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Les dernières découvertes sur les vikings

Les dernières découvertes sur les vikings

Nota Bene15 min8 ene 2024
Découvrir la huitième merveille du monde, la tapisserie de Bayeux, et ce qu'elle peut nous permettre de comprendre sur les Scandinaves médiévaux.
7 capitulos
  • Présentation du documentaire et contexte historique(0'004'24)
    Benjamin Brillaud présente son premier documentaire télé « On les appelle vikings » qui sera diffusé sur la chaîne Histoire, fruit de 2 ans de travail avec des tournages en France, au Danemark et en Islande.
    La tapisserie de Bayeux, brodée au 11e siècle sur une toile de lin, mesurant près de 70 mètres de long et racontant l'histoire de la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant.
    Découvrir ce que la tapisserie de Bayeux nous apprend sur les Scandinaves médiévaux et l'héritage qu'ils ont laissé chez les Normands, à travers un entretien avec Martin Bostal, docteur en histoire et archéologie du Moyen Âge.
    Cet entretien n'a pas pu être inclus dans le documentaire télé et est diffusé en ligne en version longue, offrant des détails supplémentaires sur la tapisserie et son contenu historique.
  • La tapisserie de Bayeux et le serment politique(4'247'29)
    La tapisserie de Bayeux est une broderie de laine sur toile de lin, mesurant quasiment 70 mètres, conservée depuis la fin du 11e siècle.
    La broderie raconte les événements entre 1064 et 1066, relatant comment le duc Guillaume II de Normandie (le Conquérant) a conquis le royaume d'Angleterre en combattant Harold Godwinson.
    • Le serment de Bayeux montre Harold jurant fidélité à Guillaume en posant ses mains sur des reliquaires chrétiens • Harold s'engage probablement à ce que Guillaume puisse monter sur le trône d'Angleterre • Guillaume en échange doit promettre en fief les terres du Wessex à Harold • Harold rompt ce serment en devenant roi d'Angleterre, justifiant la guerre de Guillaume
    Cette scène démontre que les ducs de Normandie fonctionnaient comme n'importe quel aristocrate du royaume franc, adoptant complètement les règles de la féodalité.
  • L'intégration des Scandinaves en Normandie(7'299'42)
    Les colons scandinaves arrivés avec Rollon avant 911 se sont mêlés à la population locale, les élites scandinaves s'unissant avec l'aristocratie locale par mariage et alliances.
    Guillaume II de Normandie, arrière-arrière-arrière petit-fils de Rollon, 150 ans après l'établissement, n'a plus rien d'un viking et s'affirme comme un prince franc complètement acclimaté.
    • Dudon de Saint-Quentin voit les Normands comme un peuple élu régénérant la Chrétienté avec leurs valeurs guerrières • Richer de Reims les qualifie de pirates malgré leur conversion chrétienne • Raoul Glaber au 12e siècle considère les ducs de Normandie comme des princes francs ordinaires
    Rollon se fait baptiser comme prince chrétien dès 911, et au cours de 150 ans, par les alliances et mariages, les ducs de Normandie se totalement christianisent.
  • Adaptation administrative et héritage scandinave(9'4210'51)
    Le groupe de Rollon, cessant d'être viking dès 911, adopte les positions des Comtes de Rouen et se fond dans l'administration du royaume franc en adoptant ses règles.
    150 ans plus tard, des lois purement d'origines scandinaves subsistent, comme la loi du lac permettant de confisquer les biens d'un banni, retrouvée dans une charte de l'abbaye du Préaux signée par Guillaume en 1050.
    La loi du lac se réfère à l'« útlaginn » qui a donné en anglais « outlaw » (hors-la-loi), montrant une influence de tradition anglo-scandinave persistante après 150 ans.
    Il n'y a plus de liens de personne à personne entre les ducs de Normandie et les rois de Scandinavie, qui ne sont pas leurs vassaux mais pleinement intégrés au royaume franc.
  • Savoir-faire naval et construction de bateaux(10'5113'59)
    Les Scandinaves ont apporté dans leur valise des savoir-faire liés à la construction navale dans le quart nord-ouest de l'Europe, notamment la construction des navires.
    • La tapisserie de Bayeux montre une scène célèbre de construction navale avec abattage des arbres, débitage des grumes et assemblage de bateaux • Les navires sont construits « à clin » sur une quille à bords, typiquement de tradition scandinave • Cette architecture correspond aux fameux drakkars, bien que le terme soit impropre et inventé à l'époque romantique du 19e siècle
    Les figures de proues représentent différents animaux (lions, dragons, figures anthropomorphes) et sont amovibles, retirées à l'arrivée sur les terres pour ne pas effrayer les Landvættir (génies des terres).
    Guillaume le Conquérant traverse la Manche en septembre 1066 avec entre 700 et 800 navires transportant une armée de 7000 à 8000 hommes et des chevaux, exploitant la puissance de la cavalerie normande.
  • Bilan du succès scandinave en Normandie(13'5915'00)
    Le plus grand succès des Scandinaves en Francie a été de s'assimiler tout en gardant certaines singularités, notamment à travers les savoir-faire artisanaux et la construction navale.
    Les descendants de Rollon ont réussi à conserver leur pouvoir contre les autres princes limitrophes qui voulaient les repousser à la mer, malgré les traités signés.
    Contrairement à d'autres établissements normands en Francie (comme en Bretagne), la Normandie a eu du succès durable en devenant un exemple célèbre de pérennité et d'influence.
    Cette aventure culmine avec les événements de 1066 et la conquête extraordinaire de l'Angleterre par le duc de Normandie Guillaume le Conquérant.
  • Conclusion et projets futurs(15'0015'52)
    Le documentaire « On les appelle vikings » sera diffusé sur la chaîne Histoire, puis disponible en VOD pendant 60 jours.
    Benjamin Brillaud espère que ce documentaire sera la première pierre de nouveaux formats pour Nota Bene à la télévision, marquant une expansion du contenu au-delà d'internet.
    La production télé n'aura aucun impact sur la fréquence des programmes sur la chaîne YouTube, qui continuera sans interruption.
    Benjamin remercie le public pour son soutien qui rend possibles des productions aussi ambitieuses, considérant le documentaire comme une œuvre collective.