Moyen Âge/Les 4 sports extrêmes dans l'histoire - Nota Bene #9
Les 4 sports extrêmes dans l'histoire -  Nota Bene #9

Les 4 sports extrêmes dans l'histoire - Nota Bene #9

Nota Bene16 min15 déc. 2014
6 chapitres
  • Introduction aux sports extrêmes(0'140'57)
    Les sports extrêmes sont caractérisés par la violence, le danger et la capacité à mettre la vie en danger, même brièvement. Ils existent depuis bien longtemps et sont beaucoup plus diversifiés que ce qu'on imagine.
    Une phrase attribuée à Ernest Hemingway des années 1950 énumère trois sports : la tauromachie, la course automobile et l'alpinisme, considérant tous les autres comme des jeux d'enfants.
    Le présentateur contredit Hemingway en montrant que les sports violents et dangereux existent depuis l'antiquité et offrent une bien plus grande variété que ces trois disciplines.
    Cet épisode de Nota Bene explore quatre sports extrêmes majeurs de l'histoire qui mettent en danger la vie des participants.
  • Le Pancrace : le combat ultime de l'antiquité grecque(0'574'20)
    Le pancrace, dont le nom grec signifie 'tout' et 'force', était un sport où tout était permis pour prouver sa force. C'était l'équivalent du free fight de l'antiquité.
    • Tous les coups étaient permis : lutte au sol, torsions, techniques de boxe, coups violents et mortels • Seules les morsures et l'arrachage des yeux étaient condamnés • Le combat pouvait se dérouler debout ou au sol
    • L'initiation était un processus violent appelé bizutage • Le non-initié était placé au milieu d'un cercle et affronté à tour de rôle des combattants au rythme de percussions intensifiantes • L'entraînement régulier se faisait dans des gymnases où les athlètes frappaient sur des sacs de frappe sans gants ni protections
    • Polydamas de Skotoussa, champion olympique en 408 av. J.-C., réputé pour sa force surhumaine et ayant tenté de sauver ses amis lors de l'effondrement d'une grotte • Milon de Crotone, disciple de Pythagore du VIe siècle av. J.-C., dont la force légendaire s'est transformée en mythe au fil du temps
  • Les courses de chars romaines : spectacle mortel(4'207'27)
    • Les origines littéraires remontent au 8ème siècle av. J.-C. dans les récits d'Homère • Entrées aux Jeux olympiques antiques en 620 av. J.-C. • Deviennent LE sport romain par excellence durant plus d'un millénaire
    • Quatre factions rivales : les Verts, les Bleus, les Rouges et les Blancs • Chaque aurige portait une tunique sans manche de sa faction et un bonnet de cuir • Les chars étaient tirés par 2, 3 ou 4 chevaux (biges, triges ou quadriges)
    • Les chars devaient effectuer 7 tours de piste soit 7,5 kilomètres • La meilleure technique pour gagner consistait à prendre les virages très serrés près du mur central • Les auriges s'enroulaient les reines autour de la taille et devaient les couper rapidement avec un couteau en cas d'accident • Les collisions causaient des effets domino et les auriges se donnaient des coups
    • Les vainqueurs recevaient des palmes, des couronnes et de fortes sommes d'argent • Dioclès, aurige du 2ème siècle, remporta 1462 victoires en 24 ans et gagna l'équivalent de 400 millions d'euros par an, soit plus de 10 milliards d'euros au total
  • Le Cimbel médiéval : des combats à la joute courtoise(7'2712'31)
    • Les premières traces des tournois nommés 'Cimbel' remontent au 11ème siècle • Les premières règles furent posées par Geoffroy de Preuilly en 1066 • La pratique initialement française s'est propagée à travers toute l'Europe
    • Le Cimbel visait à canaliser la violence et la folie des grandeurs des participants • Deux régions ou factions s'affrontaient en mêlée générale sur un terrain délimité • L'objectif principal était de capturer le capitaine ennemi • Les participants se battaient à la lance, à l'épée, au bâton et à cheval • Le camp vainqueur recevait une rançon pour restituer le capitaine
    • Lors du tournoi de Neuss en 1240, entre 20 et 60 chevaliers perdirent la vie • L'église tenta d'interdire la pratique par excommunication, ce qui s'avéra inefficace • Les rois comme Louis IX tenaient également à préserver le sang bleu du royaume
    • Au 13ème siècle, les règles furent modifiées pour renforcer la sécurité avec délimitation du terrain par des lices • Le Béhourd remplaça la capture d'hommes par la défense ou l'attaque d'un point • Les armes furent émoussées et les mêlées remplacées par des joutes à cheval • Au 14ème siècle, les lances furent rendues fragiles et les joutes devinrent plus formelles
  • Le Calcio Florentin : un jeu de ballon violent(12'3115'53)
    • Le sport provient de l'harpastum, un jeu de ballon violent pratiqué par les légionnaires romains • Devenu populaire au Moyen-Âge à Florence, les jeunes florentins jouaient dans les rues • La pratique fut cantonnée sur les grandes places, notamment la piazza Santa Croce
    • Les joueurs avaient entre 18 et 45 ans et étaient issus de la noblesse florentine • Laurent II de Médicis, Cosme Ier de Toscane et Henri prince de Condé participaient • Des futurs papes comme Clément VII, Léon XI et Urbain VIII jouaient également
    • Les parties duraient 50 minutes sur un terrain rectangulaire coupé par une ligne centrale • Chaque équipe comptait 27 joueurs : 4 gardiens, 3 défenseurs, 5 milieux et 15 attaquants • Tous les coups ou presque étaient permis pour envoyer la balle dans le but adverse • Les coups interdits : combats deux contre un, attaques par-derrière et coups sur un adversaire à terre • Un but rapportait un point, un tir raté rapportait un demi-point
    • Le dernier match connu se joua en janvier 1739 et le sport disparut progressivement • La tradition fut ressuscitée en 1930 pour les 400 ans du siège de Florence • Aujourd'hui, trois grands matchs annuels se jouent sur la piazza Santa Croce entre les quatre quartiers historiques • Les équipes jouent en tenue médiévale devant 6000 spectateurs
  • Conclusion et réflexion finale(15'5316'14)
    L'épisode a présenté quatre sports extrêmes majeurs de l'histoire : le pancrace grec, les courses de chars romaines, les tournois médiévaux et le Calcio Florentin italien.
    Le présentateur invite les spectateurs à partager leurs impressions dans les commentaires et à mentionner d'autres sports extraordinaires qu'ils connaîtraient.
    Nota Bene demande aux spectateurs de partager la vidéo avec leurs amis, collègues et camarades de classe.
    Citation du champion de Formule 1 Mika Häkkinen : 'Pour faire un bon vainqueur il faut être bon perdant.'