World War I/5 autochtones badass de la WW1 (Canada) - Nota Bene #26
5 autochtones badass de la WW1 (Canada) - Nota Bene #26

5 autochtones badass de la WW1 (Canada) - Nota Bene #26

Nota Bene10 minJan 14, 2018
9 chapters
  • L'engagement du Canada et le recrutement initial des autochtones(0'001'49)
    Le 4 août 1914, le Royaume-Uni déclare la guerre à l'Allemagne et le Canada, fidèle à la couronne, ouvre les hostilités le lendemain contre le Kaiser Guillaume II.
    • Le gouvernement canadien libère environ 50 millions de dollars pour l'effort de guerre • 32 000 volontaires sont entraînés et envoyés au front dans la première Force expéditionnaire canadienne
    Les volontaires autochtones et de couleur se voient d'abord refuser l'accès aux forces armées, car les autorités craignent que l'ennemi ne les traite sans pitié s'ils sont capturés.
    En 1915, face aux pertes considérables, le Canada change de position et permet aux autochtones de s'enrôler, bien qu'ils doivent souvent utiliser des noms à consonance française ou anglaise pour ne pas être identifiés.
  • Motivations et engagement des guerriers autochtones(1'493'25)
    • L'attrait d'un bon salaire : 1,10 $ par jour était considéré comme excellent • Un patriotisme exacerbé ou une nostalgie des liens historiques avec l'Angleterre • Pour les jeunes, l'occasion de vivre une aventure et de découvrir le monde
    En août 1917, après les lourdes pertes alliées, la conscription est imposée dans tout le pays, mais certaines nations autochtones protestent vigoureusement car elles n'ont pas la citoyenneté complète.
    Au début de 1918, la conscription n'est plus obligatoire pour les autochtones suite à leurs protestations, mais environ 4 000 guerriers autochtones se sont volontairement enrôlés à partir de 1915, représentant un tiers des forces canadiennes autochtones.
    • Ces soldats nécessitent une période d'adaptation, leur culture de guerre n'étant pas toujours compatible avec les règles de l'armée régulière • Beaucoup ne parlent ni français ni anglais, certains refusent de se couper les cheveux ou suivent les ordres d'attaque sans discussion
  • Henry Norwest : le sniper légendaire(3'254'24)
    Henry Norwest est un enfant de la campagne, un professionnel du rodéo, mais surtout un expert en camouflage et un tireur de talent exceptionnellement doué.
    • S'enrôle au début de 1915 sous le nom d'Henri Louie • Est renvoyé de l'armée pour avoir trop bu, puis revient quelques mois plus tard sous le nom de Henry Norwest • Participe à la bataille de la Somme et à celle de Vimy, pour laquelle il reçoit une médaille
    Son chaîne de commandement l'envoie régulièrement en reconnaissance derrière les lignes ennemies, d'où il revient sans dommage tout en tuant 2 ou 3 soldats ennemis, totalement invisible.
    Tue environ 115 soldats ennemis avant d'être abattu d'une balle à la tête par un sniper allemand lors d'une mission en 1918. Il repose près d'Amiens et son fusil est exposé dans un musée canadien.
  • Francis Pegahmagabow : le plus décoré des guerriers autochtones(4'245'23)
    Francis Pegahmagabow tue environ 378 Allemands durant la guerre et capture plus de 300 prisonniers à lui seul, bien surpassant les accomplissements d'Henry Norwest.
    • S'enrôle en 1914 avec les premiers soldats autochtones • Reçoit la Médaille militaire à 3 reprises pour ses exploits au combat
    Le 30 août 1918 dans le Pas-de-Calais, sa unité manque de munitions face aux assauts allemands. Francis se lance seul dans le no man's land mitraillé pour trouver des munitions, réussit sans une égratignure et permet à sa compagnie de tenir la position.
    Ses talents de sniper sont systématiquement utilisés par l'armée canadienne, qui reconnaît ses qualités exceptionnelles de patience et de précision.
  • Tom Longboat et les autres rôles des guerriers autochtones(5'236'19)
    L'armée canadienne utilise les autochtones pour des tâches plus dangereuses comme éclaireur ou coursier pour le courrier, les forçant parfois à charger devant les lignes ennemies pour évaluer les forces allemandes.
