
Le banger culinaire de la Rome Antique !
16 chapitres
- Introduction et présentation du plat IsiciaAccueil et équipeBen accueille les spectateurs et présente Fabian comme expert en cuisine historique, accompagnés de Yanis qui aidera à la préparation des crevettes et du filet de merlan.Le défi personnelBen confesse son aversion pour les crevettes et explique que cette recette représente le plus grand challenge de la série de 10 recettes.Présentation du platLa recette d'aujourd'hui s'appelle l'Isicia, composée de crevettes et de filet de merlan, inspirée de la cuisine antique romaine.RemerciementsBen remercie Yanis pour son aide précieuse dans cette préparation culinaire.
- Partenariat HelloFresh et contexte quotidienContexte personnelBen explique les défis de bien manger au quotidien avec trois enfants et le travail, ce qui le pousse à chercher des solutions pratiques.Solution HelloFresh• Service qui permet de cuisiner des recettes gourmandes et équilibrées sans prise de tête • Processus simple : indiquer le nombre de personnes et le nombre de repas souhaités par semaine • Réception d'un colis avec tous les ingrédients et une fiche de préparationAvantages et tarifs• Bonnes quantités et plats toujours savoureux • Prix commençant à 3€ par portion pour la première box • Offre spéciale : un produit gratuit à vie parmi les petits-déjeuners et dessertsCodes et appel à actionCode promo NOTABENEKDO à utiliser, lien en description ou QR code pour bénéficier de l'offre.
- Origines historiques et source de la recetteContexte temporelLa recette provient de l'Antiquité romaine, datée du 4e siècle après J.-C.Source littéraire• Tirée de l'ouvrage 'De re coquinaria' • Attribuée à Gavius Apicius, grand gastronome et gourmet du 1er siècle après J.-C. • Deux hypothèses : soit une œuvre littéraire inspirée du personnage, soit ses véritables recettes transmises et transforméesCaractère méditerranéenRecette à base de produits de la mer, typique de la cuisine méditerranéenne romaine.Aromates utilisés• Poivre • Cumin • Coriandre (utilisée fraîche, contrairement à la version gallo-romaine où elle était en grain)
- Consommation de fruits de mer et garum romainConsommation antiqueLes Romains consommaient beaucoup de poissons et de crustacés, présents en grande quantité dans les recettes originales d'Apicius.Nature du garum• Produit typique de l'alimentation romaine • Souvent confondu avec le nuoc-mam, mais procédé différent • Fabrication : poisson mis avec du sel dans des cuves, laissé à s'autodigérer avec ses propres sucs digestifs • Résultat : jus filtré avec une odeur moins forte que le nuoc-mamProduction localeEn Touraine, producteur de garum utilisant du poisson de rivière pêché dans la Loire, offrant un produit local régional.Caractéristiques sensoriellesLe garum a une couleur distinctive et une odeur moins désagréable que le nuoc-mam, avec un goût complètement différent malgré un procédé similaire.
- Texte original et traduction de la recettePrésentation du texteBen cite la recette originale en latin d'Apicius pour permettre aux spectateurs de comprendre la recette initiale.Traduction et adaptationLa recette propose différents types de poisson ou crustacés pour faire des quenelles avec des aromates.Herbes alternatives• Laser : herbe antique non disponible dans le commerce, peu connue du grand public • Saveur acre, rappelant le céleri • Remplacé par du céleri ou du persil pour une harmonie des saveursIngrédients de base• 200 g de merlan finement haché • 100 g de crevettes décortiquées finement hachées • Coriandre fraîche, une gousse d'ail, une cuillère à café de cumin, quelques grains de poivre
- Technique de préparation et liaison des quenellesProcédé de mélangeBroyer et mélanger tous les ingrédients pour créer une pâte destinée aux quenelles.Liaison et assaisonnement• Utilisation de garum pour parfumer et assaisonner le plat • Pas de sel classique, le garum faisant office de sel • Ajout optionnel de farine si les quenelles ne se tiennent pas bien, malgré l'absence de cette indication dans la recette originaleRôle des herbesLa coriandre fraîche, incluant ses tiges, apporte du croquant à la recette, contrairement à ce que pourrait faire instinctivement un cuisinier moderne.Alternative historiqueJosy Marty-Dufaut propose dans son ouvrage l'utilisation d'une crépine de porc pour former et lier les quenelles.
- Réactions biologiques et substitutions pour les préférencesPhénomène biologiqueLa perception de la coriandre est à la fois chimique et héréditaire, déterminée par la sensibilité biologique aux agents chimiques spécifiques de cette herbe.Expériences contrastéesPour certains, c'est une adoration ; pour d'autres, la coriandre rappelle le goût d'une punaise écrasée.Options de remplacement• Céleri pour remplacer le laser • Persil comme alternative à la coriandre • Les substitutions n'auront pas exactement le même goûtLiberté interprétativeLa cuisine antique repose sur l'interprétation de recettes historiques, permettant des adaptations selon les préférences personnelles.
- Sources historiques de l'alimentation romaineLimites documentairesLes sources écrites privilégient la cuisine aristocratique bien plus que la cuisine populaire, créant une asymétrie dans nos connaissances.Transmission des savoirs• Pendant les 15 premiers siècles du millénaire, les livres de cuisine ne s'adressaient pas aux cuisiniers • Les transmissions se faisaient oralement • Les livres étaient destinés aux intendants pour contrôler le travail et gérer les approvisionnementsCorpus de sources variées• Actes notariés et inventaires • Livres de compte et d'approvisionnement • Iconographie de banquets, de tables et de cuisines • Plus grande diffusion avec le développement de l'imprimerie à partir du 18e sièclePortée interdisciplinaireL'histoire de l'alimentation, considérée comme un 'fait social global', touche toutes les sciences sociales : ethnologie, sociologie, droit alimentaire, archéologie.
