autres inspirations pour au final commencer à créer en pensée des visions uniques.
- L'expérimentation et la création progressiveProcessus itératif• Il faudra qu'il tente, qu'il expérimente • Qu'il réfléchisse, qu'il doute, qu'il rature • Qu'il recommence et questionne • Qu'il laisse reposer son œuvreDiscernement personnelIl faut qu'il soit capable de faire le tri entre ce qui le touche et ce qui le laisse froid.Construction du regardPeut-être qu'après tout cela, il aura fini par nourrir un regard, qui est sa richesse intérieure qui rendra son travail unique.Connexion authentiqueC'est dans sa façon de raisonner avec son expérience que son travail pourra entrer en connexion avec nous.
- L'originalité du robot et son apport potentielTechniques novatricesEn tant que robot, il créera sans doute ses propres techniques et utilisera des moyens de s'exprimer qu'on n'aurait jamais imaginés.Révélations sur l'humanitéIl pourrait même nous en apprendre beaucoup sur nous-même, sur ce qu'est la perception d'un être qui, par exemple, ne connaît pas la mort biologique.Intérêt véritableLe seul intérêt à faire créer des robots est de voir ce qu'ils ont dans leur cœur numérique, pas de les voir copier malgré eux le talent d'artistes qui disparaissent en silence.Liberté requiseNe pas les dresser à nous imiter jusqu'à nous rendre obsolètes, mais les laisser exprimer leur propre créativité.
- La majorité silencieuse et les enjeux réelsVision minoritaireLe front de libération des robots que le narrateur appelle de ses vœux n'est pas majoritaire.Clé du questionnementLa clé de tous les questionnements sur l'art généré réside comme toujours dans l'utilisation que nous en ferons ou non.Ce que les gens aimentLe public qui aime l'art aime aussi l'aventure humaine qui se cache derrière chaque œuvre, derrière chaque démarche.Nécessité de protectionSi nous ne protégeons pas les artistes en leur permettant de vivre de leurs créations, nous nous priverons d'un des véritables mystères de l'humanité, à savoir l'art.
- L'art comme essence de l'humanitéParadoxe vitalDans ce monde sans pitié, tout semble là pour croître, survivre et mourir, mais il n'y a que l'art qui soit aussi inutile à notre survie et pourtant si essentiel à notre existence.Questions fondamentales• Pourquoi créons-nous des images? • Pourquoi nous aident-elles à vivre et avancer?Danger de délégationSi nous laissons des machines créer à notre place, nous interdirons l'émergence d'une réponse à ces questions.Carnet de voyageNous priverions l'humanité du seul carnet de voyage qu'elle n'ait jamais eu.





