United States: news & history 🇺🇸/Trump contre les médias | Décryptage | ARTE
Trump contre les médias | Décryptage | ARTE

Trump contre les médias | Décryptage | ARTE

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8 chapitres
  • Les casquettes Trump et le contrôle du pool de presse(0'022'18)
    Donald Trump distribue des casquettes marquées « Trump avait raison sur tout » aux journalistes à la Maison Blanche en 2025.
    L'administration Trump a annoncé le 25 février 2025 qu'elle reprenait la main sur la composition du pool de journalistes ayant un accès direct au président.
    Depuis les années 50, c'est l'association des correspondants de la Maison Blanche qui gère la rotation des journalistes accrédités, pas l'administration.
    Dans un pays libre, les dirigeants ne doivent pas choisir qui va les couvrir. Une quarantaine d'organisations de journalistes américains ont dénoncé une atteinte à la liberté de la presse.
  • L'agression rhétorique contre les médias depuis le premier mandat(2'185'26)
    Selon Reporter sans frontières, Donald Trump a insulté, attaqué ou menacé les médias au moins 108 fois en public lors des deux derniers mois de sa campagne présidentielle.
    Trump ne supporte pas que l'on remette en cause son récit d'un président du meilleur président de l'histoire des États-Unis.
    • Trump a toujours qualifié les médias de fake news • Il a qualifié les médias d'ennemis du peuple dans le mois suivant son élection • Cette rhétorique hostile à la presse a toujours existé
    Cette fois, Trump associe la rhétorique violente à des actions concrètes et à de nouvelles politiques destinées à restreindre la liberté de la presse.
  • Brendan Carr et la FCC : une régulation politique(5'267'34)
    Brendan Carr est le nouveau patron de la FCC, l'équivalent américain de l'ARCOM, une instance qui doit réguler les médias de manière indépendante.
    Depuis que Brendan Carr est aux manettes, la FCC est partie en croisade contre des diffuseurs perçus comme critiques à l'égard du président.
    • La FCC a ouvert une enquête contre CBS pour une interview jugée favorable au gouvernement Biden • CBS s'est défendue en mettant en ligne la retranscription mot pour mot de l'interview avant montage • Paramount, propriétaire de CBS, tente d'acquérir Skydance et doit obtenir l'aval de la FCC • Brendan Carr utilise cette affaire pour empêcher la fusion entre Paramount et Skydance
    Il n'y a pas vraiment de précédent historique de politisation de la FCC pour cibler de manière délibérée des entreprises de médias.
  • Le départ de Jim Acosta de CNN(7'349'30)
    Jim Acosta était la bête noire de Donald Trump notamment depuis la conférence de presse du 7 novembre 2018 où il avait refusé de rendre le micro.
    Acosta avait posé une question sur le supposé financement de la campagne Trump par la Russie et avait été exclu de la Maison Blanche avant d'être réhabilité.
    Début janvier, CNN a décidé de déplacer son émission de 22h à minuit, ce qui a précipité son départ de la chaîne.
    Le changement d'horaire vers une heure où il y aurait beaucoup moins d'audience semble être une décision de la chaîne pour tempérer et apaiser les relations avec Donald Trump.
  • La stratégie de saturation médiatique de Steve Bannon(9'3010'47)
    Steve Bannon, idéologue d'extrême droite, avait contribué à la première victoire de Trump en 2016 et reste influent dans son administration.
    Bannon considère les médias comme stupides et paresseux, incapables de se concentrer que sur une seule chose à la fois.
    La stratégie consiste à inonder la zone chaque jour avec trois annonces pour que les médias n'en retiennent qu'une et ne couvrent qu'une partie de l'agenda.
    • Annonces sur l'annexion de la bande de Gaza • Menaces de guerre commerciale • Résolution expresse de la guerre en Ukraine • Décrets présidentiels et textes de loi qui noient les médias et étouffent l'espace médiatique
  • Les nouveaux médias accrédités et la fin de l'indépendance journalistique(10'4712'23)
    L'administration Trump a décidé d'accréditer à la Maison Blanche de nouveaux médias : des podcasteurs, des influenceurs et des créateurs de contenu sur Internet.
    Beaucoup ne sont pas des journalistes et sont tout simplement des partisans de Donald Trump.
    Brian Glenn, correspondant d'un média conservateur, pose des questions clairement destinées à servir Trump et mettre en valeur les actions de l'administration. C'est lui qui avait accepté la casquette « Trump avait raison sur tout ».
    La vraie question n'est pas de savoir si ces médias sont nouveaux, mais s'ils sont indépendants, posent des questions difficiles et demandent des comptes au gouvernement.
  • L'érosion de la confiance envers les médias traditionnels(12'2313'37)
    À force de dénigrer les médias en permanence, Trump a réussi à instaurer le doute auprès des électeurs.
    • Les électeurs républicains font de moins en moins confiance aux médias traditionnels • Ils se fient de plus en plus aux infos venant des réseaux sociaux • Aujourd'hui, ils sont presque autant à croire indifféremment les uns ou les autres • Les électeurs démocrates continuent à privilégier les médias traditionnels
    On a observé une certaine méfiance envers les médias chez les Américains en dehors de Washington et New York, même envers les journalistes étrangères, avec un accès plus facile pour ceux qui ne sont pas les médias mainstream américains.
    Les États-Unis ont dégringolé à la 55e place de l'indice de Reporter sans frontières sur la liberté de la presse, alors qu'ils occupaient la 17e place il y a une dizaine d'années.
  • La crise économique des médias et le risque de basculement(13'3714'37)
    • La situation économique des médias aux États-Unis s'effondre franchement • Chaque année, de plus en plus de journalistes sont licenciés • De plus en plus de médias ferment
    Le recul de l'indice de liberté de la presse s'explique par toute une série de facteurs allant bien au-delà de la politique et de qui est à la Maison Blanche.
    Il ne faudra pas compter sur Trump pour sauver le navire des médias américains en danger.
    Si les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs se tournent vers les influenceurs, on entrera définitivement dans une ère où ce qui est vrai ou faux n'aura plus aucune importance et où les fake news auront réellement pris le pouvoir.