- Inventaires historiques et déduction des effectifsCas d'étude concretReportage sur le château de l'Ortenbourg en Alsace, où ont été retrouvés des inventaires détaillés du Moyen Âge.Contenu des inventaires• Nombre de lances, de casques, d'armures • Quantités précises de vin (pinard) • Quantités de céréales et autres provisionsDéductions possiblesÀ partir de l'inventaire alimentaire, on peut déduire le nombre approximatif de soldats et de personnes présentes au château à une époque donnée.Valeur historiqueCes inventaires fournissent des informations précises et permettent des analyses démographiques et sociales des châteaux médiévaux.
- Préparation détaillée et techniques de mortierDivision des tâchesBen s'occupe de découper les herbes finement (coriandre et ail), tandis que Fabian hache le poisson et les crevettes.Technique du mortier• Moudre le cumin d'abord, car il est plus fin que le poivre • Utiliser environ une cuillère à café rase de cumin • Appuyer avec le pilon en tournant simultanément pour écraser les épices • La connaissance est empirique : le geste s'apprend naturellement en pratiquantGestes empiriquesCes opérations culinaires anciennes enseignent des gestes naturels qu'on redécouvre en reproduisant les recettes historiques.Finition du poivreCommencer par écraser le poivre vigoureusement du dessus, puis tourner le pilon dans le mortier en pierre pour un broyage fin par frottement.
- Mélange des ingrédients et formation des quenellesAssemblage en saladierMélanger les crevettes et le poisson hachés finement, puis ajouter le garum pour parfumer et assaisonner l'ensemble.Intégration des éléments• Ajouter les herbes ciselées (coriandre et ail) • Incorporer le poivre moulu • Ajouter un peu de farine pour lier, si nécessaireTechnique de mise en formeRouler le mélange entre les mains pour former des petites boules, puis allonger et presser entre les doigts pour créer la forme de quenelle.Nombre et portionsSix quenelles formées pour la préparation, adaptées pour trois à quatre personnes, avec une portion plus petite pour Ben.
- Cuisson à la poêle et serviceCuisson initialeAjouter de l'huile d'olive dans la poêle et faire chauffer à feu fort pour que l'huile soit bien chaude.Technique de cuisson• Réduire le feu après chauffage initial pour éviter que ça ne brûle • Retourner délicatement les quenelles pour bien les dorer de chaque côté • Durée totale : environ 5 minutes de cuissonFinition et présentation• Placer les quenelles sur du papier absorbant pour enlever l'excédent d'huile • Dresser dans le plat de service • Les quenelles fument et ont une belle coloration doréeAccompagnementServir avec un vin blanc, de préférence un vin légèrement sucré pour accompagner la recette d'Isicia.
- Vaisselle historique et reconstitution archéologiqueSource de la vaisselleIvana Durand Lanson, directrice artistique de la compagnie La Muse, a prêté toute la vaisselle historique utilisée pour la dégustation.Reconstitutions précisesLa vaisselle représente des reconstitutions historiques exactes de la vaisselle antique romaine.Distinction entre alimentation et artefactsAlors que l'alimentation repose sur une forme d'interprétation, les objets (artefacts) peuvent aujourd'hui être reconstitués à l'identique grâce aux connaissances archéologiques.Importance pédagogiqueL'utilisation de vaisselle authentiquement reconstituée renforce l'immersion historique et la compréhension de la vie quotidienne antique.
- Dégustation et réactions des participantsProtocole de consommationLes convives mangent les quenelles avec les doigts, comme il était courant à l'époque romaine.Impressions de Ben• Les quenelles se tiennent bien et ne se désagrègent pas dans les mains • Ben reconnaît une révision complète de son rapport au poisson et à la crevette • Il trouve le plat délicieux et envisage de le manger à nouveauRéactions de YanisYanis, qui n'est normalement pas fan de poisson, confirme que le plat passe très bien et change sa perception.Saveur et assaisonnementFabian offre de l'additional garum pour ceux qui désirent plus de saveur salée, bien que ce ne soit pas nécessairement l'usage antique.
- Bilan de la recette et recommandations littérairesFacilité et timing• Recette facile et rapide à préparer • 10 minutes de préparation, 5 minutes de cuisson • Décorticage des crevettes étant la part la plus fastidieuseOuvrage de référence principalDe re coquinaria d'Apicius : contient les textes en latin et traduits, servant de base fondamentale à l'étude des recettes romaines.Ouvrages spécialisés recommandés• 'L'alimentation et la cuisine à Rome' de Jacques André (Belles Lettres) : étude complète de l'histoire de l'alimentation romaine • 'Recettes romaines' de Philippe Galmiche et René Husson (éditions Fleurines) : recettes interprétées • 'Mes meilleures recettes de l'Antiquité romaine' de Josy Marty-Dufaut (éditions Heimdal) : collection avec photos haute qualité et vaisselle sigilléeConclusion généraleBen remercie Fabian et Yanis pour la préparation de cette quenelle d'Isicia, soulignant son impact transformateur sur sa perception des fruits de mer antiques.