    Tom Longboat est un champion coureur de distance et un athlète canadien de renommée mondiale qui reçoit 24 blessures par balle durant la guerre.
    Un journal de soldat allemand le mentionne, décrivant un homme courant très vite, ayant reçu plusieurs tirs, tombant, roulant et se relevant pour continuer à courir, finissant derrière le soldat allemand qui finit par se rendre inconditionnellement.
    Capture 8 soldats allemands à lui seul lors d'une mission, bien qu'il soit faussement déclaré mort en 1916, ce qui lui cause une grande amertume en retrouvant sa femme remariée à son retour.
  • Joseph Standing Buffalo et Edith Anderson : autres héros autochtones(6'197'44)
    Joseph Standing Buffalo est le petit-fils de Sitting Bull, le grand chef sioux qui a vaincu le général Custer à Little Big Horn en 1876.
    • Arrive en Angleterre au début de 1918 mais contracte une maladie qui l'hospitalise • Rejoint le front français le 23 août et est blessé le 4 septembre • Meurt des suites de ses blessures
    Bien avant la guerre, elle fait face à des obstacles pour devenir infirmière au Canada en tant qu'Iroquoise, car les autochtones n'ont pas accès aux études d'infirmière. Elle traverse la frontière et étudie aux États-Unis.
    • Diplômée en 1914, rejoint l'armée américaine en 1917 • Une des 2 femmes autochtones à servir en sol français comme infirmière • Soigne les blessés et les gazés, témoin des horreurs de la guerre • Survit sans dommage et vit jusqu'à 105 ans
  • Les conséquences : racisme et injustices après la guerre(7'449'03)
    Le gouvernement canadien accepte de donner accès aux bénéfices des vétérans de guerre, mais en échange, les autochtones doivent renoncer à leur statut autochtone, ce que beaucoup refusent.
    • De nombreux soldats reviennent avec des problèmes respiratoires dus aux gaz toxiques • Les maladies se propagent aux populations isolées des réserves, totalement étrangères à ces maladies • Certains soldats ne sont plus inscrits comme membres de la réserve • Leurs terres sont données à des vétérans blancs durant leur absence
    Ce n'est qu'en 1960 que le ministre canadien John Diefenbacker accorde les droits de vote aux Premières Nations, près de 100 ans après la Première Guerre mondiale.
    • Le gouvernement fournit des allocations aux habitants des réserves, ce que certains décrivent comme un système de bien-être social • Les terres ne leur appartiennent pas vraiment et sont régulièrement expropriées si l'État y découvre des ressources
  • Les tragédies continues et la reconnaissance(9'0310'23)
    • Concentrer cette population en un seul lieu sans industrie, sans emplois ni avenir génère une augmentation incroyable du crime, du trafic de drogue et de l'alcoolisme • Le suicide est la première cause de mortalité chez les moins de 30 ans
    De la fin du 19e siècle à 1996, des enfants autochtones sont forcés à fréquenter des écoles résidentielles où ils reçoivent une éducation occidentale, séparés de leurs racines. Environ 150 000 enfants y sont passés et témoignent de harcèlement mental, d'abus, de malnutrition et même de viols.
    Durant environ 30 ans, autour de 1 200 femmes autochtones ont disparu, probablement enlevées, sans que rien ne soit fait. Aucune enquête n'est ouverte et aucun registre des femmes disparues n'est tenu.
    Justin Trudeau, le premier ministre actuel, a promis d'ouvrir une enquête il y a plus de 2 ans, mais les résultats tardent à venir.
  • Conclusion : l'importance de se souvenir des héros autochtones(10'2310'50)
    Il est important de se souvenir de Tom Longboat, Francis Pegahmagabow, Henry Norwest, Edith Anderson et Joseph Standing Buffalo, qui ont combattu et parfois sacrifié leur vie pour leur pays.
    Malgré leurs contributions durant la guerre, les peuples autochtones canadiens ont continué à subir des injustices et des discriminations systématiques.
    Ces guerriers badass ont montré un courage et une détermination remarquables, contrastant fortement avec le traitement indigne que leur a réservé le gouvernement canadien par la suite.
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