
9 FRANÇAIS VS 3000 ITALIENS, QUI GAGNE ? - Bataille de Pont-Saint-Louis
9 french soldiers vs 3000 italians soldiers! Who wins ?
6 chapters
- Le contexte géopolitique avant la batailleAccords diplomatiquesLe pacte germano-soviétique signé le 23 août 1939 entre Joachim von Ribbentrop et Vyacheslav Molotov établit la neutralité mutuelle en cas de conflit avec une puissance occidentale.Débuts de la guerre• Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre 1939 • France et Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939 • L'Union soviétique attaque la Pologne par l'est le 17 septembre 1939Période d'inactionLes Français et les Anglais n'interviennent pas vraiment durant cette phase appelée la « Drôle de guerre » par les Français et la « Guerre d'assis » par les Allemands.Offensive allemandeLe 10 mai 1940, la Wehrmacht traverse les Pays-Bas et la Belgique avant d'attaquer par les Ardennes pour contourner les fortifications françaises.
- La défaite rapide de la France et l'entrée de l'ItalieStratégie allemandeLa 7ème Armée française est redéployée par le Général Gamelin, ne laissant que les chasseurs ardennais belges pour ralentir l'avance allemande.Blitzkrieg et débâcle• En deux jours, les blindés allemands atteignent Sedan le 12 mai • La résistance française préparée n'existe pas face à cette attaque soudaine • Les chars légers français sont écrasés par la supériorité blindée ennemie • Environ 400 000 soldats français et britanniques sont encerclés à DunkerqueÉvacuation stratégique340 000 hommes sont évacués vers le Royaume-Uni, un tiers français, grâce à la décision froide et aux hésitations allemandes.Déclaration de guerre italienneL'Italie déclare la guerre à la France le 10 juin 1940, une fois que l'Allemagne a largement fait avancer son offensive.
- La résistance française sur les Alpes et la bataille de MentonForces en présenceL'armée italienne, composée de 300 000 hommes mal équipés et peu entraînés, traverse les Alpes et rencontre une forte résistance française presque deux fois moins nombreuse.Avantages français• Ligne de défense renforcée avec des forts • Maîtrise des ponts qui peuvent être détruits • Frontière presque hermétique • Tentatives aériennes italiennes qui échouentLocalisation stratégiqueLa ville de Menton dans le sud-est français est directement connectée à l'Italie par le pont Saint-Louis. Une casemate de 12 m² dotée d'une mitrailleuse et d'un canon antichar est construite pour protéger ce point stratégique.Mission des 9 chasseursNeuf chasseurs alpins reçoivent l'ordre de défendre le pont Saint-Louis contre les soldats italiens.
- Conditions de vie et premiers affrontements au pont Saint-LouisÉquipement des soldatsLe Sous-Lieutenant Gros arrive à la casemate et constate des conditions d'hygiène exécrables. Seules l'eau et les vivres troublent la routine, pas de sanitaires mais un bol en métal vidé par la fente du fusil mitrailleur.Situation avant combats• Les Italiens diffusent des marches militaires et des messages de paix par des haut-parleurs • Les chasseurs alpins croient qu'ils n'auront pas à combattre • Trois hamacs et quatre bancs meublent la casemate • Manque d'eau courante, seulement deux lampes produisant beaucoup de fuméePremière attaqueLe 20 juin à 8h03, sept soldats italiens émergent du virage du pont. Des tirs d'avertissement les repoussent. Peu après, environ quinze soldats puis deux cents hommes apparaissent.Riposte françaiseLes soldats Cordier et Guzzi se replient à la casemate et rejoignent leurs camarades aux postes de combat. L'artillerie du Cap-Martin intervient et pilonne les troupes italiennes, permettant aux chasseurs de repousser l'assaut.
- Combats intensifs et isolement des 9 soldatsDifficultés tactiquesSi les Italiens s'approchent trop de la casemate, les angles de tir des armes françaises deviennent inefficaces. Heureusement, la casemate est équipée de goulettes à grenades pour sécuriser les abords.Évolution des combats• 20 juin : retraite italienne vers 10h, l'artillerie française continue de pilonner • Italiens reviennent avec un drapeau blanc pour récupérer les blessés • 11h45 : un soldat italien tente une surprise, abattu par le soldat Bourguin • 21 juin : mitraillade disperse les soldats italiens, tous les assauts échouentPerte de communicationL'ennemi capture une partie de la ville de Menton, laissant les neuf soldats seuls. Leur radio tombe en panne, les coupant de toute communication avec leurs alliés.Nouvelles vagues d'assaut• 23 juin : ennemis en nombre autour de la casemate, grenades envoyées par les goulettes • 24 juin : bombardement intensif direct sur la casemate sans succès, deux légères blessures • 25 juin : trois soldats approchent le pont, un est abattu avant la nouvelle tentative
- La reddition et reconnaissance du courage des 9 soldatsArmistice signéLe matin du 25 juin, le Maréchal Pétain signe l'armistice sans que les chasseurs alpins en soient informés, leur radio étant hors service.Dernière résistance• Les soldats français ne veulent pas se rendre, malgré l'approche des Italiens • Tir de fusil mitrailleur et communication par roquette verte demandant l'intervention de l'artillerie • Le Sous-Lieutenant Gros ordonne de tirer au-dessus de deux officiers italiens qui fuientNégociation finaleEnviron 150 soldats italiens accompagnés de trompettes s'avancent calmement vers le blockhaus avec un drapeau blanc. Le Sous-Lieutenant Gros sort de l'ouvrage pour rencontrer les officiers italiens qui lui annoncent l'armistice.Honneur et reconnaissance• Les neuf soldats ont tenu le pont pendant deux semaines face à plusieurs milliers de fantassins italiens • Le Général Olry intègre ces neufs braves soldats à l'ordre de l'armée • Les officiers italiens témoignent d'un respect profond pour la persévérance des Français • Cet exploit n'est pas atténué par la signature de l'armistice





